Tokubei ANDO (1842-1894) dit HIROSHIGE III, Raisins Kai, estampe japonaise
Artiste : Tokubei Ando (1842-1894) Dit Hiroshige Iii
Tokubei ANDO (1842-1894) dit HIROSHIGE III 三代目 歌川広重
Raisins Kai , culture de la vigne dans la province de Kai (actuelle préfecture de Yamanashi)
Estampe Japonaise tirée du recueil Produits du Grand Japon 大日本物産圖會, Occupations des Japonais だいにっぽんぶっさんずえ Dai Nippon bussan zue
1877
Papier Vergé
Tokyo
Éditeur : Ōkura Magobei 大倉孫兵衛
Dimensions : 24,8 x 17,8cm (Chūban)
Superbe estampe japonaise aux couleurs vives et motifs typiques de l'oeuvre d'Hiroshige III représentant la culture de la vigne dans la province de Kai autour des années 1870 au Japon. À noter, le très subtil encadrement dans un effet de bambou, de vignes et feuilles de vigne qui montre la virtuosité du maître dans la représentation des textures et des matières. Belle fraicheur du tirage et détails bien prononcés, les infimes défauts à signaler sont les coins du bas gauche et droit légèrement cornés.
Magnifique traitement du dégradé rouge du ciel au Bokashi, technique bien spécifique des grands atelier japonais de l'Ukiyo-e
Les raisins produits dans le village d'Iwasaki, préfecture de Yamanashi (Province de Kai), sont réputés pour leur qualité exceptionnelle. Les vignes fleurissent au printemps et donnent des fruits à l'automne. À maturité, les grappes s'inclinent comme une treille de glycine, image que l'on retrouve ici sur notre tirage : des convives se rassemblent sous la treille pour des banquets et cueillent les raisins qui ornent son sommet. La vinification a débuté au début de l'ère Meiji (nous sommes en 1877 qui correspond à la 10e année de cette ère), et l'on y produit également des raisins secs. Vers la fin de l'époque d'Edo, une confiserie appelée Tsuki no Shizuku, à base de raisins enrobés de sirop, a été créée et est encore fabriquée aujourd'hui.
Selon une ancienne légende, le moine Gyoki, de l'époque de Nara (VIIIe siècle), aurait planté quelques plants de vigne dans cette province devenue particulièrement réputée pour sa culture de la vigne ; une autre légende raconte que les habitants locaux auraient commencé à les cultiver durant l'époque de Kamakura (XIIe-XIIIe siècle). Beaucoup d'ouvrages de l'époque d'Edo font l'éloge des raisins de la province de Kai à l'image du recueil dont provient notre estampe. En 1870, le premier vin produit au Japon fut élaboré à Kofu, et, la même année, le premier domaine viticole privé du pays fut créé.
Utagawa Hiroshige III (三代目 歌川 広重) est un peintre japonais du XIXe siècle. Né en 1842, et mort relativement jeune en 1894, ses origines ne sont pas connues et un lien de parenté avec Hiroshige Andō et Hiroshige II est totalement improbable. Il ne fait pas partie de l'école d'Utagawa et ne porte jamais ce nom.
Maître de l'estampe, disciple et successeur d'Hiroshige Andō, il reprend l'atelier de son maître en 1865. Il fait, en effet, partie de la dernière génération de l'ukiyo-e avec Hōen, Kuniteru, Sahahide et Kunisada II dont les œuvres sont choisies par le gouvernement shogunal pour figurer à l'Exposition universelle de 1867 de Paris. Ces œuvres - les fameuses estampes japonaises -, sont vendues sur place après l'exposition et contribuent ainsi à la première vague de japonisme en Europe déclenchée à cette occasion.
Comme ses contemporains, Hiroshige III se plaît à évoquer les nouveautés de son temps avec des couleurs à l'aniline aux tons très prononcés. Il s'intéresse beaucoup aux chemins de fer (l'une des premières lignes construite au Japon relie Tokyo à Yokohama), aux étrangers installés, à partir de 1868 à Yokohama, et il aime les dépeindre en train de se divertir, notamment au restaurant.
Un document précieux conservé à la Bibliothèque nationale de Tokyo et récemment communiqué aux scientifiques, est significatif : ce sont les archives officielles relatives à cent estampes commandées par le gouvernement shogunal pour figurer à l'Exposition universelle de 1867 de Paris. Cinquante de ces estampes, réunies en deux albums, représentent des figures féminines de différents métiers destinées à faire connaître les mœurs japonaises, tandis que l'autre moitié est composée de paysages, surtout des vues d'Edo. Les artistes qui se partagent cette commande officielle, choisis parmi les meilleurs de l'époque, appartiennent tous, à la dernière génération de l'ukiyo-edont Hiroshige III qui réalisera à cette occasion le recueil dont notre tirage fait partie.
