Pierre Ladureau (1882-1974) Les picadors Corrida 160 x 225
Pierre LADUREAU
(Dunkerque 1882 - Château-Thierry 1974)
Les picadors
Huile sur toile
H. 160 cm ; L. 225 cm hors cadre
Signé en bas à gauche.
Titré au dos sur le châssis. Nombreuses étiquettes de transport et d’entrée à différents salons, numéros d’entrées à la craie grasse.
1921
Provenance : Collection privée en Avignon.
Expositions :
- 1922, Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts, n°574 (salle 22 ou 23)
- 1925, Salon des Beaux-Arts de Montpellier, n°173
Bibliographie :
- 15 avril 1922, Comœdia, p.2
- 16 avril 1922, Ancienne Gazette des étrangers, p.2
- 24 avril 1922, Le Petit Journal, p.2
- 17 juillet 1923, Grand écho du Nord de la France, reproduit p.1
- 16 mai 1925, Hebdomadaire de la vie Intellectuelle et Mondaine (Montpellier), reproduit p.10
Formé à Paris, notamment à l’École des Beaux-Arts et à l’Académie Julian auprès de Jean-Paul Laurens, Pierre Ladureau développe une œuvre attachée à la représentation du paysage, de la figure et des scènes de la vie contemporaine. Présent dans les grands Salons parisiens — Artistes Français, Salon d’Automne, Salon des Indépendants — il construit une peinture d’une grande liberté, attentive autant à la réalité observée qu’aux qualités intrinsèques de la matière et de la composition.
Son intérêt pour l’Espagne et, plus particulièrement, pour la tauromachie, constitue l’un des ensembles les plus singuliers de sa production. Chez Ladureau, la corrida n’est jamais réduite à une scène pittoresque ou à une simple transcription de l’événement. Elle devient un véritable motif pictural, offrant au peintre un champ exceptionnel d’expérimentation autour du mouvement, de la lumière, de la foule et de la monumentalité de l’espace.
L’arène agit comme une architecture picturale : ses courbes, ses gradins et ses jeux de perspective structurent la composition tandis que le torero et le taureau introduisent une tension dynamique au cœur de l’image. Le peintre saisit ainsi la corrida dans ce qu’elle possède de profondément théâtral et cérémoniel. Le mouvement de l’animal, la verticalité du matador, l’attente de la foule et l’éclat de la lumière composent une chorégraphie visuelle, où chaque figure participe à un équilibre savamment construit.
Cette dimension apparaît notamment dans La Sortie triomphale du Toréro ou L’Idole, présenté au Salon des Indépendants en 1954. Le moment choisi — celui de la sortie du torero — permet à Ladureau de transformer l’acclamation populaire en une véritable scène de célébration. Le personnage central acquiert une présence presque monumentale, tandis que la foule devient une masse picturale vibrante.
Avec Les Arènes, vues du toril, Ladureau adopte au contraire un regard plus architectural. L’espace tauromachique devient le sujet même du tableau : cercle, perspective, lumière et présence humaine s’ordonnent dans une composition où l’anecdote laisse place à la construction.
Pour le collectionneur, ces œuvres présentent ainsi un intérêt particulier : elles témoignent d’un Ladureau plus libre, plus synthétique et profondément attaché aux possibilités plastiques du sujet. La tauromachie lui offre un vocabulaire de formes et de mouvements qui rejoint son intérêt constant pour le paysage et la vie populaire, tout en conférant à ses compositions une intensité et une présence immédiatement reconnaissables.
Notre toile, présentée pour la première fois au Salon de la Nationale de 1922, est exceptionnelle à double titre. Sa modernité par les accents de cubisme visibles dans l’ensemble de la composition : physionomies, gradins et spectateurs, etc. mais aussi par son imposant format. En effet, elle mesure hors cadre 2,25m de long… Son formidable état de conservation en fait une pièce rarissime pour un tel sujet.
Epoque : 20ème siècle
Style : Art moderne
Etat : Parfait état
Matière : Huile sur toile
Longueur : 160 cm hors cadre
Largeur : 225 hors cadre
Référence (ID) : 1835355
Disponibilité : En stock






































