J.-A. Duval Le Camus, "Fête Galante dans un parc", France, circa 1850
Artiste : J.-a. Duval Le Camus
Signé J. Duval.L.C.
Dimensions avec cadre – Hauteur : 157 cm ; Largeur : 170 cm
Grande toile ovale figurant une fête galante dans un parc par une après-midi ensoleillée. Les convives, assis en cercle dans l’herbe, profitent de l’agréable temps estival, verres de vin à la main. Peut-être sont-ils déjà pris de boisson, en attestent les affaires d’un gentilhomme négligemment abandonnées au premier plan, le verre renversé et la proximité du groupe aux joues rosies, où chacun est presque avachi sur son voisin. Cette liesse n’est toutefois pas permise aux plus jeunes : l’enfant, attiré par la grappe de raisin, évocation du vin, est retenu par sa mère en marge du cercle qui lui retire le fruit du nectar. Non loin derrière coule une fontaine où est maintenue au frais la prochaine bouteille que les serviteurs, attentifs, apporteront. Un lévrier, symbole de fidélité, détourne le regard du groupe, laissant présager la suite des évènements.
Ce tableau s’inscrit dans la tradition picturale des fêtes galantes, genre né en France au XVIIIe siècle sous les pinceaux de Watteau, Boucher ou encore Fragonard. Le siècle des Lumières se caractérise par une libération du carcan social, moral, et de l’étiquette : sont donc mises à l’honneur ces scènes où il fait bon vivre, loin de l’austérité imposée par la cour. Ainsi, les personnages de notre tableau sont tous vêtus et portent des perruques à la mode du XVIIIe siècle. Il convient d’en souligner la maîtrise de l’harmonie des couleurs, vert acide, rose pâle et bleu poudré, et de la lumière, que lui reconnaît déjà le jury du Salon en 1838. Cette « palette personnelle » répondait-elle sans doute à la sensibilité des années 1850.
Le cadre en bois doré d’origine rajoute à la superbe de l’œuvre : un tors de roses, marguerites, fruits et feuilles enrubanné poursuit le répertoire champêtre de la toile par un jeu de volumes fort agréable. Le tout est comme suspendu par un ruban plissé, et ceint de part et d’autre d’une frise de perles.
Biographie :
Formé dans l’atelier de son père Pierre Duval Le Camus puis élève à l’École des beaux-arts de Paris dans les ateliers de Drölling et Delaroche, Jules-Alexandre Duval Le Camus (1814-1878) était un artiste peintre français. En 1838, il termine second au Prix de Rome de 1838 en peinture, puis participa au Salon dès 1840, et ce, jusqu’en 1867. Son domaine de prédilection fut la peinture religieuse, la peinture d’Histoire, souvent représentée au Salon ainsi que dans quelques églises de France où sont encore exposées ses œuvres. Dans la tradition de son père, il produit toutefois plusieurs scènes de genre. Il fut également un grand collectionneur de dessins, aujourd’hui dispersés dans les grands musées du monde.
Dimensions avec cadre – Hauteur : 157 cm ; Largeur : 170 cm
Grande toile ovale figurant une fête galante dans un parc par une après-midi ensoleillée. Les convives, assis en cercle dans l’herbe, profitent de l’agréable temps estival, verres de vin à la main. Peut-être sont-ils déjà pris de boisson, en attestent les affaires d’un gentilhomme négligemment abandonnées au premier plan, le verre renversé et la proximité du groupe aux joues rosies, où chacun est presque avachi sur son voisin. Cette liesse n’est toutefois pas permise aux plus jeunes : l’enfant, attiré par la grappe de raisin, évocation du vin, est retenu par sa mère en marge du cercle qui lui retire le fruit du nectar. Non loin derrière coule une fontaine où est maintenue au frais la prochaine bouteille que les serviteurs, attentifs, apporteront. Un lévrier, symbole de fidélité, détourne le regard du groupe, laissant présager la suite des évènements.
Ce tableau s’inscrit dans la tradition picturale des fêtes galantes, genre né en France au XVIIIe siècle sous les pinceaux de Watteau, Boucher ou encore Fragonard. Le siècle des Lumières se caractérise par une libération du carcan social, moral, et de l’étiquette : sont donc mises à l’honneur ces scènes où il fait bon vivre, loin de l’austérité imposée par la cour. Ainsi, les personnages de notre tableau sont tous vêtus et portent des perruques à la mode du XVIIIe siècle. Il convient d’en souligner la maîtrise de l’harmonie des couleurs, vert acide, rose pâle et bleu poudré, et de la lumière, que lui reconnaît déjà le jury du Salon en 1838. Cette « palette personnelle » répondait-elle sans doute à la sensibilité des années 1850.
Le cadre en bois doré d’origine rajoute à la superbe de l’œuvre : un tors de roses, marguerites, fruits et feuilles enrubanné poursuit le répertoire champêtre de la toile par un jeu de volumes fort agréable. Le tout est comme suspendu par un ruban plissé, et ceint de part et d’autre d’une frise de perles.
Biographie :
Formé dans l’atelier de son père Pierre Duval Le Camus puis élève à l’École des beaux-arts de Paris dans les ateliers de Drölling et Delaroche, Jules-Alexandre Duval Le Camus (1814-1878) était un artiste peintre français. En 1838, il termine second au Prix de Rome de 1838 en peinture, puis participa au Salon dès 1840, et ce, jusqu’en 1867. Son domaine de prédilection fut la peinture religieuse, la peinture d’Histoire, souvent représentée au Salon ainsi que dans quelques églises de France où sont encore exposées ses œuvres. Dans la tradition de son père, il produit toutefois plusieurs scènes de genre. Il fut également un grand collectionneur de dessins, aujourd’hui dispersés dans les grands musées du monde.
120 000 €
Epoque : 19ème siècle
Style : Louis XV - Transition
Etat : Bon état
Matière : Huile sur toile
Largeur : 170
Hauteur : 157
Référence (ID) : 1784637
Disponibilité : En stock
Imprimer fiche





































