Rare poignard hybride européen-afghan du XIXe siècle, lame d'officier bleuie et dorée, monture
Objet exceptionnel et historiquement fascinant : une arme
hybride européo-afghane du XIXe siècle, associant une lame d'officier
européenne bleuie et dorée de grande qualité à un remontage afghan-pachtoune
ultérieur, dans la forme d'un pesh-kabz ou couteau Khyber. Cette pièce
remarquable conserve la trace de deux traditions militaires distinctes et
constitue un témoignage tangible de contact culturel, de conflit et
d'adaptation.
La lame provient à l'origine d'une arme d'officier, de cour ou de tenue de gala européenne de haut rang. Sa surface conserve une gravure dorée étendue sur un fond assombri, à l'origine bleui ou noirci, représentant trophées militaires, étendards, armes d'hast, une cuirasse, un chapeau à plumet, des motifs de chasse, un décor aristocratique et un médaillon central en forme de cœur. Ce type de programme décoratif est caractéristique des armes européennes de prestige de la fin du XVIIIe et du début du XIXe siècle, où la lame n'était pas seulement une arme mais aussi un symbole de rang, de prestige et d'identité personnelle.
À une date ultérieure, la lame est entrée dans la tradition arsenale afghane-pachtoune et a été considérablement retravaillée. La pointe a été raccourcie tout en préservant la section décorative la plus importante près du talon, donnant à la pièce une forme proche du pesh-kabz et du couteau Khyber. L'épine dorsale épaisse et renforcée ainsi que la géométrie rigide de la lame étaient particulièrement adaptées aux coups d'estoc puissants, capables de pénétrer des vêtements épais, des mailles et des équipements de protection.
La garde européenne d'origine a été retirée et remplacée par une monture orientale fonctionnelle, façonnée en corne de buffle sombre, montée d'une virole et d'un pommeau en laiton. La construction à soie traversante confirme qu'il s'agissait d'une véritable arme de combat, et non d'une curiosité décorative ou d'un objet destiné au commerce touristique.
L'aspect sans doute le plus intéressant de cette pièce est la conservation délibérée du décor européen. L'artisan afghan aurait pu aisément faire disparaître ce symbolisme antérieur, le recouvrir d'une gravure locale ou y ajouter des inscriptions islamiques et des marques de propriété. Au lieu de cela, les trophées militaires, les motifs de chasse, le médaillon en cœur et le décor aristocratique ont été conservés. Cela suggère fortement que la lame n'était pas seulement appréciée comme source d'un bon acier, mais aussi comme un trophée respecté, pris à un adversaire digne et de haut rang. Dans la culture martiale pachtoune, honorer un adversaire courageux et conserver un trophée important revêtait une réelle importance symbolique.
Deux interprétations historiques principales restent possibles. La première évoque une origine allemande ou d'Europe centrale, le vocabulaire décoratif rappelant étroitement les armes de cour, de chasse et de tenue de gala de cette région. La seconde, sans doute plus convaincante sur le plan historique, est britannique. Les officiers britanniques ont mené de nombreux combats contre les forces afghanes et pachtounes tout au long du XIXe siècle, durant les guerres anglo-afghanes et sur la frontière du Nord-Ouest. La lame d'un officier capturé aurait pu aisément entrer en possession locale, puis être remontée selon la tradition combattante afghane.
Cette arme revêt un intérêt particulier car son histoire demeure visiblement superposée plutôt qu'effacée. Elle conserve les traces à la fois du propriétaire européen d'origine et du guerrier afghan-pachtoune qui l'a ensuite transformée pour un usage continu. Si des recherches futures permettaient d'identifier l'atelier d'origine, le type de lame ou le propriétaire, notamment dans un contexte militaire documenté, l'importance historique et l'intérêt des collectionneurs s'en trouveraient considérablement accrus.
Dimensions
Longueur totale : 59,5 cm
Longueur de lame : 47,3 cm
Largeur de lame au talon : 2,6 cm
Épaisseur du dos au talon : environ 8,1 mm
Poids : 276 g
État
Une arme historique exceptionnellement rare, ayant conservé une surface forte et authentique. La lame présente un assombrissement, de la corrosion, un piquetage, une usure de surface, une perte partielle du bleui ou noirci d'origine, ainsi que des zones d'usure du décor doré gravé, le tout conforme à l'âge et à un usage prolongé. Le programme décoratif principal demeure toutefois clairement lisible. La monture en corne de buffle présente une patine d'âge séduisante, avec un retrait naturel et une petite fissure. Les montures en laiton présentent une oxydation, des rayures et une usure liée à l'âge. La pièce n'a pas été sur-nettoyée et conserve un aspect historique très recherché.
Expédition et emballage Livraison suivie et assurée dans la mesure où la loi le permet. Les frais d'expédition comprennent un emballage professionnel, une manipulation soigneuse et un envoi sécurisé. Emballage réalisé avec soin, en utilisant des matériaux recyclés lorsque cela est possible.
