OBJET VENDU
Petite commode d’époque Louis XVI en acajou chenillé et flammé, vers 1780.
Élégante petite commode d’époque Louis XVI, en acajou et placage d’acajou, présentant des proportions harmonieuses et une architecture soignée, caractéristique du goût néoclassique de la seconde moitié du XVIIIe siècle.
Elle ouvre en façade par deux tiroirs superposés, revêtus d’un placage d’acajou chenillé aux figures serrées et ondoyantes, dans de belles nuances brun rougeâtre. Chaque façade est soulignée d’une baguette d’encadrement moulurée et légèrement saillante.
Les côtés sont panneautés et présentent des placages d’acajou flammé, aux veinages largement déployés en éventail, également soulignés de baguettes d’encadrement moulurées.
Les quatre montants à pans coupés, traités en pilastres, sont ornés de cannelures rudentées de joncs sculptés dans l’acajou massif. Un soin particulier a été apporté à leur exécution : l’extrémité de chaque jonc, légèrement évidée et percée en son centre, reproduit la section naturelle d’une tige de roseau. Ce décor se retrouve aussi bien sur les montants antérieurs que postérieurs.
La commode repose sur quatre pieds en gaine, de section carrée et fuselés, terminés par des sabots en bronze. La traverse inférieure de façade présente une découpe chantournée formant un petit tablier central.
Elle conserve son ornementation métallique d’origine, composée de poignées tombantes à anneaux sur rosaces circulaires en cuivre repoussé, ornées de motifs rayonnants, de deux entrées de serrure en médaillon à décor de nœuds de ruban, ainsi que des sabots des quatre pieds.
Les deux serrures sont postérieures.
Elle est coiffée d’un marbre gris Sainte-Anne, à angles antérieurs coupés et profil à congé de quart-de-rond.
La construction de cette commode présente également un intérêt particulier.
Son bâti associe le chêne, employé pour les quatre montants, au sapin constituant l’essentiel de la caisse. Les montants sont habillés de parements d’acajou massif d’environ 6 mm d’épaisseur, dans lesquels sont exécutées les cannelures et leurs rudentures sculptées.
Le dessus, constitué de larges planches de sapin, est directement assemblé aux panneaux latéraux, également en résineux, par de robustes queues d’aronde apparentes, formant un véritable caisson.
Ce principe de construction s’inscrit dans une tradition ancienne de l’ébénisterie française, déjà présente sous Louis XIV et durant la Régence, notamment dans certaines productions régionales. Il se retrouve également dans la grande ébénisterie parisienne de la seconde moitié du XVIIIe siècle, chez des maîtres tels que Jean-François Leleu et Jean-Henri Riesener, qui emploient ce mode d’assemblage pour réunir directement les dessus aux côtés des meubles.
Les tiroirs présentent une construction traditionnelle, avec des façades en résineux plaquées d’acajou, des côtés et des dos en chêne assemblés à queues d’aronde, et des fonds coulissant dans des rainures.
La commode a été entièrement nettoyée et revernie au tampon, mettant en valeur la profondeur des nuances et les différentes figures de l’acajou.
Par ses dimensions contenues, la qualité de ses placages et le soin apporté à sa construction, cette petite commode constitue un intéressant témoignage de l’ébénisterie française d’époque Louis XVI.
Dimensions prises au marbre :
- Hauteur : 80 cm
- Largeur : 70,5 cm
- Profondeur : 40,5 cm
Elle ouvre en façade par deux tiroirs superposés, revêtus d’un placage d’acajou chenillé aux figures serrées et ondoyantes, dans de belles nuances brun rougeâtre. Chaque façade est soulignée d’une baguette d’encadrement moulurée et légèrement saillante.
Les côtés sont panneautés et présentent des placages d’acajou flammé, aux veinages largement déployés en éventail, également soulignés de baguettes d’encadrement moulurées.
Les quatre montants à pans coupés, traités en pilastres, sont ornés de cannelures rudentées de joncs sculptés dans l’acajou massif. Un soin particulier a été apporté à leur exécution : l’extrémité de chaque jonc, légèrement évidée et percée en son centre, reproduit la section naturelle d’une tige de roseau. Ce décor se retrouve aussi bien sur les montants antérieurs que postérieurs.
La commode repose sur quatre pieds en gaine, de section carrée et fuselés, terminés par des sabots en bronze. La traverse inférieure de façade présente une découpe chantournée formant un petit tablier central.
Elle conserve son ornementation métallique d’origine, composée de poignées tombantes à anneaux sur rosaces circulaires en cuivre repoussé, ornées de motifs rayonnants, de deux entrées de serrure en médaillon à décor de nœuds de ruban, ainsi que des sabots des quatre pieds.
Les deux serrures sont postérieures.
Elle est coiffée d’un marbre gris Sainte-Anne, à angles antérieurs coupés et profil à congé de quart-de-rond.
La construction de cette commode présente également un intérêt particulier.
Son bâti associe le chêne, employé pour les quatre montants, au sapin constituant l’essentiel de la caisse. Les montants sont habillés de parements d’acajou massif d’environ 6 mm d’épaisseur, dans lesquels sont exécutées les cannelures et leurs rudentures sculptées.
Le dessus, constitué de larges planches de sapin, est directement assemblé aux panneaux latéraux, également en résineux, par de robustes queues d’aronde apparentes, formant un véritable caisson.
Ce principe de construction s’inscrit dans une tradition ancienne de l’ébénisterie française, déjà présente sous Louis XIV et durant la Régence, notamment dans certaines productions régionales. Il se retrouve également dans la grande ébénisterie parisienne de la seconde moitié du XVIIIe siècle, chez des maîtres tels que Jean-François Leleu et Jean-Henri Riesener, qui emploient ce mode d’assemblage pour réunir directement les dessus aux côtés des meubles.
Les tiroirs présentent une construction traditionnelle, avec des façades en résineux plaquées d’acajou, des côtés et des dos en chêne assemblés à queues d’aronde, et des fonds coulissant dans des rainures.
La commode a été entièrement nettoyée et revernie au tampon, mettant en valeur la profondeur des nuances et les différentes figures de l’acajou.
Par ses dimensions contenues, la qualité de ses placages et le soin apporté à sa construction, cette petite commode constitue un intéressant témoignage de l’ébénisterie française d’époque Louis XVI.
Dimensions prises au marbre :
- Hauteur : 80 cm
- Largeur : 70,5 cm
- Profondeur : 40,5 cm
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