GASTON JOLLY Fils, à Paris- Diane Chasseresse. Pendule Empire en bronze patiné et doré
GASTON JOLLY
Fils, Horloger à Paris- Belle Pendule de Cheminée d'Epoque Empire en bronze
finement ciselé, patiné à 'L'Antique' et doré à l'or mat ou à l'or bruni
figurant campée debout auprès d'une borne parée en façade et sur ses flancs
d'appliques aux attributs de la Déesse Chasseresse, de Trophées
cynégétiques à laquelle est adossé un Arc, Artèmis saisissant
d'une main une flèche de son carquois, l'autre posée sur les bois
d'un jeune Cerf galopant. Ce petit groupe sculptural reprenant une
statuette en bronze du XVIIe siècle titré Diane d'Ephèse de nos jours
conservé au Musée du Louvre( Inv. OA 5084). L'ensemble de la composition dressé
sur une base rectangulaire à ressauts accueillant de fins bas-reliefs à sujets
mythologique relatant la Métamorphose d'Actéon en Cerf pour avoir surpris
Diane et ses Nymphes dénudées , l'Hallali du Sanglier de Calydon. Des
frises moulurées à motifs de rais-de-coeur et fleurettes
quadrilobées alternés, de feuilles et glands de chêne soulignent la
structure architecturée de la pièce horlogère reposant sur des pieds en boule
aplatie bréttés. Cadran annulaire émaillé blanc à chiffres romains signé "Gaston
Jolly Fils à Paris". Circa 1810-1815
Dévolue à l'une des figures féminines de la mythologie gréco-romaine assidûment conviée -aus côtés de Junon, Minerve,Cybèle, Vénus ou encore Psyché- dans les arts décoratifs des deux premières décennies du XIXe siècle, cette fort séyante Pendule de Cheminée d'Epoque Empire réalisée en bronze patiné à "l'Antique" et bronze doré a pour thématique principale la farouche Déesse Chasseresse, Artémis. Directement dérivée d'une statuette du XVIIe siècle titrée Diane d'Ephèse*faisant antan partie des Collections Royales françaises - de nos jours conservée à Paris, Musée du Louvre, Département des Objets d'Art, n° Inv. OA 5084-, la divinité souveraine des forêts et de la nature sauvage y est figurée, campée debout, marchant d'un pas fougueux. Chaussée de sandales à lanières, vêtue d'un court chiton (krotôtos)et d'un himation noué à sa taille, ses ondulants cheveux remontés en chignon ceints d'un diadème, elle s'apprête, bras droit levé, à retirer en une gestuelle résolue, une flêche de son carquois porté en bandouillière; de la main gauche, elle retient par les cornes un jeune cervidé galopant. Auprès d'elle, adossé à une borne formant réceptacle au mouvement de la pendule, est sis un arc, arme de prédilection de la téméraire Chasserresse. Sommé d'un carquois et d'une Corne de chasse lovés en une couronne de laurier grainé, le boîtier de la pendule de sobre forme architecturée rehaussée d'une frise moulurée à motifs alternés de rais-de-coeur et fleurettes quadrilobées arbore en façade une luxuriante applique finement ciselée aux attributs (arc, carquois empanaché de flèches, lance, hachette de lancer, cor d'appel) de la déesse ceinte de rameaux de chêne. Suspendus à un nœud de ruban plissé à coque -hérité du Style Louis XVI, - des Trophées cynégétiques unissant cor d'appel hachette, pique, tête de biche et branchages feuillus de parent ses flancs. De composition équilibrée, élégante, l'ensemble des éléments - groupe statuaire, arc, borne- se dresse sur une haute base rectangulaire à légers ressauts sertie sur sa base d'une moulure ouvragée de feuilles et glands de chêne. Reposant sur quatre pieds en boule aplatie enjolivés de cordelettes brettées, celle-ci s’embellit, au sein de réserves rectilignes de fins bas-reliefs formant un judicieux écho à la thématique choisie pour cette pièce horlogère consacrée à l'altière Déesse. Encadré d'appliques à motifs de carquois fleuronné, de rameaux d'oliver, celui du centre évoque l'un des légendaires épisodes mythologiques narré par Ovide dans son fameux recueil des Métamorphoses (Livre III, vers 138 et suiv.): le juvénile chasseur Actéon mû en Cerf poursuivi par sa propre meute de chiens pour avoir surpris, au détour d'une clairière ombragée, Diane se baignant désarmée, nue, dans une source en compagnie de ses fidèles Nymphes effarouchées par l'inopportune intrusion du jeune homme. Deux autres, latéraux, illustrent un des thèmes virils récurrents entre 17956 1804 aux pièces horlogères