Merci de noter : cette arme ancienne est proposée strictement comme objet de collection à caractère historique. La vente et l'expédition sont soumises à l'ensemble des restrictions d'âge, légales et d'importation applicables.
La lame provient à l'origine d'une arme d'officier, de cour ou de tenue de gala européenne de haut rang. Sa surface conserve une gravure dorée étendue sur un fond assombri, à l'origine bleui ou noirci, représentant trophées militaires, étendards, armes d'hast, une cuirasse, un chapeau à plumet, des motifs de chasse, un décor aristocratique et un médaillon central en forme de cœur. Ce type de programme décoratif est caractéristique des armes européennes de prestige de la fin du XVIIIe et du début du XIXe siècle, où la lame n'était pas seulement une arme mais aussi un symbole de rang, de prestige et d'identité personnelle.
À une date ultérieure, la lame est entrée dans la tradition arsenale afghane-pachtoune et a été considérablement retravaillée. La pointe a été raccourcie tout en préservant la section décorative la plus importante près du talon, donnant à la pièce une forme proche du pesh-kabz et du couteau Khyber. L'épine dorsale épaisse et renforcée ainsi que la géométrie rigide de la lame étaient particulièrement adaptées aux coups d'estoc puissants, capables de pénétrer des vêtements épais, des mailles et des équipements de protection.
La garde européenne d'origine a été retirée et remplacée par une monture orientale fonctionnelle, façonnée en corne de buffle sombre, montée d'une virole et d'un pommeau en laiton. La construction à soie traversante confirme qu'il s'agissait d'une véritable arme de combat, et non d'une curiosité décorative ou d'un objet destiné au commerce touristique.
L'aspect sans doute le plus intéressant de cette pièce est la conservation délibérée du décor européen. L'artisan afghan aurait pu aisément faire disparaître ce symbolisme antérieur, le recouvrir d'une gravure locale ou y ajouter des inscriptions islamiques et des marques de propriété. Au lieu de cela, les trophées militaires, les motifs de chasse, le médaillon en cœur et le décor aristocratique ont été conservés. Cela suggère fortement que la lame n'était pas seulement appréciée comme source d'un bon acier, mais aussi comme un trophée respecté, pris à un adversaire digne et de haut rang. Dans la culture martiale pachtoune, honorer un adversaire courageux et conserver un trophée important revêtait une réelle importance symbolique.
Deux interprétations historiques principales restent possibles. La première évoque une origine allemande ou d'Europe centrale, le vocabulaire décoratif rappelant étroitement les armes de cour, de chasse et de tenue de gala de cette région. La seconde, sans doute plus convaincante sur le plan historique, est britannique. Les officiers britanniques ont mené de nombreux combats contre les forces afghanes et pachtounes tout au long du XIXe siècle, durant les guerres anglo-afghanes et sur la frontière du Nord-Ouest. La lame d'un officier capturé aurait pu aisément entrer en possession locale, puis être remontée selon la tradition combattante afghane.
Cette arme revêt un intérêt particulier car son histoire demeure visiblement superposée plutôt qu'effacée. Elle conserve les traces à la fois du propriétaire européen d'origine et du guerrier afghan-pachtoune qui l'a ensuite transformée pour un usage continu. Si des recherches futures permettaient d'identifier l'atelier d'origine, le type de lame ou le propriétaire, notamment dans un contexte militaire documenté, l'importance historique et l'intérêt des collectionneurs s'en trouveraient considérablement accrus.
Dimensions
Longueur totale : 59,5 cm
Longueur de lame : 47,3 cm
Largeur de lame au talon : 2,6 cm
Épaisseur du dos au talon : environ 8,1 mm
Poids : 276 g
État
Une arme historique exceptionnellement rare, ayant conservé une surface forte et authentique. La lame présente un assombrissement, de la corrosion, un piquetage, une usure de surface, une perte partielle du bleui ou noirci d'origine, ainsi que des zones d'usure du décor doré gravé, le tout conforme à l'âge et à un usage prolongé. Le programme décoratif principal demeure toutefois clairement lisible. La monture en corne de buffle présente une patine d'âge séduisante, avec un retrait naturel et une petite fissure. Les montures en laiton présentent une oxydation, des rayures et une usure liée à l'âge. La pièce n'a pas été sur-nettoyée et conserve un aspect historique très recherché.
Expédition et emballage Livraison suivie et assurée dans la mesure où la loi le permet. Les frais d'expédition comprennent un emballage professionnel, une manipulation soigneuse et un envoi sécurisé. Emballage réalisé avec soin, en utilisant des matériaux recyclés lorsque cela est possible.
Merci de noter : cette arme ancienne est proposée strictement comme objet de collection à caractère historique. La vente et l'expédition sont soumises à l'ensemble des restrictions d'âge, légales et d'importation applicables.
1 300 €
Epoque : 19ème siècle
Style : Orientaliste
Etat : Bon état
Référence (ID) : 1822402
Disponibilité : En stock
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