Buste de Madame de Lafayette période fin 17ème début 18ème siècle
Artiste : Inconnu
Beau buste en terre cuite 17ème
Madame de la Fayette
Marie-Madeleine est née dans une famille aisée et de petite noblesse, qui gravite dans l’entourage du cardinal de Richelieu. Sa mère, Marie de Péna, fille d'un médecin de Louis XIII, est issue d'une ancienne famille de Provence ; l'un de ses aïeux, Hugues de Péna, était au XIIIe siècle le secrétaire du roi Charles Ier de Naples et l'auteur de plusieurs tragédies; un autre, Jean de Péna, auteur trois siècles plus tard des éditions grecques et latines des Sphériques de Théodose, enseignait les mathématiques au Collège de France. Marie de Péna est au service de la duchesse Marie-Madeleine de Vignerot du Pont-de-Courlay, dame de Comballet puis duchesse d'Aiguillon, nièce de Richelieu[2].
Le père de Marie-Madeleine, Marc Pioche, qui voudrait faire oublier ses origines bourgeoises en se faisant appeler « Aymar de La Vergne »[3], est écuyer du roi, et gentilhomme entretenu de la maison de Richelieu, lequel lui a confié, en septembre 1632, l’éducation militaire de son filleul Jean Armand de Maillé (fils aîné du marquis Urbain de Maillé-Brézé)[4].
Lorsque son père meurt, en décembre 1649, Marie-Madeleine n’a que 15 ans. Un an plus tard, sa mère se remarie avec Renaud-René de Sévigné, un oncle du mari de la marquise de Sévigné ; les deux femmes, qui ont huit ans de différence, deviendront pour toujours « les plus chères amies du monde ».
La même année, la jeune fille reçoit la charge de demoiselle d'honneur de la reine Anne d'Autriche et commence à acquérir une éducation littéraire auprès du grammairien Gilles Ménage, qui lui enseigne l’italien et le latin, et l’introduit dans les salons littéraires en vogue de Catherine de Rambouillet, de la Marquise du Plessis-Bellière et de Madeleine de Scudéry, ce qui lui vaudra, en 1661, de figurer dans le Grand Dictionnaire des précieuses de Baudeau de Somaize, sous le pseudonyme de Féliciane[5].
En 1655, âgée de 22 ans, elle épouse François Motier, comte de La Fayette, de haute noblesse auvergnate, frère de la célèbre Louise de La Fayette (fille d'honneur d'Anne d'Autriche) et neveu de François de La Fayette, évêque de Limoges. À la demoiselle Pioche de la Vergne, ce veuf âgé de trente-huit ans et désargenté qui mène une existence retirée dans son château de Nades, apportera un nom prestigieux. Le couple aura deux fils.
Elle l’accompagne dans ses domaines d'Auvergne et du Bourbonnais, retournant fréquemment à Paris, où elle commence à s’introduire dans la haute société de la Cour. Elle ouvre avec succès son propre salon littéraire dans son somptueux hôtel particulier rue de Vaugirard. Leur bonheur conjugal semble avoir sombré après quelques années de mariage, après la naissance de leurs fils, date à partir de laquelle François de La Fayette se fait tellement discret qu'il semble avoir littéralement disparu (ce n'est qu'à la fin du XIXe siècle qu'un document trouvé dans les archives de la Trémoille indique que ce mari silencieux avait vécu jusqu'au 26 juin 1683).
On compte, parmi les connaissances de Marie-Madeleine de La Fayette, Henriette d'Angleterre, future duchesse d’Orléans, qui lui a demandé d’être sa biographe[6] et dont elle devient une intime ; le Grand Arnauld et Pierre-Daniel Huet, dont le Traité de l'origine des romans sera publié en préface de son Zaïde. Au tout début de la Fronde, elle est également proche du cardinal de Retz. Il y a également Jean Regnault de Segrais qui est un poète et auteur d'un roman, mais aussi de Gilles Ménage, un auteur mondain, ces deux personnes côtoient régulièrement le salon de Mme de La Fayette, ils deviennent alors de très bons conseillers littéraires.
Sur les encouragements de Segrais et de Ménage, qui lui tiennent lieu de véritables conseillers littéraires, Mme de la Fayette décide de prendre la plume. Définitivement établie à Paris en 1659, la seule œuvre qu'elle signera de son nom est un court portrait de Mme de Sévigné figurant dans un ouvrage collectif intitulé Divers portraits.
