Charles Lapostolet – La Combe de Brochon (Côte d'Or), 1856, paysage au fusain, signé
Charles Lapostolet (Velars-sur-Ouche, 1824 – 1890, Domène)
La Combe de Brochon, paysage de la Côte-d'Or, 1856
Fusain et rehauts de craie blanche
21,5 x 37 cm
Signé en bas à gauche, au fusain :« C. Lapostolet »
Autres annotations, au fusain: « Combe de Brochon / (Côte d'Or) / 1856 »
Très bon état de conservation
Encadré, sous verre anti-reflet
Dimensions avec le cadre : 26,5 x 40,5
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Un paysage réduit à l'essentiel, dans un moment de face à face avec la nature qui démontre tout le talent et la vision de Charles Lapostolet, peintre reconnu en son temps et quelque peu oublié aujourd'hui.
A la pureté du paysage observé répond l'économie absolue de la technique graphique dont fait preuve ici ce jeune artiste qui rend hommage à ses terres natales alors qu'il devient, à la même époque, un peintre de marines réputé et un participant régulier au Salon, entre 1848 et1882.
Charles Lapostolet (1824 – 1890) fut l'élève de Léon Cogniet, qui a été l'un des grands maîtres d'atelier du XIXe siècle, à l'Ecole des Beaux-Arts de Paris, offrant certainement beaucoup de liberté et de confiance à ses élèves pour développer leurs talents les plus sincères plutôt que de suivre son seul exemple de peintre d'histoire. En 1855, Lapostolet se présenta au Salon comme élève de Léon Cogniet et du paysagiste Jules Dupré.
En 1856, alors qu'il est âgé seulement de 30 ans, le face à face avec la nature tel qu'il est voulu et revendiqué par Lapostolet dans ce dessin, dans les nuances très subtiles du fusain et des rehauts de craie blanche, peut être vu comme un écho de certaines belles feuilles d'artistes de l’École de Barbizon tels que Théodore Rousseau, Jules Dupré et Charles Daubigny, voire, plus tard dans le XIXe siècle, Antoine Vollon et Léon Lhermitte.
C'est ici un hommage à la nature et au caractère essentiel de la géologie. L'absence de silhouettes – qui est presque une tradition dans l'art du paysage, notamment comme élément de mesure de la grandeur, de la majesté et de la perspective d'un lieu – permet ici à Lapostolet d'atteindre à une épure qui témoigne d'une sensibilité réaliste, voire résolument moderne. Ce dessin témoigne peut-être également d'un regard vers la peinture et les dessins de Gustave Courbet, autre artiste bourguignon ayant trouvé sa place dans l'agitation du monde de l'art parisien tout en ayant toujours gardé un attachement à sa région natale.
Ce dessin montre un aspect moins connu de l'art de Charles Lapostolet. Peintre reconnu en son temps, ami d'Eugène Boudin, il fit sa carrière et son succès avec les représentations de ports normands. Remontant la Seine depuis Paris, il est allé peindre très fréquemment les paysages de Honfleur, Rouen, Étretat et Dieppe ainsi que les bateaux dans les ports de Normandie. Il a aussi voyagé à Venise et en Hollande, comme en témoigne le descriptif de ses tableaux et dessins dans les catalogues de vente après décès de l'artiste, en 1890 et 1891.
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Epoque : 19ème siècle
Style : Autre style
Etat : Très bon état
Matière : Papier
Largeur : 37 cm
Hauteur : 21,7 cm
Référence (ID) : 1798140
Disponibilité : En stock






