Raisins Kai , culture de la vigne dans la province de Kai (actuelle préfecture de Yamanashi)
Estampe Japonaise tirée du recueil Produits du Grand Japon 大日本物産圖會, Occupations des Japonais だいにっぽんぶっさんずえ Dai Nippon bussan zue
1877
Papier Vergé
Tokyo
Éditeur : Ōkura Magobei 大倉孫兵衛
Dimensions : 24,8 x 17,8cm (Chūban)
Superbe estampe japonaise aux couleurs vives et motifs typiques de l'oeuvre d'Hiroshige III représentant la culture de la vigne dans la province de Kai autour des années 1870 au Japon. À noter, le très subtil encadrement dans un effet de bambou, de vignes et feuilles de vigne qui montre la virtuosité du maître dans la représentation des textures et des matières. Belle fraicheur du tirage et détails bien prononcés, les infimes défauts à signaler sont les coins du bas gauche et droit légèrement cornés.
Magnifique traitement du dégradé rouge du ciel au Bokashi, technique bien spécifique des grands atelier japonais de l'Ukiyo-e
Les raisins produits dans le village d'Iwasaki, préfecture de Yamanashi (Province de Kai), sont réputés pour leur qualité exceptionnelle. Les vignes fleurissent au printemps et donnent des fruits à l'automne. À maturité, les grappes s'inclinent comme une treille de glycine, image que l'on retrouve ici sur notre tirage : des convives se rassemblent sous la treille pour des banquets et cueillent les raisins qui ornent son sommet. La vinification a débuté au début de l'ère Meiji (nous sommes en 1877 qui correspond à la 10e année de cette ère), et l'on y produit également des raisins secs. Vers la fin de l'époque d'Edo, une confiserie appelée Tsuki no Shizuku, à base de raisins enrobés de sirop, a été créée et est encore fabriquée aujourd'hui.
Selon une ancienne légende, le moine Gyoki, de l'époque de Nara (VIIIe siècle), aurait planté quelques plants de vigne dans cette province devenue particulièrement réputée pour sa culture de la vigne ; une autre légende raconte que les habitants locaux auraient commencé à les cultiver durant l'époque de Kamakura (XIIe-XIIIe siècle). Beaucoup d'ouvrages de l'époque d'Edo font l'éloge des raisins de la province de Kai à l'image du recueil dont provient notre estampe. En 1870, le premier vin produit au Japon fut élaboré à Kofu, et, la même année, le premier domaine viticole privé du pays fut créé.
Utagawa Hiroshige III (三代目 歌川 広重) est un peintre japonais du XIXe siècle. Né en 1842, et mort relativement jeune en 1894, ses origines ne sont pas connues et un lien de parenté avec Hiroshige Andō et Hiroshige II est totalement improbable. Il ne fait pas partie de l'école d'Utagawa et ne porte jamais ce nom.
Maître de l'estampe, disciple et successeur d'Hiroshige Andō, il reprend l'atelier de son maître en 1865. Il fait, en effet, partie de la dernière génération de l'ukiyo-e avec Hōen, Kuniteru, Sahahide et Kunisada II dont les œuvres sont choisies par le gouvernement shogunal pour figurer à l'Exposition universelle de 1867 de Paris. Ces œuvres - les fameuses estampes japonaises -, sont vendues sur place après l'exposition et contribuent ainsi à la première vague de japonisme en Europe déclenchée à cette occasion.
Comme ses contemporains, Hiroshige III se plaît à évoquer les nouveautés de son temps avec des couleurs à l'aniline aux tons très prononcés. Il s'intéresse beaucoup aux chemins de fer (l'une des premières lignes construite au Japon relie Tokyo à Yokohama), aux étrangers installés, à partir de 1868 à Yokohama, et il aime les dépeindre en train de se divertir, notamment au restaurant.
Un document précieux conservé à la Bibliothèque nationale de Tokyo et récemment communiqué aux scientifiques, est significatif : ce sont les archives officielles relatives à cent estampes commandées par le gouvernement shogunal pour figurer à l'Exposition universelle de 1867 de Paris. Cinquante de ces estampes, réunies en deux albums, représentent des figures féminines de différents métiers destinées à faire connaître les mœurs japonaises, tandis que l'autre moitié est composée de paysages, surtout des vues d'Edo. Les artistes qui se partagent cette commande officielle, choisis parmi les meilleurs de l'époque, appartiennent tous, à la dernière génération de l'ukiyo-edont Hiroshige III qui réalisera à cette occasion le recueil dont notre tirage fait partie.
200 €
Epoque : 19ème siècle
Style : Art d'Asie
Etat : Très bon état
Matière : Papier
Largeur : 24,8cm
Hauteur : 17,8cm
Profondeur : chūban
Référence (ID) : 1678715
Disponibilité : En stock
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