Léandre Grandmoulin (La Hulpe, 12 novembre 1873 – Uccle, 10 mars 1957) est un sculpteur belge formé à l’Académie de Bruxelles durant son service militaire. De 1892 à 1899, il est l’élève de Charles Van der Stappen. En 1896, il partage avec George Minne le deuxième prix de sculpture d’après nature et obtient, en 1898, le premier prix de composition sculpturale, assorti d’une bourse d’étude. Après ses années d’académie, il travaille comme praticien dans les ateliers de Victor Rousseau, Egide Rombaux et Constantin Meunier. Il participe à l’Exposition universelle de Bruxelles en 1897 avec un Phæton en plâtre et expose au cercle « Labeur » des œuvres telles que le projet pour le Monument De Bruyne, La Chute, plusieurs bustes de paysannes, À travers la voie (1899), Le Doute, Le Semeur (bronze), La Sarcleuse et La Faneuse (1900). À l’instar de Meunier, il puise son inspiration dans la condition ouvrière et sociale, ce qui lui vaut parfois des critiques soulignant une proximité stylistique avec son maître.
En 1900, Grandmoulin obtient le deuxième Prix de Rome avec Adam et Ève pleurant auprès de la dépouille de leur fils Abel. Les années suivantes, il réalise et expose de nombreuses œuvres, parmi lesquelles La Prière (1902), Mère et enfant (1903), Méditation silencieuse (marbre, Musée d’Ixelles), Tailleur de pierre (1905), Initiation (1907), Le Chanteur, Le Violoniste, Le Sculpteur, La Senora de Londot et Le bénédictin (1916). Il participe à divers Salons et Expositions triennales à Bruxelles, Anvers et Liège, ainsi qu’à l’Exposition universelle de Bruxelles en 1910, où il reçoit une médaille d’argent pour le projet Femme accroupie. Pendant et après la Première Guerre mondiale, il poursuit une production soutenue, comprenant des portraits, des œuvres allégoriques telles que La Paix et des commandes monumentales, dont le Monument aux morts de 1914-1918 (1925), square des Héros à Uccle.
Durant l’entre-deux-guerres, il continue à exposer, notamment à la XIIe Biennale de Venise (1920). Il réalise des bustes tels qu’Auguste Danse (1920) et Rustique (1921), ainsi que des œuvres comme Victoire, Enfant au bouquet, Sainte Marguerite de Louvain (1926), Passion maternelle (1927), Clémence (1928), Cérès, L’Infirmière (1930) et La postérité (1932). Il exécute également des reliefs pour le stade du Heysel (Le Chanteur, 1933) et des bustes destinés au parc du Cinquantenaire à Bruxelles. En 1941, il devient membre de l’Académie royale de Belgique. Des rétrospectives lui sont consacrées en 1943 à la Galerie de l’Art Belge et en 1959 au Centre culturel d’Uccle. En 1948, il fait don de plusieurs œuvres au Musée des Beaux-Arts d’Anvers (KMSKA).
Référence bibliographique :
Engelen-Marx, La sculpture en Belgique à partir de 1830. Tome III : Devreese – Hecq. Louvain : Imprimerie Van der Poorten, août 2006, p. 1218–1219.































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