Maximilian Pfeiler (actif de 1683 à 1721 environ), Nature morte avec des raisins blancs et noir
Maximilian Pfeiler (actif de 1683 à 1721 environ)
Nature morte avec des raisins blancs et noirs
Huile sur toile, cm 63,5 x 47
Avec le cadre, cm 77 x 63
De Maximilian Pfeiler, on conserve peu d’informations biographiques et des références chronologiques fragmentaires, mais les œuvres survivantes permettent de retracer avec clarté son profil artistique et le rôle significatif qu’il a joué dans la culture figurative européenne entre la fin du XVIIe siècle et les premières décennies du XVIIIe siècle. Né à Prague, Pfeiler est documenté en 1683 comme membre de la Guilde des peintres de la ville, puisqu’il témoigne d’une formation déjà accomplie et d’une insertion précoce dans le milieu professionnel local. Selon les sources, il a été l’élève de Christian Berentz, peintre d’origine allemande spécialisé dans la nature morte, dont le parcours artistique s’est déroulé entre les Pays-Bas et Rome. À travers Berentz, Pfeiler entre en contact avec la tradition nord-européenne du genre, caractérisée par un rendu naturaliste minutieux, une forte attention à la matière et une orchestration chromatique raffinée. Il n’est pas tout à fait clair si l’apprentissage chez Berentz s’est déroulé directement à Rome ; il est toutefois certain que Pfeiler est actif dans la capitale pontificale depuis au moins 1694. Ici, l’artiste a réussi à s’insérer avec succès dans un environnement artistique dynamique et compétitif, en lançant des collaborations avec des peintres établis tels que Francesco Trevisani et Michele Rocca. Sa présence dans la Rome de la fin du XVIIe siècle coïncide avec un moment particulièrement heureux de la nature morte, genre apprécié tant pour sa valeur décorative que pour ses subtiles allusions symboliques liées à l’abondance, à la caducité et au cycle de la vie. La nature morte avec des raisins blancs et noirs s’inscrit pleinement dans ce contexte et représente un exemple emblématique de la production de Pfeiler. La composition, construite sur une accumulation équilibrée de grappes de raisins de différentes variétés, feuilles et fleurs délicates, révèle une attention extraordinaire au rendu tactile des surfaces : les baies apparaissent turgides et translucides, frappées d’une lumière douce qui en exalte les nuances chromatiques, du vert doré au rouge violacé. Le fond sombre et atmosphérique contribue à isoler les éléments naturels, donnant à la scène un ton intime et contemplatif. Ces compositions extravagantes et reconnaissables ont été appréciées par d’importants collectionneurs. Certaines œuvres de Pfeiler figuraient par exemple dans le recueil du cardinal Fesch, témoignage du haut niveau d’appréciation atteint par l’artiste. Les dernières nouvelles documentaires sur Maximilian Pfeiler remontent à 1721 ; il est probable qu’il ait passé la majeure partie de sa vie à Rome, jouissant d’une réputation solide et durable. La Nature morte avec des raisins blancs et noirs restitue donc l’image d’un peintre capable de fusionner rigueur nordique et sensibilité italienne, offrant une synthèse originale et de grande élégance dans le panorama de la nature morte baroque.
Nature morte avec des raisins blancs et noirs
Huile sur toile, cm 63,5 x 47
Avec le cadre, cm 77 x 63
De Maximilian Pfeiler, on conserve peu d’informations biographiques et des références chronologiques fragmentaires, mais les œuvres survivantes permettent de retracer avec clarté son profil artistique et le rôle significatif qu’il a joué dans la culture figurative européenne entre la fin du XVIIe siècle et les premières décennies du XVIIIe siècle. Né à Prague, Pfeiler est documenté en 1683 comme membre de la Guilde des peintres de la ville, puisqu’il témoigne d’une formation déjà accomplie et d’une insertion précoce dans le milieu professionnel local. Selon les sources, il a été l’élève de Christian Berentz, peintre d’origine allemande spécialisé dans la nature morte, dont le parcours artistique s’est déroulé entre les Pays-Bas et Rome. À travers Berentz, Pfeiler entre en contact avec la tradition nord-européenne du genre, caractérisée par un rendu naturaliste minutieux, une forte attention à la matière et une orchestration chromatique raffinée. Il n’est pas tout à fait clair si l’apprentissage chez Berentz s’est déroulé directement à Rome ; il est toutefois certain que Pfeiler est actif dans la capitale pontificale depuis au moins 1694. Ici, l’artiste a réussi à s’insérer avec succès dans un environnement artistique dynamique et compétitif, en lançant des collaborations avec des peintres établis tels que Francesco Trevisani et Michele Rocca. Sa présence dans la Rome de la fin du XVIIe siècle coïncide avec un moment particulièrement heureux de la nature morte, genre apprécié tant pour sa valeur décorative que pour ses subtiles allusions symboliques liées à l’abondance, à la caducité et au cycle de la vie. La nature morte avec des raisins blancs et noirs s’inscrit pleinement dans ce contexte et représente un exemple emblématique de la production de Pfeiler. La composition, construite sur une accumulation équilibrée de grappes de raisins de différentes variétés, feuilles et fleurs délicates, révèle une attention extraordinaire au rendu tactile des surfaces : les baies apparaissent turgides et translucides, frappées d’une lumière douce qui en exalte les nuances chromatiques, du vert doré au rouge violacé. Le fond sombre et atmosphérique contribue à isoler les éléments naturels, donnant à la scène un ton intime et contemplatif. Ces compositions extravagantes et reconnaissables ont été appréciées par d’importants collectionneurs. Certaines œuvres de Pfeiler figuraient par exemple dans le recueil du cardinal Fesch, témoignage du haut niveau d’appréciation atteint par l’artiste. Les dernières nouvelles documentaires sur Maximilian Pfeiler remontent à 1721 ; il est probable qu’il ait passé la majeure partie de sa vie à Rome, jouissant d’une réputation solide et durable. La Nature morte avec des raisins blancs et noirs restitue donc l’image d’un peintre capable de fusionner rigueur nordique et sensibilité italienne, offrant une synthèse originale et de grande élégance dans le panorama de la nature morte baroque.
4 600 €
Epoque : 17ème siècle
Style : Autre style
Etat : Bon état
Matière : Huile sur toile
Largeur : 47
Hauteur : 63,5
Référence (ID) : 1781576
Disponibilité : En stock
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