Coffret de mariage à dessus bombé en loupe de peuplier et marqueterie. Vallée du Rhin, XVIIIe
Ce remarquable coffret de mariage témoigne du raffinement des ateliers de la vallée du Rhin dans le dernier quart du XVIIIᵉ siècle. Héritier d'une tradition ancienne, il conserve le couvercle bombé caractéristique des coffres médiévaux et de la Renaissance, une forme qui demeure particulièrement vivante dans les productions rhénanes bien après sa disparition progressive des grands centres français. Cette silhouette, à la fois élégante et fonctionnelle, confère au coffret une présence singulière tout en rappelant son origine régionale.
Le bâti, entièrement réalisé en résineux, est intégralement plaqué d'une remarquable loupe de peuplier, essence connue dans les pays germaniques sous le nom de Pappelmaser. Les feuilles de placage ont été soigneusement choisies et composées afin de mettre en valeur les dessins naturels du bois, alternant de larges plages moirées et de spectaculaires bouquets de broussins. Chaque panneau est encadré d'élégants filets composites en bois clairs et foncés, tandis que la partie inférieure est soulignée d'une frise géométrique de losanges, dont les éléments présentent un délicat ombrage obtenu par brûlage au sable chaud, procédé traditionnel de la marqueterie du XVIIIᵉ siècle.
Le couvercle est orné d'un vaste médaillon ovale en placage de noyer, ceint d'un filet composite. Son décor marqueté développe un véritable programme iconographique inspiré du répertoire néoclassique alors en vogue. Il représente un autel votif d'inspiration antique surmonté de deux cœurs enflammés réunis, tandis que son fût reçoit les attributs de Cupidon : un arc, une flèche et un carquois. L'ensemble constitue un authentique trophée de l'Amour, symbole de l'union conjugale, de la fidélité et de la consécration du mariage. Très répandus dans les recueils d'ornements et les arts décoratifs de la seconde moitié du XVIIIᵉ siècle, ces motifs trouvent ici une application particulièrement cohérente sur un coffret destiné à accompagner la vie d'un jeune ménage.
Cette iconographie renforce l'hypothèse d'un coffret de mariage, destiné à conserver les effets les plus précieux du foyer : bijoux, papiers, rubans ou souvenirs familiaux. Cette fonction est confortée par la présence, à l'intérieur, d'un compartiment latéral aménagé dès l'origine pour recevoir les objets de petite taille.
L'intérieur est entièrement garni d'un ancien papier décoratif à la colle polychrome, connu dans les pays germaniques sous le nom de Kleisterpapier. Ce revêtement, soigneusement appliqué sur le fond, les parois, le revers du couvercle ainsi que le compartiment latéral, participe pleinement au charme de l'ensemble. Qu'il soit contemporain de la fabrication ou issu d'un réaménagement ancien intervenu à la fin du XVIIIᵉ ou au début du XIXᵉ siècle, il témoigne de l'utilisation prolongée et du soin apporté à la conservation du coffret.
La serrure en fer forgé est celle d'origine et fonctionne parfaitement avec sa clé. Les charnières en laiton, également d'origine, illustrent une quincaillerie volontairement sobre, privilégiant la qualité d'exécution plutôt qu'un décor ostentatoire, caractère que l'on retrouve fréquemment dans les productions régionales de la vallée du Rhin. Les quatre petits pieds boules sont des ajouts anciens du XIXᵉ siècle qui participent désormais à l'histoire de l'objet.
Les recherches menées sur ce coffret permettent de le rapprocher des productions conservées ou documentées en Allemagne du Sud-Ouest, notamment dans les régions du Wurtemberg et du Rhin supérieur. La combinaison d'un bâti en résineux, d'un placage de loupe de peuplier, de filets géométriques, d'un couvercle bombé et d'un décor marqueté d'inspiration néoclassique correspond pleinement au vocabulaire décoratif développé dans cette aire culturelle durant le dernier quart du XVIIIᵉ siècle.
État de conservation : Le coffret présente un bel état général de conservation. Le bâti est sain et stable. Les placages conservent une belle fraîcheur malgré quelques anciennes restaurations ponctuelles réalisées avec soin. On relève quelques discrètes usures d'usage, de rares traces anciennes de xylophages aujourd'hui parfaitement stabilisées, ainsi qu'une ancienne fente de retrait sur le dessus bombé, restaurée anciennement et demeurant discrète. Ces interventions n'altèrent en rien la lecture de l'objet et s'inscrivent naturellement dans son histoire de plus de deux siècles.
