Saint Roch guérissant un Cardinal Pestiféré École espagnole, v. 1600 -1650 Huile sur Bois
Saint Roch guérissant un cardinal pestiféré
École espagnole, vers 1600 -1650
Huile sur panneau de bois.
Cette peinture représente un épisode particulièrement puissant de la vie de saint Roch, l’un des grands saints protecteurs invoqués contre la peste et les épidémies.
Selon la tradition, vers 1367-1368, saint Roch arrive à Rome alors que la peste sévit. Né à Montpellier et ayant choisi une existence de pèlerin après avoir distribué ses biens aux pauvres, Roch consacre son voyage à assister et à soigner les malades.
À Rome, il rencontre un cardinal atteint de la peste et le guérit miraculeusement en traçant le signe de la croix sur son front.
Reconnaissant, le cardinal l’aurait ensuite présenté au pape, généralement identifié dans cette tradition à Urbain V.
Le cardinal, vêtu de rouge et de blanc, incline la tête tandis que saint Roch, dans son habit de pèlerin, étend la main vers son front. Le geste constitue le véritable centre de la composition : la main du saint devient l’instrument de la bénédiction et de la guérison.
Face à la maladie, les différences de rang semblent s’effacer : le haut dignitaire de l’Église se place lui-même sous la protection du pèlerin guérisseur. L’œuvre, rattachée à l’école espagnole du XVIIᵉ siècle, prend une résonance particulière dans le contexte des grandes épidémies qui frappent alors régulièrement l’Europe et l’Espagne.
Saint Roch est l’un des intercesseurs les plus sollicités contre la peste. Une telle représentation n’est donc pas seulement l’illustration d’un miracle ancien : elle constitue une véritable image de protection et d’espérance destinée à une population vivant avec la menace très concrète de la contagion et de la mort. Cette dimension est d’autant plus forte que saint Roch aurait lui-même contracté la peste.
Après avoir consacré sa vie aux malades, il devient à son tour pestiféré et se retire à l’écart afin de ne pas contaminer les autres. La tradition raconte qu’un chien vient alors quotidiennement lui apporter du pain, épisode devenu l’un des éléments les plus célèbres de son iconographie.
Roch survit à la maladie et devient ainsi non seulement celui qui guérit, mais aussi celui qui a personnellement connu les souffrances des pestiférés.
Dans ce panneau, la rencontre entre le cardinal et saint Roch acquiert ainsi une grande force symbolique. Le rouge éclatant des vêtements du prélat répond à la silhouette sombre et austère du pèlerin, tandis que le contact de la main sur le front concentre toute l’intensité de la scène. La scène transforme ainsi la peur de l’épidémie en une image de foi, de compassion et d’espérance.
Encadrement de type "Caisse Américaine".
Accidents et manques, restaurations anciennes.
Dimensions du panneau : 51,2 x 30,4 cm
Cette peinture représente un épisode particulièrement puissant de la vie de saint Roch, l’un des grands saints protecteurs invoqués contre la peste et les épidémies.
Selon la tradition, vers 1367-1368, saint Roch arrive à Rome alors que la peste sévit. Né à Montpellier et ayant choisi une existence de pèlerin après avoir distribué ses biens aux pauvres, Roch consacre son voyage à assister et à soigner les malades.
À Rome, il rencontre un cardinal atteint de la peste et le guérit miraculeusement en traçant le signe de la croix sur son front.
Reconnaissant, le cardinal l’aurait ensuite présenté au pape, généralement identifié dans cette tradition à Urbain V.
Le cardinal, vêtu de rouge et de blanc, incline la tête tandis que saint Roch, dans son habit de pèlerin, étend la main vers son front. Le geste constitue le véritable centre de la composition : la main du saint devient l’instrument de la bénédiction et de la guérison.
Face à la maladie, les différences de rang semblent s’effacer : le haut dignitaire de l’Église se place lui-même sous la protection du pèlerin guérisseur. L’œuvre, rattachée à l’école espagnole du XVIIᵉ siècle, prend une résonance particulière dans le contexte des grandes épidémies qui frappent alors régulièrement l’Europe et l’Espagne.
Saint Roch est l’un des intercesseurs les plus sollicités contre la peste. Une telle représentation n’est donc pas seulement l’illustration d’un miracle ancien : elle constitue une véritable image de protection et d’espérance destinée à une population vivant avec la menace très concrète de la contagion et de la mort. Cette dimension est d’autant plus forte que saint Roch aurait lui-même contracté la peste.
Après avoir consacré sa vie aux malades, il devient à son tour pestiféré et se retire à l’écart afin de ne pas contaminer les autres. La tradition raconte qu’un chien vient alors quotidiennement lui apporter du pain, épisode devenu l’un des éléments les plus célèbres de son iconographie.
Roch survit à la maladie et devient ainsi non seulement celui qui guérit, mais aussi celui qui a personnellement connu les souffrances des pestiférés.
Dans ce panneau, la rencontre entre le cardinal et saint Roch acquiert ainsi une grande force symbolique. Le rouge éclatant des vêtements du prélat répond à la silhouette sombre et austère du pèlerin, tandis que le contact de la main sur le front concentre toute l’intensité de la scène. La scène transforme ainsi la peur de l’épidémie en une image de foi, de compassion et d’espérance.
Encadrement de type "Caisse Américaine".
Accidents et manques, restaurations anciennes.
Dimensions du panneau : 51,2 x 30,4 cm
1 400 €
Epoque : 17ème siècle
Style : Haute époque-Renaissance-Louis XIII
Etat : En l'etat
Matière : Huile sur bois
Référence (ID) : 1819266
Disponibilité : En stock
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