consacrées à Diane Chasseresse : : l'Hallali d'un Sanglier-, évocation d'un des épisodes fort de la mythologie grecque, à savoir celui de la Chasse du Sanglier de Calydon par Méléagre, autre jeune Chasseur victime du courroux de la vindicative Déesse. Serti sur le pourtour de sa lunette et centré d'un disque en bronze doré à motifs ornementaux ( brettes, sorcières à fleurons, perlés; motifs azurés de nids d'abeille, grains d'orge,.. ) caractéristiques de l'Epoque Empire, le cadran annulaire émaillé blanc de la pendule indiquant par deux aiguilles en oeil-de- perdrix les heures en chiffres romains porte la signature de "Gaston Jolly", "Fils" digne successeur de son père Pierre-François-Gaston Jolly (?- 1829), aussi dénommé GASTON JOLLY* lequel fut un des plus notoires Maitres-Horlogers de la fin du XVIIIe siècle et des premières décennies du XIXe siècle. Vraisemblablement réalisée au cours des années 1810-1820, cette Pendule conçue de par son iconographie particulièrement dense comme un jeu subtil sur la figure mythique de Diane Chasseresse peut être comptée parmi l'un des plus notables modèles consacrés entre 1775-1830-et, plus particulièrement dans la première décennie du XIXe siècle-à cette divinité dont la représentation "particulièrement appréciée" fut requise "tant dans la décoration de Salons qui lui sont consacrés dans les grandes demeures que dans les petits châteaux de plaisance servant de relais de chasse" (Augarde, 2022, p. 123).
Dotée d'une belle prestance, notre pendule signée de GASTON-JOLLY Fils répondra, au vu de son élégance formelle, de son classicisme mesuré, du caractère raffiné de son ornementation comme de la qualité de sa ciselure, aux exigences de l'Amateur de pièces horlogères d'Epoque Empire. *Répertoriée dans les Collections royales du Prince Louis de France (1661- 1711), dit aussi Monseigneur puis dans celles du Grand Dauphin(1611-1711), cette statuette en bronze à patine brun-noir alors titrée Diane Chasseresse, d'Après L'Antique réalisée au XVIIe siècle par l'Atelier du sculpteur Michel Anguier (1612-1686) ou de Martin Desjardins (1637-1694) est une réduction des copies d'Artémis Chasseresse , aussi dénommée Diane de Versailles exécutées sur l'instance de Louis XIV en bronze (1684 )par les frères Keller ou en marbre (1710) par Guillaume Coustou d'une version en marbre ((Paris, Louvre, Département des Antiquités Grecques, MR 152 ) romaine d'époque impériale (IIe siècle) d'un original grec en bronze du IVe siècle av. J-C. attribué aux sculpteurs athéniens Léocharès ou Praxitèle figurant la Déesse Artémis en marche , la main posée sur les bois d'un petit Cerf dont l'exemplaire éponyme se trouve dans les collections du Louvre (département des Antiquités, n° Ma 589) GASTON JOLLY Fils: Exerçant la semblable activité d'Horloger, Pierre- François-Gaston Jolly, établi dans la capitale rue du Pavé Saint-Sauveur (1810-1820) puis Boulevard Poissonnière (1820-1850), fut le successeur et digne représentant de son père connu sous le nom de GASTON-JOLLY (?- 1829), lequel compta parmi les plus remarquables horlogers parisiens de la fin du XVIIIe siècle et des premières décennies du XIXe siècle. Reçu Maître-Horloger le 6 mai 1784, ce dernier, installé successivement rue d'Arcis, rue Michel Le Comte devenue rue Le Pelletier (1784-1789) puis rue du Pavé Saint-Sauveur (1810-1820), acquit rapidement une grande notoriété auprès des amateurs parisiens d'horlogerie au rang desquels se démarquèrent l’épouse (1764-1807) du Comte Lévis- Mirepoix, le Marquis de Lostanges, Chambellan (1809) de Napoléon 1er. Réceptif aux goûts esthétiques de sa prestigieuse clientèle, il conçut, en symbiose avec les maîtres-bronziers de son temps -dont Robert et Jean-Baptiste Osmond- , de nombreux modèles de pendules appréciés pour l'originalité de leur composition, la finesse de ciselure de leur caisse comme pour la qualité de leur mouvement.
Littérature liée: Tardy; Dictionnaire des Horlogers Français, Paris: 1971,p. 331, 333.-Les Bronzes de la Couronne, Cat.Exposition, Paris, Musée du Louvre, 12avril-12 Juillet 1999, Paris: RMN, 1999, p41, n° 324;- Augarde, Jean-Dominique, Une Odyssée en Pendules.Chefs-dd'oeuvres de la Collection Parnassia, Paris: Ed. Faton, 2022, Tome I, pp.124-134.
