Kilim Fethiye - Anatolie. Circa 1920. 275 x 162 cm
Souvent, il m'arrive d'expliquer la différence entre un kilim et un tapis. Finalement, mon rôle est aussi d'ouvrir le regard.
On pourrait s'arrêter à l'aspect technique. Le kilim est tissé. C'est l'histoire de deux fils qui s'entrecroisent : la chaîne, qui détermine la longueur de l'ouvrage, et la trame, qui dessine les motifs et donne naissance au décor.
Le tapis, lui, est noué. Sur cette même structure tissée, la tisserande ajoute un fil avec lequel elle réalise des nœuds, créant ainsi le velours, plus ou moins épais selon les régions et les traditions.
Mais dépassons maintenant la technique et rapprochons-nous de cette œuvre.
J'ai souvent le sentiment que l'art du kilim, sublimé par l'imagination sans limite des populations nomades, relève davantage de la création libre que de la simple exécution. À l'inverse — même si cela mérite d'être nuancé — le tapis noué est fréquemment réalisé à partir d'un dessin ou d'un patron que la tisserande interprète avec une remarquable maîtrise.
Au premier regard, certains seront peut-être surpris par les différences de tonalités visibles sur l'une des extrémités de ce kilim. C'est pourtant précisément là que réside une grande partie de son charme.
Non, il ne s'agit ni d'une décoloration due au temps, ni d'une usure provoquée par la lumière. Cette variation fait partie intégrante du tissage. L'introduction volontaire d'autres nuances vient refermer la composition, l'équilibrer et lui apporter une respiration visuelle d'une étonnante modernité.
L'idée selon laquelle la tisserande aurait simplement manqué de laine sous-estime profondément son travail.
Face à un ouvrage de cette qualité, rien n'est laissé au hasard.
Le tissage, d'une grande finesse et d'une parfaite régularité, confère à cette pièce une souplesse et une légèreté remarquables. Sa palette de teintures végétales est d'une rare fraîcheur, dominée par des rouges profonds, des bleus lumineux, des ivoires chaleureux et, surtout, par ce jaune doré absolument irrésistible.
Une œuvre graphique, authentique et profondément décorative.
Origine : Fethiye, sud-ouest de l'Anatolie
Laine sur laine
Circa 1920
Très belle condition
Dimensions : 275 × 162 cm
Laurent
Beauty of Kilims
On pourrait s'arrêter à l'aspect technique. Le kilim est tissé. C'est l'histoire de deux fils qui s'entrecroisent : la chaîne, qui détermine la longueur de l'ouvrage, et la trame, qui dessine les motifs et donne naissance au décor.
Le tapis, lui, est noué. Sur cette même structure tissée, la tisserande ajoute un fil avec lequel elle réalise des nœuds, créant ainsi le velours, plus ou moins épais selon les régions et les traditions.
Mais dépassons maintenant la technique et rapprochons-nous de cette œuvre.
J'ai souvent le sentiment que l'art du kilim, sublimé par l'imagination sans limite des populations nomades, relève davantage de la création libre que de la simple exécution. À l'inverse — même si cela mérite d'être nuancé — le tapis noué est fréquemment réalisé à partir d'un dessin ou d'un patron que la tisserande interprète avec une remarquable maîtrise.
Au premier regard, certains seront peut-être surpris par les différences de tonalités visibles sur l'une des extrémités de ce kilim. C'est pourtant précisément là que réside une grande partie de son charme.
Non, il ne s'agit ni d'une décoloration due au temps, ni d'une usure provoquée par la lumière. Cette variation fait partie intégrante du tissage. L'introduction volontaire d'autres nuances vient refermer la composition, l'équilibrer et lui apporter une respiration visuelle d'une étonnante modernité.
L'idée selon laquelle la tisserande aurait simplement manqué de laine sous-estime profondément son travail.
Face à un ouvrage de cette qualité, rien n'est laissé au hasard.
Le tissage, d'une grande finesse et d'une parfaite régularité, confère à cette pièce une souplesse et une légèreté remarquables. Sa palette de teintures végétales est d'une rare fraîcheur, dominée par des rouges profonds, des bleus lumineux, des ivoires chaleureux et, surtout, par ce jaune doré absolument irrésistible.
Une œuvre graphique, authentique et profondément décorative.
Origine : Fethiye, sud-ouest de l'Anatolie
Laine sur laine
Circa 1920
Très belle condition
Dimensions : 275 × 162 cm
Laurent
Beauty of Kilims
1 600 €
Epoque : 20ème siècle
Style : Orientaliste
Etat : Très bon état
Matière : Laine
Longueur : 275 cm
Largeur : 162 cm
Référence (ID) : 1805570
Disponibilité : En stock
Imprimer fiche






































