Louis Mathieu Verdilhan (1875-1928) Place de village animée
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Louis Mathieu Verdilhan (1875-1928) Place de village animée

Artiste : Louis Mathieu Verdilhan (1875-1928)
« Je finirai par ne plus rien mettre et il y aura l’essentiel ». Ces mots sont de Mathieu Verdilhan, désireux de supprimer le superflu et d’aller directement à l’essentiel.
Mission accomplie dans la plupart de ses œuvres des années 20, et on peut imaginer qu’il aurait fleurté avec l’abstraction si la mort ne l’avait pas arrêté à l’âge de 53 ans.
Incroyable chercheur, capable de passer de l’impressionnisme au fauvisme puis à de larges aplats de couleur cernés de noir qui architecturent les villages et les personnages proche de la technique du cloisonnisme.
Une matière par endroits empâtée comme sur ce mur blanc à gauche qui donne du grain et évite la platitude pure. Le vert du feuillage, le bleu des volets, le jaune de la devanture et le rouge-brique du mur sont posés en zones franches, sans dégradés ni modelé.
L’œuvre est proposée dans un beau cadre de style Louis XIV de chez RG qui mesure 87 cm par 103 cm et 66 cm par 81 cm pour la toile seule.
En très bon état, l’œuvre est signée en bas à gauche.
Elle représente une scène de rue typiquement provençale, probablement dans un village des environs de la Sainte Baume comme Roquevaire ou Trets où l’artiste a travaillé;
Les volets provençaux et le drapeau tricolore sur la façade du café sont très caractéristiques .
 La composition est coupée en deux par le tronc massif de l'arbre : à gauche, une façade grise et blanche avec un passage voûté noir devant lequel un homme passe ; à droite, une maison ocre-rouge avec la devanture jaune d'un débit de boissons, le Bar Olir vraisemblablement« BAR OLIVE » que l’artiste malheureusement analphabète a pu déformer et devant laquelle discutent deux silhouettes, un homme en noir et une femme au panier.
Toujours audacieux, Verdilhan présente l'arbre central comme une colonne vertébrale qui structure toute l'image, un peu à la manière d'un retable à deux volets.
Les deux moitiés du tableau se répondent en écho tout en étant contrastées — à gauche, une palette sourde, gris, blanc cassé et un vide narratif, la rue, l'ombre du porche, et à droite, une explosion de couleurs, ocre, jaune vif, bleu et la vie sociale, avec le café et les passants.
Couper la composition en deux par cet arbre est audacieux et évite une vue banale dite « carte postale », Verdilhan oppose la rue anonyme et le lieu de sociabilité.

La famille de Louis MathieuVerdilhan s’installe au quartier des Chartreux à Marseille en 1877.
Issu d’unefamille pauvre, il entre en apprentissage chez un peintre en bâtiment en  1890 mais s'initie au dessin avec le soutien de l'artiste-peintre marseillais Eugène Giraud (Marseille 1848-1937).
Dès 1895, il ouvre un atelier qu'il gardera toute sa vie, au n° 12 rue Fort-Notre-Dame.
En 1898, il part pour la première fois à Paris et travaille chez le décorateur Adrien Karbowsky chargé d'une partie de l'ornementation du Salon du bois du pavillon des Arts décoratifs pour l'exposition universelle de1900, puis rentre l’année suivante à Marseille.
En 1902, il perd son œil gauche, ce qui ne l'empêche pas de peindre.
Sa carrière artistique débute en 1902 à Marseille avec une exposition à la rue Saint-Ferréol puis, en 1905, une exposition au palais des architectes à l’avenue du Prado.
Il expose également à Paris dès 1906 au Salon des indépendants : Champs de coquelicots (1906), Prêtre et enfant de chœur (1910), Place de l'horloge (1911), Maison àl'amandier (1913), La cruche aux fleurs (1914) ...
A partir de 1908 il participe également au Salon d'automne.
En 1909, il passe six mois à Versailles où il réalise de nombreux tableaux.
Il occupe de 1910 à 1914 un atelier au n° 12 quai de Rive Neuve dans des entrepôts où sont déjà installés les peintres Girieud et Lombard (local qui sera plus tard, de 1946 à 1993 l'atelier du peintre François Diana).
Mobilisé à Toulon lors de la Première Guerre mondiale, Louis Mathieu Verdilhan côtoie Albert Marquet dont il subit l’influence, mais aussi André Suarès et Antoine Bourdelle.
Après la guerre, il réside successivement à Aix-en-Provence, Cassis et Toulon.
Le 16 mars 1919, il épouse Hélène Casile, fille cadette du peintre Alfred Casile.
Sa notoriété augmente et il expose jusqu'à New York à la galerie Kraushaar.
Il effectue pour la ville de Marseille la peinture d’un panneau pour l’Opéra de Marseille : cette toile représente la fête du 14 juillet à Marseille et a été très critiquée lors de l'inaugurationde l'opéra. 
Passionné par le Vieux-Port, il en fit plus 130 représentations entre 1913 et 1920.
Il meurt d’un cancer du larynx le 15 décembre 1928.
Sa veuve se remarie avec un ingénieur polytechnicien, Gaston Vanneufville, et aura une fille : l’actrice Geneviève Casile.

On peut voir ses oeuvres dans de nombreux Musées et collections publiques:
Albi, musée Toulouse-Lautrec : Bateau à quai Avignon,
Musée Calvet : Vue du Vieux-Port à Marseille
Granville, musée d'art moderne Richard Anacréon : Paysage provençal
Grenoble, Musée : Portrait d'homme
Marseille : Musée des Beaux-Arts : Vue du port de Marseille,  Mairie sur la côte 
Musée Cantini : Autoportrait, Le Vieux-Port, Le bestiaire, Le pont transbordeur, Mairie sur la côte, Vue du port de Marseille Martigues, musée Ziem : Le grand pavois dans le port de Marseille, Le Vieux-Port à Marseille en 1927,  Le bar des Colonies à Toulon
Paris, Musée d'Art Moderne de la ville de Paris : Le Déjeuner, sépia, Marseille, bateaux au port Toulon,
Musée d'Art de Toulon : Coin de parc, vers 1911, huile sur toile, 80 × 105 cm, Littoral varois, vers 1907, huile sur toile, 70 × 91 cm , Village de Provence, huile sur toile, 80 × 150 cm.


30 000 €

Epoque : 20ème siècle

Style : Autre style

Etat : Très bon état

Matière : Huile sur toile

Longueur : 81 cm

Hauteur : 66 cm

Référence (ID) : 1817288

Disponibilité : En stock

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5, Place Mirabeau
Cassis 13260, France

+33 6 12 18 42 09

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Galerie Marina
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