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Judith et la tête d’Holopherne – Ecole Bolonaise vers 1650, suiveur de Guido Reni

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Judith et la tête d’Holopherne – Ecole Bolonaise vers 1650, suiveur de Guido Reni
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Huile sur toile. Suiveur de Guido Reni, Bologne, milieu du XVIIe siècle.
Ce grand tableau représente Judith, la jeune princesse héroïne d’un récit biblique qui sauva la ville de Béthulie (Judée) en décapitant le général babylonien Holopherne qui assiégeait la ville avec son armée. Contrairement aux versions contemporaines du sujet qui ont essaimé à la suite du Caravage, le peintre ne montre pas la violence de l’acte mais l’après ; Judith pose fièrement, tenant son épée telle une violoniste jouant de son archer. Sur le point d’être glissée dans un sac, la tête d’Holopherne au teint cadavérique contraste avec la beauté diaphane de la jeune princesse mise en valeur par un jeu de lumière caravagesque. L’amplitude des drapés imprime une sensation de mouvement à l’ensemble. Son long turban noué dans les cheveux et descendant jusqu’à l’épaule évoque l’Orient à l’instar de la Judith que peignit Guido Reni vers 1620 (conservée au Birmingham Museum of Art). Sereine, l’héroïne du peuple juif adresse un regard vers l’extérieur de la composition en esquissant un délicat sourire.
Cette composition s’inspire d’un modèle peint pas Virginia da Vezzo vers 1624 pour son admission à l’Académie de Saint Luc de Rome, et qui fut interprété en gravure quelques années plus tard par Claude Mellan. Si la composition est réminiscente des demi-figures féminines de Simon Vouet – dont Virgnia da Vezzo était l’épouse – notre peintre s’éloigne de la manière romaine de ces derniers. Sa palette est marquée par des tons plus froids dominés de gris et où les carnations semblent immaculées et froides en comparaison de la chaleur des peintures romaines. On y perçoit l’influence du style de Guido Reni qui, dans les années 1630, éclaircit fortement sa gamme chromatique en y ajoutant « une quantité immodérée de blanc de plomb » aux dires de son biographe Malvasia.

Notre peinture est superbement soulignée par un cadre en bois sculpté et doré.
Dimensions : 117 x 99 cm – 138 x 120 cm avec le cadre
Vendu avec facture et certificat d'expertise


Guido Reni (Bologne, 4 nov.1575 – Id., 18 août 1642) est un des peintres italiens les plus influents de son époque. Symbole de l’école bolonaise, son style est marqué par la manière des artistes du début de la Renaissance, dont le dessin tend à la recherche d’un idéal de beauté. Il est néanmoins un peintre pleinement baroque au temps de la Contre-Réforme, utilisant le clair-obscur et peignant les regards enroulés pour faire transparaître l’extase divine qui animait ses sujets. Une accumulation de dettes de jeu à la fin de sa vie le pousse à augmenter la production de son atelier. Ainsi s’entoure-t-il de nombreux apprentis qui, par la suite, prorogèrent son art, tel Giovanni Andrea Sirani (1616-1670) dont le style se rapproche de notre peinture.

Bibliographie :
  • BONFAIT, Olivier, Simon Vouet en Italie, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2011.
  • Simon Vouet : les années italiennes, 1613-1627, Chavanne Blandine, Guigon Emmanuel, (cat. exp., Nantes, 21 novembre 2008 - 23 février 2009 ; Besançon, 27 mars - 29 juin 2009), Paris, Hazan, 2008.
  • SPEAR, R. E., The ‘Divine’ Guido : Religion, Sex, Money and Art in the World of Guido Reni, New Haven and London, Yale University Press, 1997.
  • Guido Reni, 1575-1642, Pinacoteca Nazionale, Bologna, Los Angeles County Museum of Art, Kimbell Art Museum, Fort Worth 5 settembre - 10 novembre, 1988.
  • PIRONDINI Massimo – NEGRO Emilio, La scuola di Guido Reni, Artioli, Modena, 1992
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