En 1662, elle fait paraître, sous le nom de Segrais, une nouvelle historique, La Princesse de Montpensier. De 1655 à 1680, elle est étroitement liée avec le duc de La Rochefoucauld, auteur des Réflexions ou sentences et maximes morales. Leur fidèle et constante amitié fait écrire à Madame de Sévigné, leur amie à tous deux, au moment de la mort du duc de La Rochefoucauld : « ... rien ne pouvait être comparé à la confiance et aux charmes de leur amitié. » La Rochefoucauld présente Marie-Madeleine de La Fayette à beaucoup de grands esprits littéraires du temps, parmi lesquels Racine et Boileau. En 1669 apparaît le premier tome de Zaïde, un roman hispano-mauresque édité sous la signature de Segrais, mais presque certainement écrit par Madame de La Fayette. Le deuxième volume paraît en 1671. Zaïde est l’objet de rééditions et de traductions, notamment grâce à la préface de Huet.
L'œuvre la plus célèbre de Marie-Madeleine de La Fayette est La Princesse de Clèves, d’abord éditée par un de ses amis en mars 1678. Cette œuvre, dont le succès est immense, passe souvent pour être un prototype du roman d'analyse psychologique, et c'est dans une lettre adressée à Ménage en 1691 que l'on apprend l'identité de l'écrivaine. Cependant, Mme de La Fayette n'a jamais avoué publiquement qu'elle en était l'autrice.
La mort de La Rochefoucauld en 1680 puis du comte de La Fayette en 1683 la conduit à mener une vie sociale moins active dans ses dernières années. Elle se retire de la vie mondaine, et se prépare à la mort.
Trois ouvrages de sa main paraîtront à titre posthume : Histoire de Madame la Comtesse de Tende (1718) nouvelle sans signature, Histoire d’Henriette d’Angleterre ou Histoire de Madame (1720) et Mémoires de la Cour de France pour les années 1688 et 1689 (1731) parut en 1689.
Réf : Wikipedia
Le buste a subi un accident sur l'épaule droite visible sur les photos jointes.
Madame de la Fayette
Marie-Madeleine est née dans une famille aisée et de petite noblesse, qui gravite dans l’entourage du cardinal de Richelieu. Sa mère, Marie de Péna, fille d'un médecin de Louis XIII, est issue d'une ancienne famille de Provence ; l'un de ses aïeux, Hugues de Péna, était au XIIIe siècle le secrétaire du roi Charles Ier de Naples et l'auteur de plusieurs tragédies; un autre, Jean de Péna, auteur trois siècles plus tard des éditions grecques et latines des Sphériques de Théodose, enseignait les mathématiques au Collège de France. Marie de Péna est au service de la duchesse Marie-Madeleine de Vignerot du Pont-de-Courlay, dame de Comballet puis duchesse d'Aiguillon, nièce de Richelieu[2].
Le père de Marie-Madeleine, Marc Pioche, qui voudrait faire oublier ses origines bourgeoises en se faisant appeler « Aymar de La Vergne »[3], est écuyer du roi, et gentilhomme entretenu de la maison de Richelieu, lequel lui a confié, en septembre 1632, l’éducation militaire de son filleul Jean Armand de Maillé (fils aîné du marquis Urbain de Maillé-Brézé)[4].
Lorsque son père meurt, en décembre 1649, Marie-Madeleine n’a que 15 ans. Un an plus tard, sa mère se remarie avec Renaud-René de Sévigné, un oncle du mari de la marquise de Sévigné ; les deux femmes, qui ont huit ans de différence, deviendront pour toujours « les plus chères amies du monde ».
La même année, la jeune fille reçoit la charge de demoiselle d'honneur de la reine Anne d'Autriche et commence à acquérir une éducation littéraire auprès du grammairien Gilles Ménage, qui lui enseigne l’italien et le latin, et l’introduit dans les salons littéraires en vogue de Catherine de Rambouillet, de la Marquise du Plessis-Bellière et de Madeleine de Scudéry, ce qui lui vaudra, en 1661, de figurer dans le Grand Dictionnaire des précieuses de Baudeau de Somaize, sous le pseudonyme de Féliciane[5].
