OBJET VENDU
Etroit trumeau à décor peint, travail régional du XVIIIᵉ siècle.
Trumeau en bois sculpté et doré, datant de la seconde moitié du XVIIIᵉ siècle, conservé dans un remarquable état d’authenticité.
Il se compose, dans sa partie supérieure, d’une peinture à l’huile d’origine sur toile montée sur son châssis ancien, et, dans sa partie inférieure, d’un miroir au mercure également d’origine, l’ensemble étant demeuré solidaire de son bâti initial.
La peinture supérieure, exécutée à l’huile sur toile, est présentée sur son châssis d’époque, encore cloué au bois du trumeau par des clous en fer forgé, attestant sans ambiguïté qu’il s’agit de la peinture d’origine conçue pour ce décor, et non d’un marouflage ou d’un ajout postérieur. La toile, légèrement détendue par le temps, présente un réseau de craquelures et des marques naturelles d’âge, contribuant puissamment au charme et à la sincérité de l’ensemble.
La composition figure une vue portuaire animée : au premier plan, deux personnages sont assis sur un rocher au bord de l’eau, à proximité d’une embarcation échouée ; au second plan, plusieurs navires à voiles évoluent dans une rade calme ; à l’arrière-plan, une tour littorale dressée sur un promontoire rocheux, évoquant un phare ou une tour de guet, structure un paysage côtier d’inspiration méridionale.
Sur le plan stylistique, cette peinture s’inscrit dans le courant décoratif des vues portuaires du Sud au XVIIIᵉ siècle, dans un esprit proche des marines de Lacroix de Marseille, sans pouvoir ni devoir lui être attribuée. Le traitement est volontairement simple, direct, presque naïf, assumant pleinement sa fonction décorative : il ne s’agit pas d’un tableau de chevalet, mais bien d’une peinture d’ornement intégrée à l’architecture intérieure, pensée pour dialoguer avec le trumeau et les boiseries.
Le bâti en bois sculpté et doré présente une ornementation élégante et équilibrée :
– un fronton chantourné, sommé d’un vase antique encadré de rinceaux feuillagés,
– une importante chute florale sculptée séparant la peinture du miroir,
– des baguettes moulurées et dorées soulignant les deux parties.
La dorure est ancienne, non reprise, avec usures, frottements et petits manques, parfaitement cohérents avec l’âge et l’usage.
La partie basse est fermée par un miroir au mercure d’origine, présentant de légères piqûres et altérations naturelles, sans accident majeur.
Par ses dimensions élancées et sa faible largeur (68 cm), ce trumeau a très vraisemblablement été conçu pour être placé entre deux fenêtres, disposition fréquente dans les intérieurs du XVIIIᵉ siècle, où ces éléments rythmaient les élévations tout en apportant lumière et profondeur.
Il s’agit d’un travail régional de belle qualité, probablement réalisé pour meubler une demeure de caractère, manoir ou château, et resté étonnamment intact. L’authenticité, la patine, les usures du temps, les petits défauts assumés, la peinture non retendue, donnent le sentiment rare d’un trumeau jamais restauré ni retouché, conservé dans son état ancien.
Cette sincérité confère à l’ensemble un charme puissant, immédiatement évocateur des vieilles demeures, châteaux et manoirs de campagne, où les décors se patinent au fil des générations sans perdre leur âme.
Époque: Seconde moitié du XVIIIᵉ siècle (vers 1760–1780)
Matériaux Bois sculpté (resineux) et doré, peinture à l’huile sur toile montée sur châssis d’origine, clous en fer forgé, miroir au mercure d’origine
Dimensions:
Hauteur : 195 cm
Largeur : 68 cm
Il se compose, dans sa partie supérieure, d’une peinture à l’huile d’origine sur toile montée sur son châssis ancien, et, dans sa partie inférieure, d’un miroir au mercure également d’origine, l’ensemble étant demeuré solidaire de son bâti initial.
La peinture supérieure, exécutée à l’huile sur toile, est présentée sur son châssis d’époque, encore cloué au bois du trumeau par des clous en fer forgé, attestant sans ambiguïté qu’il s’agit de la peinture d’origine conçue pour ce décor, et non d’un marouflage ou d’un ajout postérieur. La toile, légèrement détendue par le temps, présente un réseau de craquelures et des marques naturelles d’âge, contribuant puissamment au charme et à la sincérité de l’ensemble.
La composition figure une vue portuaire animée : au premier plan, deux personnages sont assis sur un rocher au bord de l’eau, à proximité d’une embarcation échouée ; au second plan, plusieurs navires à voiles évoluent dans une rade calme ; à l’arrière-plan, une tour littorale dressée sur un promontoire rocheux, évoquant un phare ou une tour de guet, structure un paysage côtier d’inspiration méridionale.
Sur le plan stylistique, cette peinture s’inscrit dans le courant décoratif des vues portuaires du Sud au XVIIIᵉ siècle, dans un esprit proche des marines de Lacroix de Marseille, sans pouvoir ni devoir lui être attribuée. Le traitement est volontairement simple, direct, presque naïf, assumant pleinement sa fonction décorative : il ne s’agit pas d’un tableau de chevalet, mais bien d’une peinture d’ornement intégrée à l’architecture intérieure, pensée pour dialoguer avec le trumeau et les boiseries.
Le bâti en bois sculpté et doré présente une ornementation élégante et équilibrée :
– un fronton chantourné, sommé d’un vase antique encadré de rinceaux feuillagés,
– une importante chute florale sculptée séparant la peinture du miroir,
– des baguettes moulurées et dorées soulignant les deux parties.
La dorure est ancienne, non reprise, avec usures, frottements et petits manques, parfaitement cohérents avec l’âge et l’usage.
La partie basse est fermée par un miroir au mercure d’origine, présentant de légères piqûres et altérations naturelles, sans accident majeur.
Par ses dimensions élancées et sa faible largeur (68 cm), ce trumeau a très vraisemblablement été conçu pour être placé entre deux fenêtres, disposition fréquente dans les intérieurs du XVIIIᵉ siècle, où ces éléments rythmaient les élévations tout en apportant lumière et profondeur.
Il s’agit d’un travail régional de belle qualité, probablement réalisé pour meubler une demeure de caractère, manoir ou château, et resté étonnamment intact. L’authenticité, la patine, les usures du temps, les petits défauts assumés, la peinture non retendue, donnent le sentiment rare d’un trumeau jamais restauré ni retouché, conservé dans son état ancien.
Cette sincérité confère à l’ensemble un charme puissant, immédiatement évocateur des vieilles demeures, châteaux et manoirs de campagne, où les décors se patinent au fil des générations sans perdre leur âme.
Époque: Seconde moitié du XVIIIᵉ siècle (vers 1760–1780)
Matériaux Bois sculpté (resineux) et doré, peinture à l’huile sur toile montée sur châssis d’origine, clous en fer forgé, miroir au mercure d’origine
Dimensions:
Hauteur : 195 cm
Largeur : 68 cm
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