Litra de Syracuse “Athéna & Hippocampe” — avec certificat d’authenticité
Rattachée au monnayage de Syracuse sous Dionysios I (405–367 av. J.-C.), cette Æ litra présente, dans une alliance iconographique immédiatement identifiable par les amateurs de Sicile grecque, le portrait d’Athéna au droit et l’hippocampe au revers, composition solidement répertoriée dans les corpus sous les références CNS 45 et SNG ANS 434–46, que l’on retrouve décrites de manière concordante dans des notices de référence et des archives de ventes.
Analyse & expertiseL’observation attentive sous loupe ×10 et lumière rasante, menée avec une attention particulière à la lecture des reliefs, à la cohérence des champs et à la dynamique de frappe perceptible sur les photographies fournies, fait ressortir, au droit, une tête d’Athéna tournée vers la gauche, casquée d’un casque corinthien dont la silhouette se détache nettement, avec un modelé encore expressif du visage et des volumes du casque ; la périphérie du flan, naturellement irrégulière comme il sied aux bronzes siciliens de ce module, conserve une bordure continue dont l’adoucissement témoigne d’une circulation ancienne plutôt que d’une altération moderne de surface.
Au revers, l’iconographie se lit avec une franchise agréable : un hippocampe orienté vers la gauche, dont l’avant-train équin, rendu par de larges plans de relief, se prolonge en une queue marine enroulée, et dont les rênes (ou éléments de bride) apparaissent par de fines lignes de gravure, détail typologique fréquemment mentionné pour cette famille d’émissions, ce qui renforce l’impression d’une pièce “bien dans son type”, c’est-à-dire immédiatement comparable à la documentation publiée.
Sur le plan des surfaces, la pièce présente une patine verte nuancée, avec des zones plus sombres et quelques plages de dépôts minéraux clairs qui s’intègrent visuellement à l’ensemble sans masquer l’essentiel des motifs ; l’on perçoit, en périphérie, des irrégularités de bord et de flan compatibles avec une production antique en bronze, lesquelles participent, pour le collectionneur, à cette “respiration” matérielle propre aux monnaies grecques de Sicile, où la vérité de l’objet se lit autant dans la gravure que dans la peau métallique.
Enfin, la présence d’une légende grecque périphérique se devine sur le pourtour, avec des caractères visibles par endroits selon l’angle de prise de vue, ce qui s’accorde avec les exemplaires de référence décrits pour le type, fréquemment associé à la légende ΣYPA sur certaines variétés, sans que la photographie impose ici une lecture exhaustive de chaque lettre à chaque point du cercle.
CaractéristiquesAutorité / Atelier : Sicile, Syracuse, sous Dionysios I, période 405–367 av. J.-C.
Nominal / Métal : Æ Litra (bronze).
Métrologie (données de catalogage) : 7,41 g ; la monnaie appartient au module couramment décrit autour d’une vingtaine de millimètres selon les exemplaires comparatifs de même référence.
Droit : Tête d’Athéna à gauche, au casque corinthien.
Revers : Hippocampe à gauche, de type bridé (détails de rênes/bridage visibles selon l’incidence).
Références : CNS 45 ; SNG ANS 434–46.
Aspect : patine verte.
Contexte historiqueDionysios I, tyran de Syracuse à partir de 405 av. J.-C., s’inscrit dans une séquence où la cité, engagée dans des conflits majeurs et dans une consolidation de puissance en Sicile et en Italie méridionale, affirme sa souveraineté par la monnaie autant que par l’armée ; les bronzes de circulation, dont relève cette litra, appartiennent à l’économie concrète d’une cité qui se veut à la fois stratège et maritime.
Dans cette perspective, l’association d’Athéna — figure d’intelligence politique et de discipline guerrière — et de l’hippocampe — créature marine liée à l’imaginaire de la puissance maritime — prend la valeur d’un langage civique condensé, parfaitement en phase avec le rôle de Syracuse comme grande puissance de l’Occident grec ; l’on sait, par les notices de vente commentées, que ces litrae existent en plusieurs variétés (présence ou non de légende, détails de casque, rênes plus ou moins marquées), ce qui nourrit naturellement l’intérêt comparatif du collectionneur.
Valeur culturelleCette pièce séduit par une qualité que les collectionneurs recherchent avec constance dans la Sicile grecque : la rencontre entre une iconographie hautement “signature” de Syracuse et une matérialité de bronze patiné qui raconte la circulation, le sol, le temps et la main, tout en offrant un thème maritime — l’hippocampe — dont la puissance d’évocation s’accorde à l’identité insulaire et portuaire de la cité, de sorte que l’acquéreur ne reçoit pas seulement un objet, mais un fragment intelligible d’histoire figurée.
Traçabilité & garantiesChaque exemplaire est examiné, décrit et accompagné d’un certificat d’authenticité conforme aux standards du marché de l’art et du patrimoine ; l’observation minutieuse sous loupe ×10 et lumière rasante constitue un jalon explicite du protocole descriptif, afin que l’acheteur dispose d’une présentation fondée sur des critères numismatiques et sur une comparaison typologique adossée à des références publiques consultables.
La provenance est européenne, issue d’un marchand numismate établi, et l’acquisition est réalisée par transaction internationale spécialisée, conduite au sein d’un réseau numismatique reconnu et validée selon les usages exigeants du marché patrimonial.
Epoque : Antérieure au 16ème siècle
Style : Rome et Grèce Antique
Etat : Bon état
Référence (ID) : 1720619
Disponibilité : En stock





























