LEDIEU-SIGNORET (1853-1903)- Enfant à la Tourterelle .Encrier en bronze. Vers 1890
SIGNORET-LEDIEU Marie-Lucie (Nevers, 1853-Arcueil, 1903)- Enfant à la Tourterelle. Encrier de Bureau vers 1890. Ravissant Encrier de Bureau à patine foncée et dorée finement ciselée mettant en scène, sis agenouillé sur un emmarchement une souriante figure enfantine observant ou cherchant en une gestuelle attendrie à apprivoiser une Tourterelle venue se poser auprès d'un Vase d'ornement. Enjolivé de guirlandes fleuries, ce dernier, ouvrant à charnière, forme réceptacle au godet en verre. Signé sur le côté droit de la terrasse parcourue de ramifications de lierre: "Mme Signorert Ledieu".
Ecole de Scultpture Française du dernier tiers du XIXe- début XXe Siècle.
UNOBJET DECORATIF, UNE SIGNATURE. Doté d'une grâce particulièrement captivante, ce ravissant objet décoratif à fonctiond'Encrier conçu avec tact et sensibilté par Lucienne Signoret-Ledieu(1853-1903) illustre les qualités stylistiques de cette artiste -sculpteur dontà l'unanimité les critiques d'art avisés d'alors louèrent le "talent délicat, délicieusement féminin, tout decharme et de bonté"empreint.
Tout de pondération et de douceur façonné, il met en scène, modélée avec tact et sensibilité, graçieusement sise sur un emmarchement, genoux fléchis, le buste incliné vers l'avant, une ravissante figure enfantine. Appréhendé dans une gestuelle attendrie, le garçonnet au minoistout à la fois souriant et rêveur observe avec candeur une menue Tourterelle-oiseauVénusien, associé aux émois, aux tendresses amoureuses- venue, ailesentrou'vertes, se poser sur le dè d'un Vase d'ornement de jardin. Festonné de guirlandes de fleurs printanières en boutons ou fraîchement écloses, ce dernier, ouvragé de canaux, de godrons rayonnants sur son pièdouche et sa partie sommitale au frétel de préhension joliment pavoisé d'une "sentimentale" rose en tige, enferme en son corps circulaire un godet en verre.
Vivifiée parun sentiment d'une extrême délicatesse, cette exquise composition sculpturale fait judicieusement corps avec une base-terrasse de forme partiellementoblongue à l'empierrement parcouru de rameaux feuillagés de lierre, symbole de l'attachement, de l'amitié. On notera le subtil contraste établientre le traitement "naturaliste"de cet élément architectural et la douceur des lignes de la figure enfantine. Vraissemblement créé au cours des années 1890, cet Encrier de Bureau constitue en lui-même une pièce artistique des plus appéciables unissant fonctionnalité et symbolique liée à l'univers de l'écriture .
Lucienne Signoret-Ledieu (Nevers,1853- Arcueil, 1904): une femme-Sculpteur au parcours atypique. Peu de temps après son décès prématuré à Arcueil, dans une petite monographie consacrée à l'artiste,on peut lire: "Le petit trottin qui, à Nevers, fit ses débuts dans une maison de couture, a bien trotté. A Paris, elle fut remarquée par Jean Gautherin (1840-1890) qui, reconnaissant en elle d'admirables aptitudes artistiques, en fit son éléve. Sortie de la caste ouvrière, cette modeste est devenue, par son intelligence et sa volonté une artiste distinguée.
Elle commença à exposer au Salon en 1878 ; depuis, elle a obtenu deux mentions honorables en 1883 - Aux Champs, statueplâtre-et 1886-La Fileuse, bronze-, une Médailled'argent en 1884-Enfant en prière, buste plâtre-, uneMédaille et Diplôme de 3e classe en 1889 -Nymphe au dauphine, statue-et 1897 -Le Soir, buste. Mme Signoret a produit une quantité de sujets,bustes, statuettes, ect... d'une exécution trés fine.; ses travaux sontappréciés des connaisseurs" (Mémoires de la Société Académiquedu Nivernais, Janvier 1904,pp.64-65).
