CATHÉDRALE DE ROUEN / NORMANDIE / FRANK WILL (1900–1951) / circa 1930 / Aquarelle
Artiste : Frank William Boggs Dit Frank Will (1900–1951)
Frank William Boggs, dit Frank Will (1900–1951)
La Cathédrale de Rouen, vers les années 1930
Aquarelle signée en bas à droite, située « Rouen » en bas à gauche.
54 x 44 à vue
78 x 67 avec cadre
Cette aquarelle représente la cathédrale Notre-Dame de Rouen vue depuis la rue de l’Épicerie, une voie ancienne du centre historique offrant une perspective étroite et profondément structurante vers la façade méridional de l’édifice.
Cet angle de vue très précis, encadrant la cathédrale entre des maisons anciennes à pans de bois, a constitué un point d’observation privilégié pour de nombreux artistes, tant pour son efficacité visuelle que pour le contraste qu’il crée entre l’architecture monumentale gothique et l’habitat urbain médiéval.
Cette perspective a notamment été exploitée par Camille Pissarro, mais aussi par plusieurs peintres et dessinateurs actifs entre la fin du XIXᵉ et le début du XXᵉ siècle, qui ont trouvé dans cette rue un motif particulièrement expressif et immédiatement identifiable de Rouen.
Frank Will y démontre une grande maîtrise du dessin architectural, alliée à une technique d’aquarelle sûre et nuancée. Les lavis subtils, la palette volontairement restreinte et l’animation discrète de la rue par des figures esquissées traduisent une vision sensible et mesurée de la ville. L’habillement des personnages — manteaux droits, silhouettes sobres, absence d’éléments mondains — permet de situer la scène avec une forte probabilité dans les années 1930, au cœur de l’entre-deux-guerres, période correspondant à la maturité artistique de l’artiste. Œuvre à la fois documentaire et poétique, cette vue de Rouen s’inscrit pleinement dans la tradition de la peinture urbaine française du XXᵉ siècle et constitue un exemple abouti et décoratif du travail de Frank Will.
Frank William Boggs, connu sous le pseudonyme Frank Will (parfois écrit Frank-Will), est un peintre et aquarelliste franco-américain né le 13 mars 1900 à Nanterre. Il est le fils du peintre Frank Myers Boggs, figure importante de la peinture de ports et de scènes urbaines, ce qui l’initie très tôt à l’art. Après des études d’architecture abandonnées, il se tourne définitivement vers la peinture et adopte progressivement son pseudonyme à partir de 1917, avant de l’imposer définitivement à partir de 1921 pour se distinguer de son père. Montmartre joue un rôle central dans son parcours : il y fréquente les ateliers d’artistes et se lie d’amitié avec des figures telles que Gen Paul et Leprin, participant à la vie artistique et musicale du quartier. À partir de la fin des années 1920, Frank Will expose régulièrement dans des galeries parisiennes renommées comme Georges Petit, Hector Brame ou Henri Bureau, et participe à des expositions collectives. Son œuvre, essentiellement fondée sur des aquarelles et des vues urbaines, explore les motifs de Paris, Montmartre, les villes normandes, les ports, la région parisienne et même des paysages du Maroc, témoignant d’une grande variété de sujets dans un style oscillant entre post-impressionnisme et expression. Frank Will meurt le 29 décembre 1950 à Clichy (Seine) à l’âge de 50 ans, des suites d’une intervention chirurgicale, puis est inhumé le 4 janvier 1951 au cimetière du Père-Lachaise à Paris.
Les œuvres de Frank Will sont aujourd’hui conservées dans plusieurs collections publiques, attestant de la reconnaissance institutionnelle de son travail. On en trouve notamment au musée d’Art et d’Histoire de Meudon, au musée Lambinet de Versailles, au musée des Beaux-Arts de Menton, au Petit Palais de Genève, ainsi qu’aux États-Unis, au Mennello Museum of American Art (Orlando). Après sa disparition, son œuvre a fait l’objet de plusieurs expositions marquantes, parmi lesquelles Montmartre d’hier à aujourd’hui à la galerie Madeleine Horst en 1951, Paysage et peinture : Henri Marret, Frank Boggs, Frank-Will, André Dunoyer de Segonzac au musée de Meudon en 1981, ou encore Les paysages mantais inspirent les artistes à l’Hôtel-Dieu de Mantes-la-Jolie en 2015-2016, confirmant l’intérêt durable porté à son œuvre et à sa place dans la peinture urbaine française du XXᵉ siècle.
