double-face : Georges Higuet, Portrait d'un mineur / Étude d'après l'écorché de Houdon, 1926
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double-face : Georges Higuet, Portrait d'un mineur / Étude d'après l'écorché de Houdon, 1926

Artiste : Georges Higuet (1892-1956)
Georges Higuet (Belge, 1892-1956)
Portrait d'un mineur / Étude d'écorché : le torse d'un homme (d'après Jean Antoine Houdon)
Fusain sur papier, dessin recto-verso
55 x 45,5 cm
Signé en haut à gauche, au fusain : « Higuet »

Très bon état, quelques rousseurs

Encadré, sous verre double-face
Dimensions avec le cadre : 68,5 x 58,5 cm


* * *

Critique d'exposition, en février 1936 :
« Les fusains de Higuet sont d'une autre beauté. Il est rare d'atteindre à une telle sûreté d'effet avec plus de sobriété. Avec une science consommée des éclairages, Higuet a campé des types de mineurs, gamins des fosses, lamineurs, gitanes d'une force surprenante. Quelques traits essentiels, quelques frottés de fusain et c'est une vie émouvante, tragique qui émane du personnage. Nulle anecdote, nulle attitude déclamatoire, mais une simplicité grandiose et, pour tout dire, cette profonde humanité qui vous touche avant qu'on en analyse les éléments et à quoi se reconnaît, sans souci des écoles ni des palabres esthétiques, une véritable et grande âme d'artiste. »

* * *

Une feuille remarquable, utilisée des deux côtés par l'artiste, et qui atteint au plus près de la vérité d'un portrait, dans ce que ce genre a de plus sincère, troublant et profond. Au recto de sa feuille, le belge Georges Higuet (1892-1956) a fait le portrait d'un mineur tout juste sorti du puits dans la commune de Marcinelle, aujourd'hui un quartier de Charleroi. Détournant le regard, il montre un profil de trois-quarts qui révèle les traits tirés et l'épuisement quotidien, inévitable. Le verso de la feuille, tout aussi étonnant, est une étude anatomique, dessin certainement exécuté d'après l'écorché de Jean Antoine Houdon qui démontre, d'une autre manière que le recto, toutes les nuances du réalisme et du vérisme en dessin.

* * *

Formé dans l’atelier du symboliste Jean Delville (1867-1953) à l’Académie des Beaux-Arts de Bruxelles, de 1908 à 1914, Georges Higuet fut interrompu dans son élan par la Première guerre mondiale. Blessé sur le front, il se réfugia aux Pays-Bas et choisit d'aller vivre précisément à Nuenen, le village où avait vécu Vincent Van Gogh, certainement l'une de ses influences les plus importantes. De là, il se rendit à Amsterdam, sur les traces de Rembrandt. Dans le ghetto de la ville, il réalisa des portraits de types populaires marquant son admiration pour le maître hollandais et sa recherche de vérité en art.

Après son échec au concours du prix de Rome belge en 1919, il vécut quelques années de vagabondage entre Paris et Bruxelles puis revint s'installer définitivement en Belgique, en 1926, à Marcinelle, près des puits de charbon du Bois du Cazier. Georges Higuet fut lié à la fois au monde ouvrier et au monde de l'art de sa ville. L'un de ses plus fervents amis fut le poète belge Jules Destrée (1863-1936).

Hormis quelques expositions, son œuvre paraît avoir été peu montré du vivant du peintre. Il fut cependant apprécié pour son fort et sincère engagement social, poursuivant celui d’un Constantin Meunier mais en amplifiant sa tonalité expressionniste, qui construit son travail de peintre tragique, robuste, sauvage, aux matériaux rugueux.

En décembre 1929, Higuet créa la revue la Hache et décida dès lors d'accompagner la signature de ses œuvres d'une hache dessinée. En l'absence de cette hache sur notre feuille, il est envisageable de dater notre dessin des premières années de Georges Higuet à Marcinelle, c'est-à-dire entre 1926 et 1928.

En 1926 précisément, l'écrivain belge Georges Eekhoud (1854-1927) avait publié son roman fascinant Voyous de velours dans lequel nous trouvons ces lignes qui pourraient très bien accompagner notre dessin :
« Tel chiffonnier, tel mendiant, me fait tomber en arrêt ; je leur demanderais de venir me voir chaque jour, de m’être un régal pour les yeux. Ces pauvres diables ignorent leur splendeur. Nul n’estimerait celle-ci comme je le fais. »
750 €

Epoque : 20ème siècle

Style : Art moderne

Etat : Très bon état

Matière : Papier

Largeur : 45,5 cm

Hauteur : 55 cm

Référence (ID) : 1636900

Disponibilité : En stock

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Pantin 93500, France

0622193328

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Antoine Cortes
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