Sensible auxrecherches formelles comme aux inflexions stylistiques introduites dans la sculpture française de la seconde moitié du XIXe siècle par ses homologues masculins (Carrier-Belleuse, Mathurin Moreau,Raoul Larche), Lucienne Signoret-Ledieu ne se départit jamais de ses propresvaleurs. A la vue de ses bustes, groupesallégoriques "d'une tendresse infinie", de ses "nubiles et gracieuses" figures mythologiques ou encore de ses " énergiques" effigies historiques (Jeanne d'Arc), les salonniers de l'époque (J.Alès, T.Véron,L.Enault, O.Mirbeau), loueront le "beau talent" de la sculptrice en ces termes: "tout est vivant et naturel de verité depose et d'attitude, d'un caractère et profond sentiment poétique". Les Editeursde bronzes d'art et d'ameublement parisiens (Maisons Thiébaut, A.Basset, C.Bouché) ne se méprirent point et, solliciteront de fait l'artiste pour des compositions à caractèreornemental (vases, porte-fleurs,..).
Elle concevra ainsi entre1890-1900 des statuettes et divers objets mettant en scène des figures féminines (Coquetterie, La Bouquetière, Libellule, LesBruits de la Mer) ou enfantines ((Cache-Cache, Enfant jardinier, grimpeur, aux papillons). Bibliographie:Bénèzit E., Dictionnaire des peintres, sculpteurs, 1999, tome III, p.786;- Kjellberg, Pierre, Les Bronzesdu XIXe siècle.
Dictionnaire des Sculpteurs, Paris, Ed. deL'Amateur, 2001, p..616.;- Lami, Stanislas, Dictionnaire des Sculpteurs del'Ecole Française du XIXe siècle, Tome IV, pp.256-257;-Berman H., BronzesSculptors and Founders, 1800-1950, Abage Publishers, 1980.
Marque et Signature : Signé, inscupté en creux, à droite, au bas de la terrasse: "Mme Signoret Ledieu"
Matériaux: Bronze doré et à patine brun foncé. Dimensions : H.: 13 cm;-L.: 12 cm;-Pr.: 7 cm.
Ecole de Sculpture française du dernier tiers du XIX siècle.Trés bel Etat. Patine d'origine
Ecole de Scultpture Française du dernier tiers du XIXe- début XXe Siècle.
UNOBJET DECORATIF, UNE SIGNATURE. Doté d'une grâce particulièrement captivante, ce ravissant objet décoratif à fonctiond'Encrier conçu avec tact et sensibilté par Lucienne Signoret-Ledieu(1853-1903) illustre les qualités stylistiques de cette artiste -sculpteur dontà l'unanimité les critiques d'art avisés d'alors louèrent le "talent délicat, délicieusement féminin, tout decharme et de bonté"empreint.
Tout de pondération et de douceur façonné, il met en scène, modélée avec tact et sensibilité, graçieusement sise sur un emmarchement, genoux fléchis, le buste incliné vers l'avant, une ravissante figure enfantine. Appréhendé dans une gestuelle attendrie, le garçonnet au minoistout à la fois souriant et rêveur observe avec candeur une menue Tourterelle-oiseauVénusien, associé aux émois, aux tendresses amoureuses- venue, ailesentrou'vertes, se poser sur le dè d'un Vase d'ornement de jardin. Festonné de guirlandes de fleurs printanières en boutons ou fraîchement écloses, ce dernier, ouvragé de canaux, de godrons rayonnants sur son pièdouche et sa partie sommitale au frétel de préhension joliment pavoisé d'une "sentimentale" rose en tige, enferme en son corps circulaire un godet en verre.
Vivifiée parun sentiment d'une extrême délicatesse, cette exquise composition sculpturale fait judicieusement corps avec une base-terrasse de forme partiellementoblongue à l'empierrement parcouru de rameaux feuillagés de lierre, symbole de l'attachement, de l'amitié. On notera le subtil contraste établientre le traitement "naturaliste"de cet élément architectural et la douceur des lignes de la figure enfantine. Vraissemblement créé au cours des années 1890, cet Encrier de Bureau constitue en lui-même une pièce artistique des plus appéciables unissant fonctionnalité et symbolique liée à l'univers de l'écriture .
