Le cadran, en porcelaine blanche et signé “J. Gudin, Paris”, présente des chiffres arabes, une minuterie extérieure et une paire délicate d’aiguilles de style Louis XV qui renforcent l’esthétique raffinée de l’ensemble. Le mouvement est un mécanisme classique de type Paris, avec sonnerie des heures et demies sur cloche, fonctionnant à ressort avec une autonomie de 7 jours. Il est actuellement en état de marche, ce qui ajoute une valeur fonctionnelle à son attrait artistique.
De chaque côté, les candélabres forment une composition harmonieuse, deux figures enfantines tiennent des tiges florales stylisées se terminant en élégants porte-bougies. Ces figures, en bronze patiné, présentent de légers signes d’usure de la patine, témoins discrets du passage du temps, sans nuire à la splendeur de l’ensemble. Les bases octogonales, en marbre grenat avec moulures en bronze doré, renforcent visuellement l’unité des trois pièces, les élevant avec grâce sur des pieds tournés dorés.
Cet ensemble exceptionnel du XIXe siècle devient une œuvre sculpturale fonctionnelle, idéale pour sublimer avec distinction un coin de la maison, ou pour enrichir une collection de pendules anciennes avec une pièce de grand caractère. Une combinaison d’élégance, d’histoire et d’artisanat qui invite à être admirée chaque jour.
Une occasion parfaite d’acquérir une pièce à la fois artistique, décorative et historique.
Dimensions, Pendule, 29,5 × 15,5 × 39 cm, Candélabres, 11,5 × 11,5 × 51,5 cm
Histoire de J. Gudin
J. Gudin fut un horloger français de renom, actif durant la première moitié du XIXe siècle, établi à Paris, où il signa plusieurs pièces de haute qualité et de grande finesse technique. Son œuvre s’inscrit dans la tradition des horlogers parisiens spécialisés dans la fabrication de pendules de cheminée et de salon à mouvement de type Paris, célèbres pour leur précision et leur durabilité. Gudin se distingua par le choix de boîtiers à forte charge artistique, souvent réalisés en collaboration avec des sculpteurs et bronziers réputés de son époque.
Durant cette période, Paris connut un véritable essor artistique sous l’influence du style Empire, puis du style Louis-Philippe, tous deux marqués par une forte présence d’éléments classiques réinterprétés avec un sens décoratif raffiné. Les pendules n’étaient pas seulement des instruments de mesure du temps, mais aussi des symboles de statut et des objets décoratifs essentiels dans les salons bourgeois et aristocratiques. Gudin sut parfaitement intégrer l’art sculptural à l’ingénierie horlogère, faisant de ses créations des objets convoités par les collectionneurs et amateurs d’arts décoratifs.
Aujourd’hui, les pièces signées J. Gudin sont appréciées tant pour leur beauté que pour leur qualité technique. Elles figurent dans des collections privées et dans des ventes aux enchères de renom, où elles atteignent des cotes élevées, en particulier lorsqu’elles conservent leur état d’origine et leur décoration intacte. Une pendule signée par ce maître représente non seulement un fragment d’histoire française, mais aussi un joyau du design du XIXe siècle.