PIÈCE DISPONIBLE — LES DIFFÉRENTES MODALITÉS DE PAIEMENT FIGURENT EN FIN DE DESCRIPTION.
Analyse & expertiseCette demi-siliqua d’argent de Maurice Tibère (582–602), attribuée à l’atelier de Carthage et rattachée à l’émission consulaire de 602, appartient au groupe très recherché des petites divisions occidentales : portrait frontal solennel en habit consulaire et revers chrétien à forte portée symbolique (croix potencée sur degrés, A–Ω), le tout inscrit dans le double encadrement perlé + couronne caractéristique des frappes africaines tardives. La typologie est solidement référencée sous MIB II 61 et Sear (SB) 553, avec une documentation institutionnelle (Dumbarton Oaks) soutenant la datation à 602.
Observation minutieuse sous loupe ×10 et lumière rasante : l’examen met en évidence une frappe au marteau sur petit flan irrégulier, avec un argent gris clair satiné, montrant de fines stries croisées dans les champs (marques superficielles compatibles avec une manipulation ancienne et/ou un nettoyage antérieur). Les reliefs (visage, couronne, croix et degrés) accrochent nettement la lumière. Le pourtour présente des manques de flan / échancrures marqués (notamment sur un secteur latéral), fréquents sur ces modules, sans que l’aspect d’ensemble (métal, reliefs, logique du décor) ne suggère, dans le cadre strict de l’observation visuelle, une fabrication moderne.
AversLe droit montre un buste frontal couronné, au style byzantin tardif : visage plein, yeux largement ouverts, nez rectiligne, bouche fine, avec une coiffe/couronne structurée par un bandeau et un élément central en relief. À la loupe, la tenue d’apparat attendue se distingue (lecture compatible avec l’habit consulaire, avec accessoires), même si la périphérie est affectée par l’incomplétude du flan, rendant la légende DN MAV RIC PP seulement perceptible par fragments — un point cohérent pour ce type, souvent tributaire du centrage et de la forme du flan.
ReversLe revers se présente de manière particulièrement démonstrative : croix potencée sur trois degrés (les trois marches se lisent nettement en lignes superposées), flanquée de A à gauche et de Ω à droite, avec bordure ponctuée puis couronne périphérique. Sous lumière rasante, les perles du listel interne apparaissent régulières, et la couronne externe conserve des volumes malgré l’usure, renforçant la lecture typologique.
CaractéristiquesAutorité : Maurice Tibère, 582–602
Dénomination : Demi-siliqua (AR)
Atelier : Carthage
Émission : consulaire, datée 602 (série attribuée au dernier consulat)
Avers : DN MAV RIC PP, buste frontal couronné, en tenue consulaire, tenant mappa et sceptre/insigne (selon la variante)
Revers : croix potencée sur trois degrés, A–Ω aux champs, bordure ponctuée, le tout dans une couronne
Références : MIB II 61 ; Sear (SB) 553 ; rapprochements DOC (Dumbarton Oaks) attestés en catalogue
Poids : 0,92 g (donnée communiquée)
Rareté : type régulièrement qualifié très / extrêmement rare dans les notices spécialisées et dossiers d’exemplaires
L’année 602 marque un basculement : la fin du règne de Maurice se déroule dans une crise militaire et politique qui conduit à son renversement et à l’avènement de Phocas. Dans ce cadre, l’émission consulaire et l’affirmation visuelle du christianisme impérial au revers (croix sur degrés, Alpha & Oméga, symbole de totalité et d’éternité) constituent un discours de légitimation particulièrement dense, d’autant plus parlant sur une fraction d’argent de Carthage, atelier africain dont les productions tardives sont nettement individualisées par les corpus.
Valeur culturellePour un collectionneur, cette demi-siliqua concentre, sur un très petit module, des critères rarement réunis :
une iconographie consulaire (portrait frontal officiel) immédiatement reconnaissable ;
un revers chrétien puissant et très lisible (A–Ω encadrant la croix) ;
une attribution et une datation étayées par les références (MIB / Sear) et par des parallèles en catalogue institutionnel, rendant la pièce particulièrement comparable, citable et valorisable au sein d’un cabinet byzantin centré sur l’Afrique et la fin du VIe siècle.
Conformément à nos pratiques, chaque exemplaire est examiné, décrit et accompagné d’un certificat d’authenticité conforme aux standards du marché de l’art et du patrimoine. L’étude est menée avec observation minutieuse sous loupe ×10 et lumière rasante, et contrôle des critères techniques d’authentification (cohérence typologique, structure de frappe, style, logique des symboles et des bordures, examen de surface dans le cadre d’une analyse non destructive).
La provenance est européenne, issue d’un circuit numismatique professionnel ; l’acquisition relève d’une transaction internationale spécialisée, conduite au sein d’un réseau numismatique établi et validée par des experts, selon les standards attendus pour les objets patrimoniaux.
Expédition sécuriséeFrance : Colissimo, signature + assurance (20 €)
Étranger : UPS, signature + assurance (35 €)
Conditionnement renforcé, calage anti-choc et suivi systématique.
Les éléments de présentation éventuellement visibles (supports, éclairage, mise en scène) sont exclusivement destinés à la présentation et ne sont pas inclus dans la vente.
Modalités de paiementNous acceptons :
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Nous ne vendons pas aux États-Unis en raison de la complexité des exigences d’importation applicables aux biens culturels, des contrôles douaniers spécifiques et des contraintes assurantielles associées, afin de garantir une gestion pleinement maîtrisée des obligations juridiques et logistiques liées à la circulation internationale des objets patrimoniaux.




























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