Dimensions :
Largeur : 58,5 cm
Profondeur : 31,5 cm
Hauteur : 29,5 cm
Le bâti, entièrement réalisé en résineux, est intégralement plaqué d'une remarquable loupe de peuplier, essence connue dans les pays germaniques sous le nom de Pappelmaser. Les feuilles de placage ont été soigneusement choisies et composées afin de mettre en valeur les dessins naturels du bois, alternant de larges plages moirées et de spectaculaires bouquets de broussins. Chaque panneau est encadré d'élégants filets composites en bois clairs et foncés, tandis que la partie inférieure est soulignée d'une frise géométrique de losanges, dont les éléments présentent un délicat ombrage obtenu par brûlage au sable chaud, procédé traditionnel de la marqueterie du XVIIIᵉ siècle.
Le couvercle est orné d'un vaste médaillon ovale en placage de noyer, ceint d'un filet composite. Son décor marqueté développe un véritable programme iconographique inspiré du répertoire néoclassique alors en vogue. Il représente un autel votif d'inspiration antique surmonté de deux cœurs enflammés réunis, tandis que son fût reçoit les attributs de Cupidon : un arc, une flèche et un carquois. L'ensemble constitue un authentique trophée de l'Amour, symbole de l'union conjugale, de la fidélité et de la consécration du mariage. Très répandus dans les recueils d'ornements et les arts décoratifs de la seconde moitié du XVIIIᵉ siècle, ces motifs trouvent ici une application particulièrement cohérente sur un coffret destiné à accompagner la vie d'un jeune ménage.
Cette iconographie renforce l'hypothèse d'un coffret de mariage, destiné à conserver les effets les plus précieux du foyer : bijoux, papiers, rubans ou souvenirs familiaux. Cette fonction est confortée par la présence, à l'intérieur, d'un compartiment latéral aménagé dès l'origine pour recevoir les objets de petite taille.
L'intérieur est entièrement garni d'un ancien papier décoratif à la colle polychrome, connu dans les pays germaniques sous le nom de Kleisterpapier. Ce revêtement, soigneusement appliqué sur le fond, les parois, le revers du couvercle ainsi que le compartiment latéral, participe pleinement au charme de l'ensemble. Qu'il soit contemporain de la fabrication ou issu d'un réaménagement ancien intervenu à la fin du XVIIIᵉ ou au début du XIXᵉ siècle, il témoigne de l'utilisation prolongée et du soin apporté à la conservation du coffret.
La serrure en fer forgé est celle d'origine et fonctionne parfaitement avec sa clé. Les charnières en laiton, également d'origine, illustrent une quincaillerie volontairement sobre, privilégiant la qualité d'exécution plutôt qu'un décor ostentatoire, caractère que l'on retrouve fréquemment dans les productions régionales de la vallée du Rhin. Les quatre petits pieds boules sont des ajouts anciens du XIXᵉ siècle qui participent désormais à l'histoire de l'objet.
Les recherches menées sur ce coffret permettent de le rapprocher des productions conservées ou documentées en Allemagne du Sud-Ouest, notamment dans les régions du Wurtemberg et du Rhin supérieur. La combinaison d'un bâti en résineux, d'un placage de loupe de peuplier, de filets géométriques, d'un couvercle bombé et d'un décor marqueté d'inspiration néoclassique correspond pleinement au vocabulaire décoratif développé dans cette aire culturelle durant le dernier quart du XVIIIᵉ siècle.
État de conservation : Le coffret présente un bel état général de conservation. Le bâti est sain et stable. Les placages conservent une belle fraîcheur malgré quelques anciennes restaurations ponctuelles réalisées avec soin. On relève quelques discrètes usures d'usage, de rares traces anciennes de xylophages aujourd'hui parfaitement stabilisées, ainsi qu'une ancienne fente de retrait sur le dessus bombé, restaurée anciennement et demeurant discrète. Ces interventions n'altèrent en rien la lecture de l'objet et s'inscrivent naturellement dans son histoire de plus de deux siècles.
Dimensions :
Largeur : 58,5 cm
Profondeur : 31,5 cm
Hauteur : 29,5 cm
1 200 €
Epoque : 18ème siècle
Style : Louis XVI - Directoire
Etat : Etat d'usage
Matière : Bois marqueterie
Référence (ID) : 1801278
Disponibilité : En stock
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