Hans Seiler (1907-1986) Les battages à La Roque Gageac en 1948
Hans SEILER
(Neuchâtel 1907 – 1986)
Les battages à La Roque Gageac
Huile sur toile
H. 38 cm ; L. 55 cm
Signée en bas à gauche, titrée au dos.
1948
Provenance : Atelier de l’artiste. Par descendance.
Né en Suisse, Hans Seiler passe son enfance à Berne où son père médecin exerce. A 17 ans, il est déjà passionné par le dessin et se promène avec des carnets qu’il remplit de croquis. Le conservateur du musée de la ville qui a pu jeter un œil sur ses travaux, lui conseille de débuter une formation artistique. Seiler se rend à Lyon et entre à l’école des Beaux-Arts de la ville dans la section sculpture sous la direction d’une élève de Rodin. Cette dernière le pousse rapidement à prendre son envol et rejoindre Paris.
C’est en 1927 qu’il entre à l’Académie Ranson où Roger Bissière lui enseigne la peinture. Cette filiation se ressentira dans l’art de Seiler jusqu’aux derniers jours de sa vie. Devenu un ami de son maître, il rencontre Marcel Gromaire qui sera également un pilier artistique dans sa vie et un fidèle en amitié.
En 1934, il s’établit à Chennevières sur Marne avec son épouse, puis achète à l’aube de la guerre une charmante maison en Périgord, à La Roque Gageac. Cette demeure qui domine la Dordogne et permet d’avoir un paysage époustouflant de la terrasse, sera un lieu de ressource et de vie pour le peintre et sa famille. De très nombreuses œuvres seront réalisées au pied des falaises et vues de l’intérieur de la maison.
Seiler parcourra beaucoup le Finistère et la Normandie dès les années 30, puis les Pays-Bas et ses paysages plats aux ciels chargés. Il découvre l’Espagne en 1978 et où il séjourne tous les automnes jusqu’en 1986 et y réalise de magnifiques œuvres des cités fortifiées ou des montagnes sèches.
De très nombreuses expositions ont été consacrées à son art durant sa vie et depuis sa mort, notamment au Musée Bonnat à Bayonne, et par différentes galeries parisiennes et suisses. La dernière en date a été réalisée au musée de Meudon en 2007 à l’occasion du 100ème anniversaire de sa naissance.
Stylistiquement, Seiler travaille sur des jeux de lumière, entre ombrages et points éclairés, qu’il délimite souvent par des tracés quadrillant les compositions. De travaux contrastés aux couleurs vives, il est passé dans les 15 dernières années de sa vie à des teintes légères, pastels, qui viennent donner aux paysages une nouvelle approche qu’aucun artiste n’avait encore donnée en Périgord.
Cette toile réalisée à la Roque Gageac durant l’été 1948 nous montre une des scènes les plus belles de l’agriculture révolue de nos campagnes. Les battages arrivent après la moisson, où rassemblées sur une aire de terre battue, l’on vient frapper avec des fléaux les gerbes et leurs grains afin d’extraire ces derniers de leurs tiges et enveloppes. Dès le début du XXe siècle, des machnies nommées batteuses apparaisent. Les gerbes sont avallées et battues par des tambours pour en laisser tomber le grain dans des sacs.
Sur cette toile se distinguent les figures affairées à leur tâche sous le soleil de plomb rendu par les tonalités ocres de Seiler. Non située précisemment, la composition a néanmoins lieu à La Roque Gageac à proximité de la demeure d’un conseiller municipal fraichement élu au mois de novembre 1947, dont le mai a été planté quelques temps plus tôt.
La tradition du mai (arbre de mai) est une spécificité du Périgord et des quelques départements voisins, où l’on hisse un arbre couvert de drapeaux tricolores portés par les invités, ceci devant la demeure des tous les conseillers municipaux. Ces derniers accueillent chacun leur tour les administrés autour du « vin de l’amitié », évidemment au mois de mai.
Epoque : 20ème siècle
Style : Art moderne
Etat : Parfait état
Matière : Huile sur toile
Longueur : 38 cm hors cadre
Largeur : 55 cm hors cadre
Référence (ID) : 1827576
Disponibilité : En stock
































