ATELIER DE JEAN-BAPTISTE VAN LOO (1684-1745) - PORTRAIT D'UN HOMME EN HABIT ROUGE
Le jeune homme, élégant et à la mode, est représenté en buste sur un fond beige. Son costume, mêlant influences anglaises et continentales, est parfaitement à la mode.
Au XVIIIe siècle, suivre la mode était un signe de distinction sociale, et le Grand Tour était une expérience formatrice pour de nombreux jeunes aristocrates. Il contribuait à façonner leur identité, notamment leur capacité à afficher leur statut social par le biais de leur tenue vestimentaire.
Avec un regard intense mais agréable, notre sujet, légèrement incliné, porte une veste écarlate et un gilet assortis, aux couleurs toujours éclatantes. Les passages en pâte épaisse révèlent le talent de l'artiste à représenter le velours.
Son jabot, en dentelle de style continental, est réalisé avec des coups de pinceau croisés. Le nœud papillon noir en soie complète parfaitement la tenue.
Les perruques étaient alors très en vogue et souvent sophistiquées. Il est donc probable que le sujet porte une perruque plutôt qu'une coiffure imitant une perruque. Elle présente de larges boucles latérales, souvent appelées boucles bouffantes. Le ruban noir visible à la nuque servait à retenir les cheveux ou la queue de la perruque.
La coiffure semble également être poudrée. La poudre pour perruques était un produit cosmétique courant au XVIIIe siècle, fabriqué à base de fécule finement moulue (farine de blé ou de maïs) et parfumée à la lavande, à la fleur d'oranger ou à la racine d'iris. La couleur la plus courante était le blanc cassé ou le gris, comme ici, mais elle pouvait être teintée en violet, bleu, rose ou jaune.
La poudre était appliquée à l'aide d'un soufflet ou d'une poudrière. Pour éviter de salir les vêtements et les meubles, on utilisait parfois une pièce séparée, ou un petit cabinet, pour se poudrer le visage. On pense que c'est l'une des origines du terme « salle des poudres ».
Jean-Baptiste van Loo (1684-1745)
Né à Aix-en-Provence, Jean-Baptiste van Loo reçut sa formation artistique de son père, Louis-Abraham van Loo. Il travailla très tôt dans plusieurs villes de France et d'Italie, où il décorait des églises et des bâtiments publics. À Turin, il peignit les portraits de Charles-Emmanuel II, duc de Savoie, et de plusieurs membres de sa cour. En 1737, van Loo se rendit en Angleterre, où ses portraits du dramaturge et poète Colley Cibber et du mécène irlandais Owen McSwiny suscitèrent un grand intérêt. C'est là qu'il acquit une renommée internationale, et le fait d'être portraitisé par lui devenait un signe de prestige.
Van Loo peignit également les portraits de Sir Robert Walpole et du Prince et de la Princesse de Galles. Cependant, son séjour en Angleterre fut de courte durée : sa santé déclinant, il retourna en France en 1742.
Ce magnifique portrait est présenté dans un cadre ancien de grande qualité et est en excellent état de conservation.
Images haute résolution disponibles sur demande.
Expédition internationale possible.
Toile : 77 cm x 64 cm (22" x 17")
Cadre : 92 cm x 79 cm (29" x 24")
Epoque : 18ème siècle
Style : Autre style
Etat : Très bon état
Matière : Huile sur toile
Largeur : 79cm
Hauteur : 92cm
Profondeur : 3cm
Référence (ID) : 1727181
Disponibilité : En stock




































