Cadran solaire (Pignerol) en argent par Butterfield, Paris, 1687-1691
- Argent, boite en chagrin noir, intérieur en velours vert et monture argent
- Paris, 1687-1691
- Michael Butterfield, fabricant d’instruments scientifiques (1635-1724)
- Cadran : longueur : 59 mm & largeur : 50 mm, diamètre (boussole) : 23mm ; boitier : longueur : 64 mm & largeur : 57 mm - - - Poids : 27g
- Superb état , petite salissure sur le velours
- Petit cadran solaire en argent finement gravé repose sur un pied tourné, il est monté sur une platine octogonale, à quatre échelles horaires, une en chiffres romains et trois en chiffres arabes pour les latitudes 52, 48,46 et 43. Un décor de rinceaux est gravé au centre avec la signature en lettres cursives « Butterfield AParis ». Le style, monté sur charnière est orné d’un feuillage et d’un oiseau gravé dont le bec indique l’élévation retenue de 40° à 60°. Boussole à cuve sèche encastrée à 4 points cardinaux : « Est », « Ouest », Nord » et« Sud » ; l’aiguille est en acier bleui montée sur un pivot en laiton. Le dos de la platine est gravé une liste de 20 villes européennes avec leur latitude incluant la ville de Pignerol. La languette servant de ressort est gravée d’une feuille d’acanthe, la boussole d’une rose tournoyante. Dans son écrin en chagrin noir, intérieur de velours vert, avec la monture et le bouton poussoir en argent.
- La rare mention de la ville de « Pignerol » inscrite au revers du cadran avec la latitude de « 44.05 », abritait la célèbre prison forteresse de Louis XIV où furent emprisonnés Fouquet, le duc de Lauzun et l'homme au masque de fer. Cette ville du Piémont devient française en 1631 et une forteresse militaire majeure avant d’être restituée au duc de Savoie en 1696. Un grand modèle de cadran solaire de l'ingérieur de la collection Randier portait aussi cette rare mention de la ville de Pignerol (Vente Aguttes du 15 mai 2023, n°267)
Michael Butterfield (1635-1724), horloger d’origine anglaise, s’installe à Paris vers 1663, nommé ingénieur du roi en 1679, il réalise sous la direction de Jean-Dominique Cassini un planisphère pour l’Académie royale des sciences de Paris. Il est répertorié en 1678 au faubourg Saint-Germain à l’enseigne « rue Neuve des Fossés » et en 1697 « Aux Armes d’Angleterre » sur le quai des Morfondus. Son enseigne est reprise par son élève, Jean-JacquesLanglois. Son nom est attaché à une forme particulière de cadran solaire universel horizontal, de forme octogonale à gnomon réglable selon la latitude.
- Poinçons de décharge (sous la platine) : fleur de lys à la pointe arrondie, décharge des petits ouvrages pour Paris du 1er octobre 1687au 18 décembre 1691 [1, n°249]
- Réf. :[1] Bimbenet-Privat, Michèle & de Fontaines, Gabriel : "La datation de l’orfèvrerie parisienne sous l’ancien régime ", Parismusées, 1995
Epoque : 17ème siècle
Style : Louis XIV - Régence
Etat : Parfait état
Matière : Argent massif
Longueur : 59 mm, boitier : 64 mm
Largeur : 50 mm ; boitier : 57 mm
Diamètre : 23 mm
Référence (ID) : 1817022
Disponibilité : En stock




































