Ixelles 1887 – 1962 Auderghem
Peintre belge
« Le Beffroi de Bruges »
Signature : signé en bas à droite « J. Van de Leene »
Technique : technique mixte, tempera sur papier
Dimensions : dimensions de l’image 99 × 68 cm, dimensions avec cadre 119,5 × 88 cm
Biographie : Jules Van de Leene était un peintre, aquarelliste, dessinateur et graveur belge, né à Ixelles (Bruxelles) en 1887 et décédé à Auderghem en 1962. Il appartient à la génération d’artistes belges du début du XXᵉ siècle restés attachés au réalisme tout en intégrant les libertés techniques et les expérimentations picturales issues de l’Impressionnisme et du Post-Impressionnisme.
Van de Leene reçut sa formation artistique entre 1899 et 1905 aux Académies d’Ixelles et de Bruxelles, où il étudia notamment sous la direction du renommé Constant Montald et fut également marqué par des professeurs tels que Constantin Meunier. Ces années formatrices coïncidèrent avec une période de profond renouveau artistique en Belgique, lorsque de nouvelles idées sur la couleur, la lumière et l’expression personnelle circulaient largement, sous l’influence de figures comme Paul Cézanne et Paul Gauguin.
À ses débuts, Van de Leene travailla principalement comme aquarelliste, maîtrisant la transparence, l’atmosphère et les transitions tonales subtiles. En 1923, cependant, il se tourna de plus en plus vers la peinture à l’huile, qui lui permit de développer une présence matérielle plus riche grâce à une pâte généreuse et onctueuse ainsi qu’à une touche vigoureuse. Son style de maturité se caractérise par une approche libre mais réaliste, une grande sensibilité aux effets de lumière et des surfaces texturées animées par des touches de couleur énergiques.
Son œuvre est vaste et variée. Van de Leene peignit des paysages et des marines, des vues urbaines, des natures mortes et des fleurs, ainsi que des figures, des nus, des portraits et des scènes d’intérieur intimistes. Il pratiqua également la gravure et travailla dans une large gamme de techniques, dont la gouache, le fusain et la pointe sèche, témoignant d’une remarquable diversité technique. Les critiques et historiens ont souligné l’affinité de son œuvre avec celle d’Albert Bastien, l’inscrivant dans une école traditionaliste du réalisme flamand fondée sur une solide maîtrise artisanale et le sens de l’observation.
Le voyage joua un rôle important dans son développement artistique. En 1912 et 1913, il travailla aux Pays-Bas, où il fut profondément impressionné par les maîtres de l’Âge d’or hollandais — avant tout Frans Hals et Johannes Vermeer, dont la maîtrise de la lumière et l’immédiateté picturale laissèrent une empreinte durable sur son propre art. De 1919 à 1922, il passa plusieurs mois chaque année en France, s’imprégnant des courants contemporains, avant de se sentir de nouveau attiré par les Pays-Bas à partir de 1927, y retournant régulièrement pour de longs séjours jusqu’en 1930.
De son vivant et après sa mort, son œuvre entra dans de nombreuses collections publiques importantes. Des peintures et œuvres sur papier de Van de Leene sont conservées dans des musées à Ixelles, Bruxelles, Bruges et Courtrai, notamment au Groeningemuseum de Bruges, aux Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, au Musée d’Ixelles et au Musée de l’Armée à Bruxelles, ainsi que dans des collections provinciales du Brabant et de la Flandre occidentale.
Aujourd’hui, il est considéré comme un peintre sensible et techniquement accompli, dont l’art fait le lien entre les traditions flamande et hollandaise et la liberté expressive de la modernité du début du XXᵉ siècle, se distinguant avant tout par son atmosphère lumineuse, ses surfaces tactiles et un réalisme discrètement vibrant.





































Le Magazine de PROANTIC
TRÉSORS Magazine
Rivista Artiquariato