Henry Auguste – Coupe à fruits en vermeil, époque Empire, Paris 1798-1809
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Henry Auguste – Coupe à fruits en vermeil, époque Empire, Paris 1798-1809

Artiste : Henry Auguste

Henry Auguste – Coupe à fruits en vermeil, époque Empire, Paris 1798-1809

Rare et élégante coupe à fruits en vermeil d’époque Empire, réalisée à Paris entre 1798 et 1809 par Henry Auguste (1759-1816), l’un des plus importants orfèvres français de la période néoclassique et impériale.

La coupe, de forme hémisphérique, présente une composition particulièrement architecturée. Sa bordure est soulignée d’une frise finement travaillée, tandis que sa partie inférieure est ornée d’un important décor rayonnant de feuilles lancéolées en relief.

Elle repose sur un remarquable piètement organisé autour d’un fût central cannelé. Deux têtes de bélier finement ciselées, disposées symétriquement de part et d’autre du fût, constituent l’un des éléments majeurs du décor. Les supports incurvés rejoignent une base architecturée ornée de motifs néoclassiques et reposant sur des pieds ailés terminés par des griffes.

L’ensemble développe le riche vocabulaire ornemental inspiré de l’Antiquité qui caractérise les créations les plus raffinées du Consulat et de l’Empire : têtes de bélier, palmettes, feuilles d’eau, cannelures, ailes et pieds griffus. Malgré la richesse du décor, la composition demeure parfaitement équilibrée et témoigne de la qualité exceptionnelle de l’orfèvrerie parisienne au tournant du XIXe siècle.

La pièce conserve son vermeil d’origine, réalisé par dorure au mercure, dans un superbe état de conservation. La profondeur et la tonalité chaude de la dorure mettent particulièrement en valeur les deux têtes de bélier, la ciselure des ornements et les différents reliefs du piètement.

Par sa destination de coupe à fruits ou coupe de centre, cette œuvre possède également un caractère particulièrement décoratif. Sa silhouette sculpturale et ses proportions harmonieuses lui permettent de s’intégrer aussi bien dans un intérieur classique que contemporain. Garnie de fruits, elle retrouve pleinement sa vocation de pièce de centre destinée à participer au décor de la table.

Henry Auguste, un grand nom de l’orfèvrerie française

Henry Auguste (Paris, 1759 – Port-au-Prince, 1816) appartient à l’une des grandes dynasties de l’orfèvrerie parisienne. Fils du célèbre orfèvre Robert-Joseph Auguste, il poursuit l’excellence de l’atelier familial tout en participant au renouvellement néoclassique de l’orfèvrerie française.

Ses créations s’inscrivent dans le mouvement qui conduit les arts décoratifs français du néoclassicisme de la fin du règne de Louis XVI vers l’esthétique monumentale du Consulat et de l’Empire. Son atelier exécute notamment des œuvres d’après les créations du grand sculpteur Jean-Guillaume Moitte, dont les dessins participent profondément au renouvellement des formes de l’orfèvrerie française.

La qualité du travail d’Auguste est reconnue au plus haut niveau. À l’Exposition des produits de l’industrie de 1802, Henry Auguste reçoit une médaille d’or, tout comme Jean-Baptiste-Claude Odiot.

Cette distinction permet de replacer Henry Auguste à son véritable rang. Si les noms de Martin-Guillaume Biennais et de Jean-Baptiste-Claude Odiot sont aujourd’hui davantage connus du grand public, Auguste appartient au même premier cercle des grands orfèvres français actifs au tournant du XIXe siècle.

Henry Auguste, Biennais et Odiot

Ces trois grands orfèvres participent, chacun avec son langage propre, à l’exceptionnel développement de l’orfèvrerie française sous le Consulat et l’Empire.

Martin-Guillaume Biennais (1764-1843) devient l’un des principaux fournisseurs de Napoléon et réalise de nombreuses pièces destinées à la Maison impériale.

Jean-Baptiste-Claude Odiot (1763-1850) connaît également une brillante carrière sous l’Empire et auprès des grandes cours européennes. Sa réputation internationale contribuera durablement à faire de son nom l’un des plus célèbres de l’orfèvrerie française.

Henry Auguste bénéficie quant à lui de l’une des commandes les plus prestigieuses de toute l’histoire de l’orfèvrerie du Premier Empire.

À l’occasion du Sacre de Napoléon en 1804, la Ville de Paris lui commande le spectaculaire service en vermeil destiné à l’Empereur. Cet ensemble monumental, réalisé dans des délais extrêmement courts grâce à la mobilisation d’un atelier considérable, est présenté à Napoléon à l’Hôtel de Ville de Paris en décembre 1804.

Parmi les éléments les plus célèbres de cet ensemble figure la monumentale Nef de l’Empereur, aujourd’hui conservée au château de Fontainebleau.

Les œuvres de Henry Auguste sont aujourd’hui présentes dans d’importantes collections publiques internationales. Le Metropolitan Museum of Art de New York conserve notamment des œuvres majeures de l’orfèvre, parmi lesquelles une paire de candélabres néoclassiques exécutée d’après un dessin de Jean-Guillaume Moitte ainsi qu’une exceptionnelle aiguière en or.

La comparaison avec Biennais et Odiot est donc historiquement pertinente : Henry Auguste appartient à la génération des grands créateurs qui ont porté l’orfèvrerie française à son apogée à la charnière des XVIIIe et XIXe siècles. Si son nom est aujourd’hui moins immédiatement connu que ceux de Biennais ou d’Odiot, l’importance des commandes qui lui furent confiées, les récompenses obtenues et la présence de ses œuvres dans les grandes collections muséales témoignent de son rang.

La présente coupe constitue un remarquable témoignage de cette période : richesse du vocabulaire antique, qualité de la ciselure, équilibre architectural et somptuosité du vermeil s’y associent dans un objet à la fois fonctionnel, sculptural et particulièrement décoratif.

Caractéristiques

Orfèvre : Henry Auguste (1759-1816)
Origine : Paris, France
Époque : Empire
Datation : 1798-1809
Matière : argent massif, premier titre, 950 millièmes
Finition : vermeil, dorure au mercure d’origine
Poinçons : poinçon de maître de Henry Auguste parfaitement bien frappé ; poinçon au premier coq, premier titre, Paris 1798-1809
Hauteur : 16 cm
Diamètre : 17 cm
Poids : 650 g
État : superbe état de conservation, avec une remarquable conservation de la dorure au mercure d’origine.

Les fruits en pierres dures visibles sur certaines photographies sont présentés à titre décoratif et ne sont pas vendus avec la coupe.



6 000 €

Epoque : 19ème siècle

Style : Empire - Consulat

Etat : Très bon état

Matière : Vermeil

Référence (ID) : 1813771

Disponibilité : En stock

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