ÉCOLE DE PARIS / PERE CREIXAMS (1893-1965) (CATALOGNE-BARCELONE) / GARÇON COUCHÉ / hst
Artiste : Pere Creixams (1893-1965)
PERE CREIXAMS (1893-1965)
GARÇON COUCHÉ N°1
Huile sur toile
signée en bas à droite et titrée au dos
73 × 92 cm hors cadre
89 × 108 cm avec cadre
Cette œuvre est particulièrement représentative de la peinture figurative de Pere Creixams, à la rencontre de la tradition catalane et de l’École de Paris. Le peintre, né à Barcelone en 1893, développe à Paris, à partir des années 1910-1920, une manière très personnelle fondée sur une figuration libre, expressive et profondément attachée à la présence humaine. Son parcours est étroitement lié à Montmartre et à l'effervescence artistique parisienne de l'entre-deux-guerres.
Avec Garçon couché n°1, Creixams choisit un sujet d'apparence très simple : un jeune garçon allongé sur un canapé ou un lit, absorbé dans une attitude silencieuse et presque méditative. L'intérêt du tableau réside précisément dans cette scène intime, débarrassée de toute anecdote, où le peintre se concentre sur la figure, le geste et l'atmosphère.
La composition est remarquablement construite. Le corps du garçon, placé en diagonale, occupe une grande partie de la surface et crée un mouvement qui traverse toute la toile. Les jambes, le torse et les bras sont traités par de larges touches de peinture, tandis que le visage est rendu avec une économie de moyens qui lui confère une grande présence. La matière picturale est particulièrement intéressante : pinceau large, touches visibles, empâtements et simplification des formes donnent à l'ensemble une spontanéité qui constitue l'une des qualités essentielles de Creixams. Il ne cherche pas à reproduire minutieusement le modèle mais à en restituer la présence et le caractère.
La palette, dominée par les ocres, les terres, les bruns, les rouges et les bleus, est caractéristique de cette sensibilité méditerranéenne que Creixams associe à une conception moderne de la peinture. Le bleu clair du vêtement constitue notamment un contrepoint lumineux aux tonalités chaudes du décor et permet de détacher fortement la figure du garçon. Cette manière de construire la figure par grandes masses colorées et contours souples rapproche l'œuvre de la période où Creixams affirme son langage figuratif personnel, nourri à la fois par la peinture catalane et par le climat artistique parisien.
Il faut également souligner que Creixams appartient à cette génération d'artistes espagnols et catalans qui ont participé à la formidable circulation artistique entre Barcelone et Paris. Son entourage parisien fut particulièrement riche : il fréquenta notamment des écrivains et artistes tels que Max Jacob, Blaise Cendrars, André Salmon, Raymond Radiguet, André Malraux et Amedeo Modigliani. Ses œuvres furent également présentées dans le contexte des galeries parisiennes de l'époque, notamment aux côtés d'artistes majeurs de l'avant-garde et de l'École de Paris.
PERE CREIXAMS (1893-1965)
Pere Modesto Luis Creixams i Picó, né à Barcelone en 1893 et mort dans la même ville en 1965, est un peintre, dessinateur, illustrateur et lithographe catalan, autodidacte, généralement rattaché à l’École de Paris. Issu d’un milieu modeste du quartier populaire de Poble-sec, il exerce dans sa jeunesse différents métiers, notamment dans l’imprimerie et la typographie, avant de se consacrer à la peinture. Il arrive à Paris à la fin des années 1910 et s’installe dans le milieu artistique de Montmartre et de Montparnasse. Il y rencontre de nombreux écrivains et artistes, parmi lesquels Florent Fels, Max Jacob, Blaise Cendrars, André Salmon, André Malraux, Othon Friesz et Modigliani. Creixams participe rapidement à la vie artistique parisienne et expose notamment au Salon des Indépendants en 1922, au Salon d’Automne en 1925 et au Salon des Tuileries. Parallèlement à sa peinture, il développe une importante activité d’illustrateur et travaille pour des ouvrages de poètes et écrivains tels que Rimbaud, Verlaine, Baudelaire, Cocteau et Max Jacob. Son parcours reste toutefois profondément lié à la Catalogne : il retourne à Barcelone en 1927 et continue à y exposer, avant de revenir s'établir à Paris en 1936. Son œuvre se caractérise essentiellement par une figuration vigoureuse et expressive, dans laquelle la figure humaine occupe une place centrale. Influencé notamment par Isidre