La Cathédrale de Rouen, vers les années 1930
Aquarelle signée en bas à droite, située « Rouen » en bas à gauche.
54 x 44 à vue
78 x 67 avec cadre
Cette aquarelle représente la cathédrale Notre-Dame de Rouen vue depuis la rue de l’Épicerie, une voie ancienne du centre historique offrant une perspective étroite et profondément structurante vers la façade méridional de l’édifice.
Cet angle de vue très précis, encadrant la cathédrale entre des maisons anciennes à pans de bois, a constitué un point d’observation privilégié pour de nombreux artistes, tant pour son efficacité visuelle que pour le contraste qu’il crée entre l’architecture monumentale gothique et l’habitat urbain médiéval.
Cette perspective a notamment été exploitée par Camille Pissarro, mais aussi par plusieurs peintres et dessinateurs actifs entre la fin du XIXᵉ et le début du XXᵉ siècle, qui ont trouvé dans cette rue un motif particulièrement expressif et immédiatement identifiable de Rouen.
Frank Will y démontre une grande maîtrise du dessin architectural, alliée à une technique d’aquarelle sûre et nuancée. Les lavis subtils, la palette volontairement restreinte et l’animation discrète de la rue par des figures esquissées traduisent une vision sensible et mesurée de la ville. L’habillement des personnages — manteaux droits, silhouettes sobres, absence d’éléments mondains — permet de situer la scène avec une forte probabilité dans les années 1930, au cœur de l’entre-deux-guerres, période correspondant à la maturité artistique de l’artiste. Œuvre à la fois documentaire et poétique, cette vue de Rouen s’inscrit pleinement dans la tradition de la peinture urbaine française du XXᵉ siècle et constitue un exemple abouti et décoratif du travail de Frank Will.
Frank William Boggs, connu sous le pseudonyme Frank Will (parfois écrit Frank-Will), est un peintre et aquarelliste franco-américain né le 13 mars 1900 à Nanterre. Il est le fils du peintre Frank Myers Boggs, figure importante de la peinture de ports et de scènes urbaines, ce qui l’initie très tôt à l’art. Après des études d’architecture abandonnées, il se tourne définitivement vers la peinture et adopte progressivement son pseudonyme à partir de 1917, avant de l’imposer définitivement à partir de 1921 pour se distinguer de son père. Montmartre joue un rôle central dans son parcours : il y fréquente les ateliers d’artistes et se lie d’amitié avec des figures telles que Gen Paul et Leprin, participant à la vie artistique et musicale du quartier. À partir de la fin des années 1920, Frank Will expose régulièrement dans des galeries parisiennes renommées comme Georges Petit, Hector Brame ou Henri Bureau, et participe à des expositions collectives. Son œuvre, essentiellement fondée sur des aquarelles et des vues urbaines, explore les motifs de Paris, Montmartre, les villes normandes, les ports, la région parisienne et même des paysages du Maroc, témoignant d’une grande variété de sujets dans un style oscillant entre post-impressionnisme et expression. Frank Will meurt le 29 décembre 1950 à Clichy (Seine) à l’âge de 50 ans, des suites d’une intervention chirurgicale, puis est inhumé le 4 janvier 1951 au cimetière du Père-Lachaise à Paris.
Les œuvres de Frank Will sont aujourd’hui conservées dans plusieurs collections publiques, attestant de la reconnaissance institutionnelle de son travail. On en trouve notamment au musée d’Art et d’Histoire de Meudon, au musée Lambinet de Versailles, au musée des Beaux-Arts de Menton, au Petit Palais de Genève, ainsi qu’aux États-Unis, au Mennello Museum of American Art (Orlando). Après sa disparition, son œuvre a fait l’objet de plusieurs expositions marquantes, parmi lesquelles Montmartre d’hier à aujourd’hui à la galerie Madeleine Horst en 1951, Paysage et peinture : Henri Marret, Frank Boggs, Frank-Will, André Dunoyer de Segonzac au musée de Meudon en 1981, ou encore Les paysages mantais inspirent les artistes à l’Hôtel-Dieu de Mantes-la-Jolie en 2015-2016, confirmant l’intérêt durable porté à son œuvre et à sa place dans la peinture urbaine française du XXᵉ siècle.
1 300 €
Epoque : 20ème siècle
Style : Autre style
Etat : Très bon état
Matière : Aquarelle
Référence (ID) : 1681768
Disponibilité : En stock
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