F.Duret – Jeune Pêcheur dansant la Tarentelle et Danseur napolitain – Édition Quesnel.
Artiste : Duret
Paire de bronzes à patine brune nuancée représentant le Jeune Pêcheur dansant la Tarentelle et le Danseur napolitain au tambourin, deux des œuvres les plus emblématiques du sculpteur Francisque Joseph Duret (1804-1865). Éditées par le prestigieux fondeur parisien Quesnel, ces sculptures illustrent parfaitement le renouveau de la sculpture romantique française de la première moitié du XIXᵉ siècle.
Élève de François-Joseph Bosio à l'École des Beaux-Arts de Paris, Francisque Duret remporte le Grand Prix de Rome en 1823. Son séjour en Italie marque durablement son œuvre. Fasciné par Naples, ses habitants, leurs costumes et leurs danses populaires, il y puise une inspiration nouvelle qui s'éloigne du strict académisme pour donner naissance à des compositions pleines de naturel, de mouvement et de vie.
Le Jeune Pêcheur dansant la Tarentelle, présenté au Salon de 1833, rencontre un succès immédiat. Admirée pour la justesse de son anatomie, l'équilibre de sa composition et la spontanéité de son attitude, l'œuvre est acquise par l'État et le modèle monumental est aujourd'hui conservé au musée du Louvre. Duret poursuit cette inspiration italienne avec le Danseur napolitain au tambourin, présenté au Salon de 1838, conçu comme le pendant du Jeune Pêcheur. Les deux figures célèbrent la jeunesse, la musique et la danse dans un langage profondément romantique où le mouvement devient l'un des principaux vecteurs d'expression.
Ces modèles furent édités par Quesnel, l'un des plus importants fondeurs d'art parisiens de son époque. Après avoir exercé sous la raison sociale Richard & Quesnel, la maison poursuit son activité sous le seul nom de Quesnel à partir de 1836. Elle collabore avec plusieurs des plus grands sculpteurs français, parmi lesquels David d'Angers, James Pradier, François Rude, Antoine-Louis Barye et Francisque Duret. La bibliographie rapporte que Quesnel obtint notamment les droits d'édition du Jeune Pêcheur dansant la Tarentelle et du Danseur napolitain, avant leur reprise par Delafontaine vers le milieu des années 1850. Les présentes sculptures, toutes deux marquées « Quesnel fondeur », prennent ainsi place parmi les premières éditions de ces célèbres modèles.
Le Jeune Pêcheur dansant la Tarentelle porte en outre la signature en creux « F. Duret » sur la plinthe. Le Danseur napolitain est également marqué « Quesnel fondeur » sur la terrasse.
Cette paire séduit par la remarquable qualité de sa fonte et de sa ciselure. Les anatomies sont traitées avec beaucoup de finesse, les draperies conservent toute leur souplesse et les accessoires — filet de pêche, tambourin et éléments végétaux — témoignent d'une exécution particulièrement soignée. Les attitudes, d'un équilibre remarquable, traduisent tout le talent de Duret pour saisir le mouvement avec naturel et élégance.
Les deux bronzes conservent leur patine brune d'origine, particulièrement belle et richement nuancée. On relève seulement quelques légères déformations anciennes des terrasses, sans incidence sur leur stabilité ni sur leur qualité de présentation.
Par leur qualité d'exécution, leur provenance éditoriale et leur place essentielle dans l'œuvre de Francisque Duret, ces deux bronzes constituent un remarquable témoignage de la sculpture romantique française du XIXᵉ siècle.
Dimensions :
- Jeune Pêcheur dansant la Tarentelle : 44 cm de hauteur.
- Danseur napolitain au tambourin : 43 cm de hauteur.
Bibliographie :
Pierre Kjellberg, Les Bronzes du XIXᵉ siècle, Les Éditions de l'Amateur, pages 304-305.
Élève de François-Joseph Bosio à l'École des Beaux-Arts de Paris, Francisque Duret remporte le Grand Prix de Rome en 1823. Son séjour en Italie marque durablement son œuvre. Fasciné par Naples, ses habitants, leurs costumes et leurs danses populaires, il y puise une inspiration nouvelle qui s'éloigne du strict académisme pour donner naissance à des compositions pleines de naturel, de mouvement et de vie.
Le Jeune Pêcheur dansant la Tarentelle, présenté au Salon de 1833, rencontre un succès immédiat. Admirée pour la justesse de son anatomie, l'équilibre de sa composition et la spontanéité de son attitude, l'œuvre est acquise par l'État et le modèle monumental est aujourd'hui conservé au musée du Louvre. Duret poursuit cette inspiration italienne avec le Danseur napolitain au tambourin, présenté au Salon de 1838, conçu comme le pendant du Jeune Pêcheur. Les deux figures célèbrent la jeunesse, la musique et la danse dans un langage profondément romantique où le mouvement devient l'un des principaux vecteurs d'expression.
Ces modèles furent édités par Quesnel, l'un des plus importants fondeurs d'art parisiens de son époque. Après avoir exercé sous la raison sociale Richard & Quesnel, la maison poursuit son activité sous le seul nom de Quesnel à partir de 1836. Elle collabore avec plusieurs des plus grands sculpteurs français, parmi lesquels David d'Angers, James Pradier, François Rude, Antoine-Louis Barye et Francisque Duret. La bibliographie rapporte que Quesnel obtint notamment les droits d'édition du Jeune Pêcheur dansant la Tarentelle et du Danseur napolitain, avant leur reprise par Delafontaine vers le milieu des années 1850. Les présentes sculptures, toutes deux marquées « Quesnel fondeur », prennent ainsi place parmi les premières éditions de ces célèbres modèles.
Le Jeune Pêcheur dansant la Tarentelle porte en outre la signature en creux « F. Duret » sur la plinthe. Le Danseur napolitain est également marqué « Quesnel fondeur » sur la terrasse.
Cette paire séduit par la remarquable qualité de sa fonte et de sa ciselure. Les anatomies sont traitées avec beaucoup de finesse, les draperies conservent toute leur souplesse et les accessoires — filet de pêche, tambourin et éléments végétaux — témoignent d'une exécution particulièrement soignée. Les attitudes, d'un équilibre remarquable, traduisent tout le talent de Duret pour saisir le mouvement avec naturel et élégance.
Les deux bronzes conservent leur patine brune d'origine, particulièrement belle et richement nuancée. On relève seulement quelques légères déformations anciennes des terrasses, sans incidence sur leur stabilité ni sur leur qualité de présentation.
Par leur qualité d'exécution, leur provenance éditoriale et leur place essentielle dans l'œuvre de Francisque Duret, ces deux bronzes constituent un remarquable témoignage de la sculpture romantique française du XIXᵉ siècle.
Dimensions :
- Jeune Pêcheur dansant la Tarentelle : 44 cm de hauteur.
- Danseur napolitain au tambourin : 43 cm de hauteur.
Bibliographie :
Pierre Kjellberg, Les Bronzes du XIXᵉ siècle, Les Éditions de l'Amateur, pages 304-305.
2 600 €
Epoque : 19ème siècle
Style : Louis Philippe-Restauration-Charles X
Etat : Bon état
Matière : Bronze
Référence (ID) : 1784600
Disponibilité : En stock
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