Nonell, Creixams privilégie les personnages populaires, les enfants, les femmes, les maternités, les portraits, les scènes de la vie quotidienne et les figures de Montmartre. Sa peinture associe une matière généreuse, des contours simplifiés, une touche très libre et une palette souvent chaude, conservant une forte empreinte méditerranéenne. Cette synthèse entre sensibilité catalane et expérience parisienne constitue précisément l'originalité de Creixams. Il demeure toute sa vie partagé entre Barcelone et Paris et devient, après la Seconde Guerre mondiale, une figure familière de la Butte Montmartre, fréquentant notamment Gen Paul et le cercle des artistes, écrivains et chansonniers montmartrois. Il entretient également des liens étroits avec le monde littéraire, notamment avec Marcel Aymé et Pierre Mac Orlan. La reconnaissance de Creixams dépasse progressivement le cercle montmartrois. Il expose dans plusieurs galeries parisiennes importantes, notamment les galeries Pierre, Charpentier, Delpierre et Pétridès, ainsi qu'à Barcelone à la Sala Parés, La Pinacoteca et la galerie Dalmau. Il reçoit en 1961 la médaille d'argent de la Ville de Paris. Son importance est aujourd'hui également attestée par les collections publiques. Le Museu Nacional d'Art de Catalunya conserve plusieurs œuvres de Creixams, notamment Noia amb infant, vers 1930, une huile sur toile de 92 × 73 cm, et Nena i flors, vers 1935, de 73 × 61 cm. Ces deux œuvres montrent justement l'importance de la figure humaine dans son œuvre et rendent particulièrement pertinente la comparaison avec le Garçon couché n°1.
PERE CREIXAMS (1893-1965)
NEN AJAÇAT N°1 (o Noi ajaçat n°1)
Oli sobre tela signat a baix a la dreta i titulat al dors
73 × 92 cm sense marc
89 × 108 cm amb marc Aquesta obra és particularment representativa de la pintura figurativa de Pere Creixams, a la cruïlla de la tradició catalana i de l’Escola de París. El pintor, nascut a Barcelona el 1893, va desenvolupar a París, a partir dels anys 1910-1920, una manera molt personal fundada en una figuració lliure, expressiva i profundament vinculada a la presència humana. La seva trajectòria està estretament lligada a Montmartre i a l'efervescència artística parisenca de l'entreguerres. Amb Nen ajaçat n°1, Creixams tria un tema d'aparença molt simple: un marrec allargat en un sofà o un llit, absorbit en una actitud silenciosa i gairebé meditativa. L'interès del quadre resideix precisament en aquesta escena íntima, despullada de qualsevol anècdota, on el pintor es concentra en la figura, el gest i l'atmosfera. La composició està remarcablement construïda. El cos del noi, col·locat en diagonal, ocupa una gran part de la superfície i crea un moviment que travessa tota la tela. Les cames, el tors i els braços estan tractats amb amples pinzellades, mentre que el rostre està representat amb una economia de mitjans que li confereix una gran presència. La matèria pictòrica és particularment interessant: el pinzell ample, els traços visibles, els empastaments i la simplificació de les formes donen al conjunt una espontaneïtat que constitueix una de les qualitats essencials de Creixams. No busca reproduir minuciosament el model, sinó restituir-ne la presència i el caràcter. La paleta, dominada pels ocres, les terres, els marrons, els vermells i els blaus, és característica d'aquesta sensibilitat mediterrània que Creixams associa a una concepció moderna de la pintura. El blau clar de la roba constitueix, sobretot, un contrapunt lluminós a les tonalitats càlides del decorat i permet destacar fortament la figura del noi. Aquesta manera de construir la figura mitjançant grans masses acolorides i contorns suaus acosta l'obra al període en què Creixams afirma el seu llenguatge figuratiu personal, nodrit alhora per la pintura catalana i pel clima artístic parisenc. També cal subratllar que Creixams pertany a aquesta generació d'artistes espanyols i catalans que van participar en la formidable circulació artística entre Barcelona i París. El seu entorn parisenc va ser particularment ric: va freqüentar sobretot escriptors i artistes com ara Max Jacob, Blaise Cendrars, André Salmon, Raymond Radiguet, André Malraux i Amedeo Modigliani. Les seves obres també van ser presentades en el context de les galeries parisenques de l'època, especialment al costat d'artistes cabdals de l'avantguarda i de l'Escola de París.
