Bacchus enfant et deux puttis dans un paysage
Artiste : école Italienne Rome Bologne Milieu 17 ème
Ecole italienne, sans doute Rome ou Bologne, milieu du XVIIe siècle
Bacchus enfant et deux putti dans un paysagePeinture à l’huile sur sa toile d’origine77 x 94,5 cm
Très bel état de conservation (une pièce au dos, quelques retouches très limitées).
Œuvre restaurée par nos soins1620-1660
Le décodage de ce tableau est plus complexe qu’il n’y paraît. On croit y voir a priori l’une de ces scènes comiques où le jeune Bacchus est représenté en enfant ridicule et ventripotent qui s’adonne avec intempérance à la boisson. L’étrange Bacchus enfant de Guido Reni (vers 1630) montre ainsi un jeune dieu obèse qui boit sans retenue et urine en même temps. Sur la droite de notre image, l’on reconnaît Bacchus à sa couronne de pampres, analogue à celle dont le coiffe Guido Reni (lui-même inspiré par des peintures de la Renaissance). Le putto (ou la fillette ?) qu’il tient affectueusement, lui posant une main sur l’épaule, porte non une couronne mais une grappe au-dessus de l’oreille, maintenue par un serre-tête. Le troisième enfant, debout contre un arbre, la tête à demi cachée par un voile, observe de haut la scène, l’air rieur.A l’arrière-plan, la nuit unit ciel et paysage dans un monochrome bleu sombre que perce la mince lumière d’une aurore.Le dieu à qui l’Antiquité attribuait l’invention du vin est également identifié, au premier plan, par une coupe en argent remplie de vin où trempe une grappe de raisins. Pour autant, ni notre Bacchus ni ses deux compagnons ne s’adonnent à la boisson. Car Bacchus leur montre un oiseau aux ailes déployées qu’il tient en hauteur sur sa main. L’oiseau est attaché par une ficelle. Probablement s’agit-il d’un chardonneret dont on reconnaît la tête rouge et le plumage chatoyant. Or le chardonneret relevait de la symbolique chrétienne. Il apparaissait dans nombre de peintures, parfois retenu par une ficelle, sur la main de l’Enfant Jésus. Une légende disait qu’il devait sa tache rouge àune goutte de sang du Sauveur qui l’aurait éclaboussé alors que, descendant sur la tête du Christ en route vers le Calvaire, il lui arrachait une épine du front. De la même manière, le raisin et la coupe de vin, plutôt que l’ivresse, pourraient symboliser le sang du Christ et l’Eucharistie: «Jésus est le raisin de la Terre promise, disait saint Augustin, la grappe qui a été mise au pressoir.» Dans le sillage des penseurs de la Renaissance qui tentaient une synthèse entre la mythologie et les Evangiles, notre tableau pourrait donc incarner, en pleine époque baroque, une interprétation chrétienne du mythe de Bacchus.
Bacchus enfant et deux putti dans un paysagePeinture à l’huile sur sa toile d’origine77 x 94,5 cm
Très bel état de conservation (une pièce au dos, quelques retouches très limitées).
Œuvre restaurée par nos soins1620-1660
Le décodage de ce tableau est plus complexe qu’il n’y paraît. On croit y voir a priori l’une de ces scènes comiques où le jeune Bacchus est représenté en enfant ridicule et ventripotent qui s’adonne avec intempérance à la boisson. L’étrange Bacchus enfant de Guido Reni (vers 1630) montre ainsi un jeune dieu obèse qui boit sans retenue et urine en même temps. Sur la droite de notre image, l’on reconnaît Bacchus à sa couronne de pampres, analogue à celle dont le coiffe Guido Reni (lui-même inspiré par des peintures de la Renaissance). Le putto (ou la fillette ?) qu’il tient affectueusement, lui posant une main sur l’épaule, porte non une couronne mais une grappe au-dessus de l’oreille, maintenue par un serre-tête. Le troisième enfant, debout contre un arbre, la tête à demi cachée par un voile, observe de haut la scène, l’air rieur.A l’arrière-plan, la nuit unit ciel et paysage dans un monochrome bleu sombre que perce la mince lumière d’une aurore.Le dieu à qui l’Antiquité attribuait l’invention du vin est également identifié, au premier plan, par une coupe en argent remplie de vin où trempe une grappe de raisins. Pour autant, ni notre Bacchus ni ses deux compagnons ne s’adonnent à la boisson. Car Bacchus leur montre un oiseau aux ailes déployées qu’il tient en hauteur sur sa main. L’oiseau est attaché par une ficelle. Probablement s’agit-il d’un chardonneret dont on reconnaît la tête rouge et le plumage chatoyant. Or le chardonneret relevait de la symbolique chrétienne. Il apparaissait dans nombre de peintures, parfois retenu par une ficelle, sur la main de l’Enfant Jésus. Une légende disait qu’il devait sa tache rouge àune goutte de sang du Sauveur qui l’aurait éclaboussé alors que, descendant sur la tête du Christ en route vers le Calvaire, il lui arrachait une épine du front. De la même manière, le raisin et la coupe de vin, plutôt que l’ivresse, pourraient symboliser le sang du Christ et l’Eucharistie: «Jésus est le raisin de la Terre promise, disait saint Augustin, la grappe qui a été mise au pressoir.» Dans le sillage des penseurs de la Renaissance qui tentaient une synthèse entre la mythologie et les Evangiles, notre tableau pourrait donc incarner, en pleine époque baroque, une interprétation chrétienne du mythe de Bacchus.
8 000 €
Epoque : 17ème siècle
Style : Haute époque-Renaissance-Louis XIII
Etat : Bon état
Matière : Huile sur toile
Longueur : 77x94,5
Référence (ID) : 1802437
Disponibilité : En stock
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