Matériaux: Bronze doré à l'or mat ou à l’or bruni; bronze à patine foncée dite "A l'antique"; émail blanc; acier. Marque et signature : au bas du cadran annulaire : "Gaston Jolly /Fils à Paris" Dimensions : H.:53 cm;-L.: 45cm; Prof.:17 cm Travail d'Horlogerie parisienne de la première moitié du XIXe siècle, d'Epoque Empire, entre 1810-1815 Bel Etat de conservation ; Dorure et patine d'origine. Mécanisme d'origine fonctionnel sans modification ; mouvement à fil.
Dévolue à l'une des figures féminines de la mythologie gréco-romaine assidûment conviée -aus côtés de Junon, Minerve,Cybèle, Vénus ou encore Psyché- dans les arts décoratifs des deux premières décennies du XIXe siècle, cette fort séyante Pendule de Cheminée d'Epoque Empire réalisée en bronze patiné à "l'Antique" et bronze doré a pour thématique principale la farouche Déesse Chasseresse, Artémis. Directement dérivée d'une statuette du XVIIe siècle titrée Diane d'Ephèse*faisant antan partie des Collections Royales françaises - de nos jours conservée à Paris, Musée du Louvre, Département des Objets d'Art, n° Inv. OA 5084-, la divinité souveraine des forêts et de la nature sauvage y est figurée, campée debout, marchant d'un pas fougueux. Chaussée de sandales à lanières, vêtue d'un court chiton (krotôtos)et d'un himation noué à sa taille, ses ondulants cheveux remontés en chignon ceints d'un diadème, elle s'apprête, bras droit levé, à retirer en une gestuelle résolue, une flêche de son carquois porté en bandouillière; de la main gauche, elle retient par les cornes un jeune cervidé galopant. Auprès d'elle, adossé à une borne formant réceptacle au mouvement de la pendule, est sis un arc, arme de prédilection de la téméraire Chasserresse. Sommé d'un carquois et d'une Corne de chasse lovés en une couronne de laurier grainé, le boîtier de la pendule de sobre forme architecturée rehaussée d'une frise moulurée à motifs alternés de rais-de-coeur et fleurettes quadrilobées arbore en façade une luxuriante applique finement ciselée aux attributs (arc, carquois empanaché de flèches, lance, hachette de lancer, cor d'appel) de la déesse ceinte de rameaux de chêne. Suspendus à un nœud de ruban plissé à coque -hérité du Style Louis XVI, - des Trophées cynégétiques unissant cor d'appel hachette, pique, tête de biche et branchages feuillus de parent ses flancs. De composition équilibrée, élégante, l'ensemble des éléments - groupe statuaire, arc, borne- se dresse sur une haute base rectangulaire à légers ressauts sertie sur sa base d'une moulure ouvragée de feuilles et glands de chêne. Reposant sur quatre pieds en boule aplatie enjolivés de cordelettes brettées, celle-ci s’embellit, au sein de réserves rectilignes de fins bas-reliefs formant un judicieux écho à la thématique choisie pour cette pièce horlogère consacrée à l'altière Déesse. Encadré d'appliques à motifs de carquois fleuronné, de rameaux d'oliver, celui du centre évoque l'un des légendaires épisodes mythologiques narré par Ovide dans son fameux recueil des Métamorphoses (Livre III, vers 138 et suiv.): le juvénile chasseur Actéon mû en Cerf poursuivi par sa propre meute de chiens pour avoir surpris, au détour d'une clairière ombragée, Diane se baignant désarmée, nue, dans une source en compagnie de ses fidèles Nymphes effarouchées par l'inopportune intrusion du jeune homme. Deux autres, latéraux, illustrent un des thèmes virils récurrents entre 17956 1804 aux pièces horlogères consacrées à Diane Chasseresse : : l'Hallali d'un Sanglier-, évocation d'un des épisodes fort de la mythologie grecque, à savoir celui de la Chasse du Sanglier de Calydon par Méléagre, autre jeune Chasseur victime du courroux de la vindicative Déesse. Serti sur le pourtour de sa lunette et centré d'un disque en bronze doré à motifs ornementaux ( brettes, sorcières à fleurons, perlés; motifs azurés de nids d'abeille, grains d'orge,.. ) caractéristiques de l'Epoque Empire, le cadran annulaire émaillé blanc de la pendule indiquant par deux aiguilles en oeil-de- perdrix les heures en chiffres romains porte la signature de "Gaston Jolly", "Fils" digne successeur de son père Pierre-François-Gaston Jolly (?- 1829), aussi dénommé GASTON JOLLY* lequel fut un des plus notoires Maitres-Horlogers de la fin du XVIIIe siècle et des premières décennies du XIXe siècle. Vraisemblablement réalisée au cours des années 1810-1820, cette Pendule conçue de par son iconographie particulièrement dense comme un jeu subtil sur la figure mythique de Diane Chasseresse peut être comptée parmi l'un des plus notables modèles consacrés entre 1775-1830-et, plus particulièrement dans la première décennie du XIXe siècle-à cette divinité dont la représentation "particulièrement appréciée" fut requise "tant dans la décoration de Salons qui lui sont consacrés dans les grandes demeures que dans les petits châteaux de plaisance servant de relais de chasse" (Augarde, 2022, p. 123).