GARÇON COUCHÉ N°1
Huile sur toile
signée en bas à droite et titrée au dos
73 × 92 cm hors cadre
89 × 108 cm avec cadre
Cette œuvre est particulièrement représentative de la peinture figurative de Pere Creixams, à la rencontre de la tradition catalane et de l’École de Paris. Le peintre, né à Barcelone en 1893, développe à Paris, à partir des années 1910-1920, une manière très personnelle fondée sur une figuration libre, expressive et profondément attachée à la présence humaine. Son parcours est étroitement lié à Montmartre et à l'effervescence artistique parisienne de l'entre-deux-guerres.
Avec Garçon couché n°1, Creixams choisit un sujet d'apparence très simple : un jeune garçon allongé sur un canapé ou un lit, absorbé dans une attitude silencieuse et presque méditative. L'intérêt du tableau réside précisément dans cette scène intime, débarrassée de toute anecdote, où le peintre se concentre sur la figure, le geste et l'atmosphère.
La composition est remarquablement construite. Le corps du garçon, placé en diagonale, occupe une grande partie de la surface et crée un mouvement qui traverse toute la toile. Les jambes, le torse et les bras sont traités par de larges touches de peinture, tandis que le visage est rendu avec une économie de moyens qui lui confère une grande présence. La matière picturale est particulièrement intéressante : pinceau large, touches visibles, empâtements et simplification des formes donnent à l'ensemble une spontanéité qui constitue l'une des qualités essentielles de Creixams. Il ne cherche pas à reproduire minutieusement le modèle mais à en restituer la présence et le caractère.
La palette, dominée par les ocres, les terres, les bruns, les rouges et les bleus, est caractéristique de cette sensibilité méditerranéenne que Creixams associe à une conception moderne de la peinture. Le bleu clair du vêtement constitue notamment un contrepoint lumineux aux tonalités chaudes du décor et permet de détacher fortement la figure du garçon. Cette manière de construire la figure par grandes masses colorées et contours souples rapproche l'œuvre de la période où Creixams affirme son langage figuratif personnel, nourri à la fois par la peinture catalane et par le climat artistique parisien.
Il faut également souligner que Creixams appartient à cette génération d'artistes espagnols et catalans qui ont participé à la formidable circulation artistique entre Barcelone et Paris. Son entourage parisien fut particulièrement riche : il fréquenta notamment des écrivains et artistes tels que Max Jacob, Blaise Cendrars, André Salmon, Raymond Radiguet, André Malraux et Amedeo Modigliani. Ses œuvres furent également présentées dans le contexte des galeries parisiennes de l'époque, notamment aux côtés d'artistes majeurs de l'avant-garde et de l'École de Paris.
PERE CREIXAMS (1893-1965)
Pere Modesto Luis Creixams i Picó, né à Barcelone en 1893 et mort dans la même ville en 1965, est un peintre, dessinateur, illustrateur et lithographe catalan, autodidacte, généralement rattaché à l’École de Paris. Issu d’un milieu modeste du quartier populaire de Poble-sec, il exerce dans sa jeunesse différents métiers, notamment dans l’imprimerie et la typographie, avant de se consacrer à la peinture. Il arrive à Paris à la fin des années 1910 et s’installe dans le milieu artistique de Montmartre et de Montparnasse. Il y rencontre de nombreux écrivains et artistes, parmi lesquels Florent Fels, Max Jacob, Blaise Cendrars, André Salmon, André Malraux, Othon Friesz et Modigliani. Creixams participe rapidement à la vie artistique parisienne et expose notamment au Salon des Indépendants en 1922, au Salon d’Automne en 1925 et au Salon des Tuileries. Parallèlement à sa peinture, il développe une importante activité d’illustrateur et travaille pour des ouvrages de poètes et écrivains tels que Rimbaud, Verlaine, Baudelaire, Cocteau et Max Jacob. Son parcours reste toutefois profondément lié à la Catalogne : il retourne à Barcelone en 1927 et continue à y exposer, avant de revenir s'établir à Paris en 1936. Son œuvre se caractérise essentiellement par une figuration vigoureuse et expressive, dans laquelle la figure humaine occupe une place centrale. Influencé notamment par Isidre Nonell, Creixams privilégie les personnages populaires, les enfants, les femmes, les maternités, les portraits, les scènes de la vie quotidienne et les figures de Montmartre. Sa