École Espagnole (c. 1820) - Notre-Dame, la Bonne Bergère des Âmes
- Huile sur toile. Toile d'origine.
- L'origine mystique de l'invocation de la « Divine Bergère » (*Divina Pastora*) est indissociablement liée à la ferveur des frères capucins et à une vision céleste survenue à Séville au début du XVIIIe siècle. C'est alors que le frère Isidoro de Séville, inspiré par des visions mystiques et par le désir de répandre l'amour pour la Vierge sous ce vocable attachant, conçut l'iconographie qui allait définir son culte. La tradition rapporte qu'à la suite d'une révélation, le religieux commanda au sculpteur Francisco Antonio Ruiz Gijón la première effigie de la Vierge : elle y est représentée vêtue d'une veste de bergère et coiffée d'un chapeau de paille, un manteau bleu jeté sur sa tunique rose ; elle tient une houlette et est couronnée de fleurs, tandis qu'autour d'elle paissent paisiblement des brebis, symbolisant le troupeau des hommes. Cette naissance, humble et née au sein d'un couvent, franchit bientôt les murs de l'édifice religieux pour s'ancrer, avec une force inouïe, dans l'âme populaire, devenant ainsi l'emblème de la dévotion andalouse et péninsulaire.
Dans sa dimension théologique, à la fois insondable et sublime, la métaphore de Marie en tant que bergère des âmes ne pouvait pleinement s'épanouir qu'au sein de la dévotion espagnole ; une tradition où le mysticisme de la Contre-Réforme a su conjuguer la profondeur dogmatique avec une proximité terrestre empreinte d'une tendresse absolue et d'une humanité saisissante. Élever la figure du berger — archétype évangélique par excellence — à la dignité mariale revenait à concevoir la Mère de Dieu non seulement comme une reine céleste, mais comme une guide du quotidien, vigilante et compatissante, parcourant les escarpements du monde pour secourir la brebis égarée, l'abritant sous la protection de sa houlette et de son manteau de fourrure. Sur cette toile du début du XIXe siècle, empreinte d’une patine romantique et populaire, la métaphore prend une chair picturale indéniable : la Vierge siège au cœur d’un paysage brumeux et sauvage, entourée d’agneaux qui la contemplent avec une docilité empreinte de dévotion, incarnant le triomphe absolu d’une tendresse sacrée qui protège l’humanité et la conduit vers les pâturages éternels.
- Dimensions de l’œuvre sans cadre : 61 x 82 cm / 70 x 89 cm avec un cadre exclusif réalisé sur mesure.
- L'origine mystique de l'invocation de la « Divine Bergère » (*Divina Pastora*) est indissociablement liée à la ferveur des frères capucins et à une vision céleste survenue à Séville au début du XVIIIe siècle. C'est alors que le frère Isidoro de Séville, inspiré par des visions mystiques et par le désir de répandre l'amour pour la Vierge sous ce vocable attachant, conçut l'iconographie qui allait définir son culte. La tradition rapporte qu'à la suite d'une révélation, le religieux commanda au sculpteur Francisco Antonio Ruiz Gijón la première effigie de la Vierge : elle y est représentée vêtue d'une veste de bergère et coiffée d'un chapeau de paille, un manteau bleu jeté sur sa tunique rose ; elle tient une houlette et est couronnée de fleurs, tandis qu'autour d'elle paissent paisiblement des brebis, symbolisant le troupeau des hommes. Cette naissance, humble et née au sein d'un couvent, franchit bientôt les murs de l'édifice religieux pour s'ancrer, avec une force inouïe, dans l'âme populaire, devenant ainsi l'emblème de la dévotion andalouse et péninsulaire.
Dans sa dimension théologique, à la fois insondable et sublime, la métaphore de Marie en tant que bergère des âmes ne pouvait pleinement s'épanouir qu'au sein de la dévotion espagnole ; une tradition où le mysticisme de la Contre-Réforme a su conjuguer la profondeur dogmatique avec une proximité terrestre empreinte d'une tendresse absolue et d'une humanité saisissante. Élever la figure du berger — archétype évangélique par excellence — à la dignité mariale revenait à concevoir la Mère de Dieu non seulement comme une reine céleste, mais comme une guide du quotidien, vigilante et compatissante, parcourant les escarpements du monde pour secourir la brebis égarée, l'abritant sous la protection de sa houlette et de son manteau de fourrure. Sur cette toile du début du XIXe siècle, empreinte d’une patine romantique et populaire, la métaphore prend une chair picturale indéniable : la Vierge siège au cœur d’un paysage brumeux et sauvage, entourée d’agneaux qui la contemplent avec une docilité empreinte de dévotion, incarnant le triomphe absolu d’une tendresse sacrée qui protège l’humanité et la conduit vers les pâturages éternels.
- Dimensions de l’œuvre sans cadre : 61 x 82 cm / 70 x 89 cm avec un cadre exclusif réalisé sur mesure.
800 €
Epoque : 19ème siècle
Style : Autre style
Etat : Très bon état
Matière : Huile sur toile
Référence (ID) : 1847220
Disponibilité : En stock
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