Dotée d'une belle prestance, notre pendule signée de GASTON-JOLLY Fils répondra, au vu de son élégance formelle, de son classicisme mesuré, du caractère raffiné de son ornementation comme de la qualité de sa ciselure, aux exigences de l'Amateur de pièces horlogères d'Epoque Empire. *Répertoriée dans les Collections royales du Prince Louis de France (1661- 1711), dit aussi Monseigneur puis dans celles du Grand Dauphin(1611-1711), cette statuette en bronze à patine brun-noir alors titrée Diane Chasseresse, d'Après L'Antique réalisée au XVIIe siècle par l'Atelier du sculpteur Michel Anguier (1612-1686) ou de Martin Desjardins (1637-1694) est une réduction des copies d'Artémis Chasseresse , aussi dénommée Diane de Versailles exécutées sur l'instance de Louis XIV en bronze (1684 )par les frères Keller ou en marbre (1710) par Guillaume Coustou d'une version en marbre ((Paris, Louvre, Département des Antiquités Grecques, MR 152 ) romaine d'époque impériale (IIe siècle) d'un original grec en bronze du IVe siècle av. J-C. attribué aux sculpteurs athéniens Léocharès ou Praxitèle figurant la Déesse Artémis en marche , la main posée sur les bois d'un petit Cerf dont l'exemplaire éponyme se trouve dans les collections du Louvre (département des Antiquités, n° Ma 589) GASTON JOLLY Fils: Exerçant la semblable activité d'Horloger, Pierre- François-Gaston Jolly, établi dans la capitale rue du Pavé Saint-Sauveur (1810-1820) puis Boulevard Poissonnière (1820-1850), fut le successeur et digne représentant de son père connu sous le nom de GASTON-JOLLY (?- 1829), lequel compta parmi les plus remarquables horlogers parisiens de la fin du XVIIIe siècle et des premières décennies du XIXe siècle. Reçu Maître-Horloger le 6 mai 1784, ce dernier, installé successivement rue d'Arcis, rue Michel Le Comte devenue rue Le Pelletier (1784-1789) puis rue du Pavé Saint-Sauveur (1810-1820), acquit rapidement une grande notoriété auprès des amateurs parisiens d'horlogerie au rang desquels se démarquèrent l’épouse (1764-1807) du Comte Lévis- Mirepoix, le Marquis de Lostanges, Chambellan (1809) de Napoléon 1er. Réceptif aux goûts esthétiques de sa prestigieuse clientèle, il conçut, en symbiose avec les maîtres-bronziers de son temps -dont Robert et Jean-Baptiste Osmond- , de nombreux modèles de pendules appréciés pour l'originalité de leur composition, la finesse de ciselure de leur caisse comme pour la qualité de leur mouvement.
Littérature liée: Tardy; Dictionnaire des Horlogers Français, Paris: 1971,p. 331, 333.-Les Bronzes de la Couronne, Cat.Exposition, Paris, Musée du Louvre, 12avril-12 Juillet 1999, Paris: RMN, 1999, p41, n° 324;- Augarde, Jean-Dominique, Une Odyssée en Pendules.Chefs-dd'oeuvres de la Collection Parnassia, Paris: Ed. Faton, 2022, Tome I, pp.124-134.
Matériaux: Bronze doré à l'or mat ou à l’or bruni; bronze à patine foncée dite "A l'antique"; émail blanc; acier. Marque et signature : au bas du cadran annulaire : "Gaston Jolly /Fils à Paris" Dimensions : H.:53 cm;-L.: 45cm; Prof.:17 cm Travail d'Horlogerie parisienne de la première moitié du XIXe siècle, d'Epoque Empire, entre 1810-1815 Bel Etat de conservation ; Dorure et patine d'origine. Mécanisme d'origine fonctionnel sans modification ; mouvement à fil.
4 800 €
Epoque : 19ème siècle
Style : Empire - Consulat
Etat : Très bon état
Matière : Bronze
Largeur : 45 cm
Hauteur : 53 cm
Profondeur : 17 cm
Référence (ID) : 1826984
Disponibilité : En stock
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