peinture associe une matière généreuse, des contours simplifiés, une touche très libre et une palette souvent chaude, conservant une forte empreinte méditerranéenne. Cette synthèse entre sensibilité catalane et expérience parisienne constitue précisément l'originalité de Creixams. Il demeure toute sa vie partagé entre Barcelone et Paris et devient, après la Seconde Guerre mondiale, une figure familière de la Butte Montmartre, fréquentant notamment Gen Paul et le cercle des artistes, écrivains et chansonniers montmartrois. Il entretient également des liens étroits avec le monde littéraire, notamment avec Marcel Aymé et Pierre Mac Orlan. La reconnaissance de Creixams dépasse progressivement le cercle montmartrois. Il expose dans plusieurs galeries parisiennes importantes, notamment les galeries Pierre, Charpentier, Delpierre et Pétridès, ainsi qu'à Barcelone à la Sala Parés, La Pinacoteca et la galerie Dalmau. Il reçoit en 1961 la médaille d'argent de la Ville de Paris. Son importance est aujourd'hui également attestée par les collections publiques. Le Museu Nacional d'Art de Catalunya conserve plusieurs œuvres de Creixams, notamment Noia amb infant, vers 1930, une huile sur toile de 92 × 73 cm, et Nena i flors, vers 1935, de 73 × 61 cm. Ces deux œuvres montrent justement l'importance de la figure humaine dans son œuvre et rendent particulièrement pertinente la comparaison avec le Garçon couché n°1.
PERE CREIXAMS (1893-1965)
NEN AJAÇAT N°1 (o Noi ajaçat n°1)
Oli sobre tela signat a baix a la dreta i titulat al dors
73 × 92 cm sense marc
89 × 108 cm amb marc Aquesta obra és particularment representativa de la pintura figurativa de Pere Creixams, a la cruïlla de la tradició catalana i de l’Escola de París. El pintor, nascut a Barcelona el 1893, va desenvolupar a París, a partir dels anys 1910-1920, una manera molt personal fundada en una figuració lliure, expressiva i profundament vinculada a la presència humana. La seva trajectòria està estretament lligada a Montmartre i a l'efervescència artística parisenca de l'entreguerres. Amb Nen ajaçat n°1, Creixams tria un tema d'aparença molt simple: un marrec allargat en un sofà o un llit, absorbit en una actitud silenciosa i gairebé meditativa. L'interès del quadre resideix precisament en aquesta escena íntima, despullada de qualsevol anècdota, on el pintor es concentra en la figura, el gest i l'atmosfera. La composició està remarcablement construïda. El cos del noi, col·locat en diagonal, ocupa una gran part de la superfície i crea un moviment que travessa tota la tela. Les cames, el tors i els braços estan tractats amb amples pinzellades, mentre que el rostre està representat amb una economia de mitjans que li confereix una gran presència. La matèria pictòrica és particularment interessant: el pinzell ample, els traços visibles, els empastaments i la simplificació de les formes donen al conjunt una espontaneïtat que constitueix una de les qualitats essencials de Creixams. No busca reproduir minuciosament el model, sinó restituir-ne la presència i el caràcter. La paleta, dominada pels ocres, les terres, els marrons, els vermells i els blaus, és característica d'aquesta sensibilitat mediterrània que Creixams associa a una concepció moderna de la pintura. El blau clar de la roba constitueix, sobretot, un contrapunt lluminós a les tonalitats càlides del decorat i permet destacar fortament la figura del noi. Aquesta manera de construir la figura mitjançant grans masses acolorides i contorns suaus acosta l'obra al període en què Creixams afirma el seu llenguatge figuratiu personal, nodrit alhora per la pintura catalana i pel clima artístic parisenc. També cal subratllar que Creixams pertany a aquesta generació d'artistes espanyols i catalans que van participar en la formidable circulació artística entre Barcelona i París. El seu entorn parisenc va ser particularment ric: va freqüentar sobretot escriptors i artistes com ara Max Jacob, Blaise Cendrars, André Salmon, Raymond Radiguet, André Malraux i Amedeo Modigliani. Les seves obres també van ser presentades en el context de les galeries parisenques de l'època, especialment al costat d'artistes cabdals de l'avantguarda i de l'Escola de París.
1 650 €
Epoque : 20ème siècle
Style : Autre style
Etat : Parfait état
Matière : Huile sur toile
Référence (ID) : 1817667
Disponibilité : En stock
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