En 1655, âgée de 22 ans, elle épouse François Motier, comte de La Fayette, de haute noblesse auvergnate, frère de la célèbre Louise de La Fayette (fille d'honneur d'Anne d'Autriche) et neveu de François de La Fayette, évêque de Limoges. À la demoiselle Pioche de la Vergne, ce veuf âgé de trente-huit ans et désargenté qui mène une existence retirée dans son château de Nades, apportera un nom prestigieux. Le couple aura deux fils.
Elle l’accompagne dans ses domaines d'Auvergne et du Bourbonnais, retournant fréquemment à Paris, où elle commence à s’introduire dans la haute société de la Cour. Elle ouvre avec succès son propre salon littéraire dans son somptueux hôtel particulier rue de Vaugirard. Leur bonheur conjugal semble avoir sombré après quelques années de mariage, après la naissance de leurs fils, date à partir de laquelle François de La Fayette se fait tellement discret qu'il semble avoir littéralement disparu (ce n'est qu'à la fin du XIXe siècle qu'un document trouvé dans les archives de la Trémoille indique que ce mari silencieux avait vécu jusqu'au 26 juin 1683).
On compte, parmi les connaissances de Marie-Madeleine de La Fayette, Henriette d'Angleterre, future duchesse d’Orléans, qui lui a demandé d’être sa biographe[6] et dont elle devient une intime ; le Grand Arnauld et Pierre-Daniel Huet, dont le Traité de l'origine des romans sera publié en préface de son Zaïde. Au tout début de la Fronde, elle est également proche du cardinal de Retz. Il y a également Jean Regnault de Segrais qui est un poète et auteur d'un roman, mais aussi de Gilles Ménage, un auteur mondain, ces deux personnes côtoient régulièrement le salon de Mme de La Fayette, ils deviennent alors de très bons conseillers littéraires.
Sur les encouragements de Segrais et de Ménage, qui lui tiennent lieu de véritables conseillers littéraires, Mme de la Fayette décide de prendre la plume. Définitivement établie à Paris en 1659, la seule œuvre qu'elle signera de son nom est un court portrait de Mme de Sévigné figurant dans un ouvrage collectif intitulé Divers portraits.
En 1662, elle fait paraître, sous le nom de Segrais, une nouvelle historique, La Princesse de Montpensier. De 1655 à 1680, elle est étroitement liée avec le duc de La Rochefoucauld, auteur des Réflexions ou sentences et maximes morales. Leur fidèle et constante amitié fait écrire à Madame de Sévigné, leur amie à tous deux, au moment de la mort du duc de La Rochefoucauld : « ... rien ne pouvait être comparé à la confiance et aux charmes de leur amitié. » La Rochefoucauld présente Marie-Madeleine de La Fayette à beaucoup de grands esprits littéraires du temps, parmi lesquels Racine et Boileau. En 1669 apparaît le premier tome de Zaïde, un roman hispano-mauresque édité sous la signature de Segrais, mais presque certainement écrit par Madame de La Fayette. Le deuxième volume paraît en 1671. Zaïde est l’objet de rééditions et de traductions, notamment grâce à la préface de Huet.
L'œuvre la plus célèbre de Marie-Madeleine de La Fayette est La Princesse de Clèves, d’abord éditée par un de ses amis en mars 1678. Cette œuvre, dont le succès est immense, passe souvent pour être un prototype du roman d'analyse psychologique, et c'est dans une lettre adressée à Ménage en 1691 que l'on apprend l'identité de l'écrivaine. Cependant, Mme de La Fayette n'a jamais avoué publiquement qu'elle en était l'autrice.
La mort de La Rochefoucauld en 1680 puis du comte de La Fayette en 1683 la conduit à mener une vie sociale moins active dans ses dernières années. Elle se retire de la vie mondaine, et se prépare à la mort.
Trois ouvrages de sa main paraîtront à titre posthume : Histoire de Madame la Comtesse de Tende (1718) nouvelle sans signature, Histoire d’Henriette d’Angleterre ou Histoire de Madame (1720) et Mémoires de la Cour de France pour les années 1688 et 1689 (1731) parut en 1689.
Réf : Wikipedia
Le buste a subi un accident sur l'épaule droite visible sur les photos jointes.
1 200 €
Epoque : 17ème siècle
Style : Louis XIV - Régence
Etat : En l'etat
Matière : Terre cuite
Largeur : 44 cm
Hauteur : 50 cm
Profondeur : 30 cm
Référence (ID) : 1796668
Disponibilité : En stock
Imprimer fiche































