Pendule mythologique « Eurydice et le serpent » Horloger : Cailly 1840
Grande pendule à thème mythologique d’époque Louis-Philippe, vers 1840, la finesse de sa ciselure et l’éclat de sa dorure au mercure à l’or. Elle met en scène une élégante nymphe de la mythologie antique, dont la grâce sculpturale et l’attitude empreinte de mélancolie confèrent à l’ensemble une présence particulièrement expressive. Le mécanisme porte, à l’intérieur de la platine, la signature de Cailly aîné, horloger référencé dans le dictionnaire Tardy des horlogers pour l’année 1840, apportant un précieux élément d’identification à cette œuvre horlogère.
La composition est dominée par une jeune femme à la beauté idéalisée, vêtue d’un drapé antique aux plis souples et savamment sculptés. Assise dans une attitude à la fois gracieuse et dramatique, elle incline la tête vers le ciel, tandis que son visage, aux yeux mi-clos et aux lèvres entrouvertes, semble exprimer l’inquiétude et l’abandon. À sa cheville s’enroule un serpent finement ciselé, attribut essentiel à l’identification de la scène mythologique d’Eurydice, l’épouse d’Orphée. Selon le récit antique, alors qu’elle fuit Aristée le jour de ses noces, Eurydice est mordue par un serpent et succombe à sa blessure. Inconsolable, Orphée charme les dieux par son chant et sa lyre, obtenant la permission de descendre aux Enfers pour tenter de ramener son épouse parmi les vivants. La sculpture traduit avec sensibilité cet épisode tragique, où la beauté féminine se confronte à la fatalité du destin. La figure repose sur une architecture en bronze doré, ornée d’un riche décor ciselé et de frises d’inspiration néoclassique. Au centre, le cadran circulaire en bronze argenté, à chiffres romains, s’inscrit harmonieusement dans un entourage ornemental finement travaillé. La façade de la base est agrémentée d’un élégant motif de lyre encadré de rinceaux feuillagés, rappelant directement l’univers musical d’Orphée. Une frise de palmettes et des pieds richement ornés parachèvent cette composition d’une grande cohérence décorative.
Par la qualité de son exécution, la richesse de sa dorure et la force évocatrice de son sujet, cette pendule constitue un remarquable témoignage de l’art décoratif français de la Restauration. L’association d’une sculpture figurative particulièrement expressive et d’une architecture horlogère aux lignes équilibrées lui confère un caractère à la fois monumental et raffiné. La présence du serpent, la délicatesse du drapé et l’évocation de la lyre d’Orphée composent un ensemble mythologique d’une grande poésie, bien au-delà de sa seule fonction horlogère. La signature de Cailly aîné, relevée sur la platine du mouvement, renforce l’intérêt documentaire de cette pièce. Authentique objet de décoration et d’histoire, cette pendule séduira les amateurs d’horlogerie ancienne, les collectionneurs de bronzes dorés et les passionnés de mythologie classique, par son élégance intemporelle et son indéniable présence sculpturale. .
Mécanisme d’origine intact, sans modification, suspension à fil. Sonnerie des heures et des demi-heures sur cloche ancienne, au son clair et authentique.
Epoque : 19ème siècle
Style : Louis Philippe-Restauration-Charles X
Etat : Restauré par notre atelier
Matière : Bronze
Largeur : 39 cm
Hauteur : 55 cm
Profondeur : 13 cm
Référence (ID) : 1844348
Disponibilité : En stock






































