"Sonorité jaune", peinture abstraite, Richard Mortensen
Artiste : Richard Mortensen
Richard Mortensen (1910-1993), Nouvelle école de Paris
« Sonorité jaune »
Gouache et mine de plomb sur papier fort
Date 1957
Très bon état
Dimensions 31,5 X 49 cm – encadrée 34,5 X 52,5 cm
À propos :
de l'artiste : Peintre danois majeur (1910-1993), Richard Mortensen délaisse le surréalisme après sa rencontre avec Kandinsky pour devenir un pilier de l'abstraction.
Cofondateur de la revue Linien, il joue un rôle historique en diffusant les avant-gardes au Danemark. Durant la guerre, ses « scènes de sacrifice » au style expressionniste annoncent le mouvement Cobra, bien qu’il ne rejoigne jamais officiellement ce groupe.
S'installant à Paris en 1946, il intègre la Galerie Denise René et adopte une abstraction géométrique d'une précision absolue, à l'opposé de l'esthétique Cobra. Son style se définit par une clarté constructive et une palette vive, où des formes simples créent des relations dynamiques évoquant le mouvement.
Cette maîtrise du rapport entre les valeurs lui vaut une renommée mondiale, marquée par des participations à la Biennale de Venise, à la Dokumenta de Kassel et des expositions de Rio à Helsinki.
De retour au Danemark en 1962, il transpose cet équilibre dans des décors monumentaux. Aujourd'hui, ses œuvres enrichissent les collections nationales du Danemark, de Suède et de Norvège, ainsi que les cimaises du Centre Pompidou à Paris.
de l'œuvre :
Œuvre réalisée pour un projet de film de Jacques Polieri en 1957 d’après une composition de Vassily Kandinsky de 1908-1909
Dans son ouvrage "Du spirituel dans l’art", Wassily Kandinsky théorise « l’audition colorée », associant instruments de musique et couleurs. Prônant un art total mêlant toutes les disciplines, il conçoit dès 1909 le projet scénique avant-gardiste Sonorité jaune, qui ne verra pas le jour de son vivant.
En 1956, le metteur en scène Jacques Polieri redécouvre l'œuvre et entreprend de la concrétiser, plaçant l’élément pictural au cœur de la création pour articuler musique, danse et texte.
Ce projet ambitieux attire des figures majeures de la modernité comme Pierre Boulez, Iannis Xenakis ou Maurice Béjart.
Sous l’impulsion de Nina Kandinsky, le peintre Richard Mortensen réalise une suite picturale dédiée, tandis que Jean Barraqué en ébauche la structure musicale. Il faut toutefois attendre 1975, avec une partition d'Alfred Schnittke, pour que l'œuvre soit enfin révélée au public, avant sa création mondiale officielle au Théâtre des Champs-Élysées le 4 mars 1976.
Référence : Quatre œuvres de la "série Sonorité jaune" sont conservées au Musée d'art moderne de la ville de Paris sous les numéros d'inventaire AM-81-65-909, AM-81-65-910, AM-81-65-911, AM-81-65-912 - Legs Nina Kandinsky 1981
« Sonorité jaune »
Gouache et mine de plomb sur papier fort
Date 1957
Très bon état
Dimensions 31,5 X 49 cm – encadrée 34,5 X 52,5 cm
À propos :
de l'artiste : Peintre danois majeur (1910-1993), Richard Mortensen délaisse le surréalisme après sa rencontre avec Kandinsky pour devenir un pilier de l'abstraction.
Cofondateur de la revue Linien, il joue un rôle historique en diffusant les avant-gardes au Danemark. Durant la guerre, ses « scènes de sacrifice » au style expressionniste annoncent le mouvement Cobra, bien qu’il ne rejoigne jamais officiellement ce groupe.
S'installant à Paris en 1946, il intègre la Galerie Denise René et adopte une abstraction géométrique d'une précision absolue, à l'opposé de l'esthétique Cobra. Son style se définit par une clarté constructive et une palette vive, où des formes simples créent des relations dynamiques évoquant le mouvement.
Cette maîtrise du rapport entre les valeurs lui vaut une renommée mondiale, marquée par des participations à la Biennale de Venise, à la Dokumenta de Kassel et des expositions de Rio à Helsinki.
De retour au Danemark en 1962, il transpose cet équilibre dans des décors monumentaux. Aujourd'hui, ses œuvres enrichissent les collections nationales du Danemark, de Suède et de Norvège, ainsi que les cimaises du Centre Pompidou à Paris.
de l'œuvre :
Œuvre réalisée pour un projet de film de Jacques Polieri en 1957 d’après une composition de Vassily Kandinsky de 1908-1909
Dans son ouvrage "Du spirituel dans l’art", Wassily Kandinsky théorise « l’audition colorée », associant instruments de musique et couleurs. Prônant un art total mêlant toutes les disciplines, il conçoit dès 1909 le projet scénique avant-gardiste Sonorité jaune, qui ne verra pas le jour de son vivant.
En 1956, le metteur en scène Jacques Polieri redécouvre l'œuvre et entreprend de la concrétiser, plaçant l’élément pictural au cœur de la création pour articuler musique, danse et texte.
Ce projet ambitieux attire des figures majeures de la modernité comme Pierre Boulez, Iannis Xenakis ou Maurice Béjart.
Sous l’impulsion de Nina Kandinsky, le peintre Richard Mortensen réalise une suite picturale dédiée, tandis que Jean Barraqué en ébauche la structure musicale. Il faut toutefois attendre 1975, avec une partition d'Alfred Schnittke, pour que l'œuvre soit enfin révélée au public, avant sa création mondiale officielle au Théâtre des Champs-Élysées le 4 mars 1976.
Référence : Quatre œuvres de la "série Sonorité jaune" sont conservées au Musée d'art moderne de la ville de Paris sous les numéros d'inventaire AM-81-65-909, AM-81-65-910, AM-81-65-911, AM-81-65-912 - Legs Nina Kandinsky 1981
1 800 €
Epoque : 20ème siècle
Style : Art moderne
Etat : Très bon état
Matière : Papier
Longueur : 49
Hauteur : 31.5
Référence (ID) : 1724678
Disponibilité : En stock
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