Lucienne Signoret-Ledieu (Nevers,1853- Arcueil, 1904): une femme-Sculpteur au parcours atypique. Peu de temps après son décès prématuré à Arcueil, dans une petite monographie consacrée à l'artiste,on peut lire: "Le petit trottin qui, à Nevers, fit ses débuts dans une maison de couture, a bien trotté. A Paris, elle fut remarquée par Jean Gautherin (1840-1890) qui, reconnaissant en elle d'admirables aptitudes artistiques, en fit son éléve. Sortie de la caste ouvrière, cette modeste est devenue, par son intelligence et sa volonté une artiste distinguée.
Elle commença à exposer au Salon en 1878 ; depuis, elle a obtenu deux mentions honorables en 1883 - Aux Champs, statueplâtre-et 1886-La Fileuse, bronze-, une Médailled'argent en 1884-Enfant en prière, buste plâtre-, uneMédaille et Diplôme de 3e classe en 1889 -Nymphe au dauphine, statue-et 1897 -Le Soir, buste. Mme Signoret a produit une quantité de sujets,bustes, statuettes, ect... d'une exécution trés fine.; ses travaux sontappréciés des connaisseurs" (Mémoires de la Société Académiquedu Nivernais, Janvier 1904,pp.64-65).
Sensible auxrecherches formelles comme aux inflexions stylistiques introduites dans la sculpture française de la seconde moitié du XIXe siècle par ses homologues masculins (Carrier-Belleuse, Mathurin Moreau,Raoul Larche), Lucienne Signoret-Ledieu ne se départit jamais de ses propresvaleurs. A la vue de ses bustes, groupesallégoriques "d'une tendresse infinie", de ses "nubiles et gracieuses" figures mythologiques ou encore de ses " énergiques" effigies historiques (Jeanne d'Arc), les salonniers de l'époque (J.Alès, T.Véron,L.Enault, O.Mirbeau), loueront le "beau talent" de la sculptrice en ces termes: "tout est vivant et naturel de verité depose et d'attitude, d'un caractère et profond sentiment poétique". Les Editeursde bronzes d'art et d'ameublement parisiens (Maisons Thiébaut, A.Basset, C.Bouché) ne se méprirent point et, solliciteront de fait l'artiste pour des compositions à caractèreornemental (vases, porte-fleurs,..).
Elle concevra ainsi entre1890-1900 des statuettes et divers objets mettant en scène des figures féminines (Coquetterie, La Bouquetière, Libellule, LesBruits de la Mer) ou enfantines ((Cache-Cache, Enfant jardinier, grimpeur, aux papillons). Bibliographie:Bénèzit E., Dictionnaire des peintres, sculpteurs, 1999, tome III, p.786;- Kjellberg, Pierre, Les Bronzesdu XIXe siècle.
Dictionnaire des Sculpteurs, Paris, Ed. deL'Amateur, 2001, p..616.;- Lami, Stanislas, Dictionnaire des Sculpteurs del'Ecole Française du XIXe siècle, Tome IV, pp.256-257;-Berman H., BronzesSculptors and Founders, 1800-1950, Abage Publishers, 1980.
Marque et Signature : Signé, inscupté en creux, à droite, au bas de la terrasse: "Mme Signoret Ledieu"
Matériaux: Bronze doré et à patine brun foncé. Dimensions : H.: 13 cm;-L.: 12 cm;-Pr.: 7 cm.
Ecole de Sculpture française du dernier tiers du XIX siècle.Trés bel Etat. Patine d'origine
550 €
Epoque : 19ème siècle
Style : Louis XVI - Directoire
Etat : Très bon état
Matière : Bronze
Largeur : 12 cm
Hauteur : 13 cm
Profondeur : 7 cm
Référence (ID) : 1802037
Disponibilité : En stock
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