Katana signé Yasutsuga avec test de coupe, certificat NBTHK Hozon - Ére Kanbun-Enpo (1661-1680
JAPON - Ére Kanbun-Enpo (1661-1680) soit le début de la période Edo.
Katana de Samuraï.
FUSHI et KASHIRA en suite en cuivre finement ciselé, patiné et doré à décor de grues à couronne rouge (animaux prestigieux dont la chasse a été un temps l’exclusivité du shogunat Tokugawa).
TSUKA en bois recouverte de peau de raie et tresse de soie bleue.
MENUKIS en cuivre ciselé, patiné et doré à décor de fleurs de chrysanthèmes (symbole de l’automne et de longévité) et de feuilles de vigne (karakusa, lui aussi symbole de longévité).
TSUBA maru-gata en fer forgé, ajouré et incrusté d’or à décor d’épines de pin (symbole d’union et d’harmonie).
SAYA en bois laqué brun, kurigata reprenant le symbole de l’épine de pin, le kojiri en argent.
HABAKI simple en cuivre.
Lame droite, hamon régulier, droit et bien marqué, la soie est trouée trois fois et porte plusieurs inscriptions ;
- La signature de la troisième génération d’Edo Yasutsugu.
- Le mon du clan Tokugawa, privilège accordé par le shogunat qui reconnaît un forgeron de haut rang.
- Un inscription Saidan-mei de test de coupe effectué par Yamano Kanjuro (actif vers 1661-1673).
Vendu avec le support, son étui en soie pour le transport et son certificat NBTHK Hozon. NBTHK également connue sous le nom de Nihon Bijutsu Touken Hozon Kyokai (la Société pour la préservation de l’épée d’art japonaise), est l’une des plus anciennes organisations d’évaluation de l’épée japonaise dans le Japon moderne.
Dimensions : 97 x 9 x 9 cm.
Longueur du tranchant : 69,3 cm.
Courbure : 0,75 cm.
Notes : Le fondateur de la lignée, le Yasutsugu de première génération, serait né dans la ville de Shimosaka, dans l'actuelle préfecture de Shiga, à la fin de la période Muromachi (fin du XVle siècle). Il y a construit ses débuts jusqu'au début de l'ère Keicho (1596). En raison du déménagement du seigneur qu'il servait, il s'installa plus tard dans la province d'Echizen, où son talent attira l'attention de Matsudaira Hideyasu, troisième fils de Tokugawa leyasu et seigneur féodal d'Echizen au début de la période Edo.
Sous le patronage de Hideyasu, la première génération de Yasutsugu fonda l'école Echizen Shimosaka, dont la réputation se répandit rapidement à l'échelle nationale. Sur la recommandation de Hideyasu, Yasutsugu fut nommé Okakae-kaji, forgeron officiel forgeant exclusivement des lames pour la famille shogunale Tokugawa. Son travail fut très estimé tant par les premier que par le deuxième shogun Tokugawa, Tokugawa leyasu et Tokugawa Hidetada.
En reconnaissance de son habileté exceptionnelle et de sa fiabilité, le Yasutsugu de première génération reçut directement de Tokugawa leyasu le caractère « Yasu », un honneur extraordinaire qui le poussa à l'adopter comme partie intégrante de son nom de forgeron. De plus, il fut autorisé à inscrire l'emblème de la famille Tokugawa sur la soie de ses lames. À l'époque, l'Aoi-mon était un symbole puissant de l'autorité shogunale, et seul un très petit nombre de forgerons d'épées étaient autorisés à l'utiliser. Ce privilège démontre clairement que Yasutsugu était considéré non seulement comme un artisan habile, mais aussi comme un forgeron de très haut rang, chargé d'incarner l'autorité et la dignité du régime Tokugawa.
D’autre part cette épée porte une inscription Saidan-mei, ou inscription de test de coupe. Un Saidan-mei est une inscription gravée dans une lame pour consigner le résultat d'un test officiel de coupe effectué durant la période Edo. Ces tests étaient réalisés pour évaluer la performance de coupe de l'épée et constituaient un facteur important pour déterminer la réputation et la valeur de la lame.
Pendant la période Edo, des essais de coupe étaient réalisés sur des matériaux approuvés, qui pouvaient inclure des matériaux en paquets ou, dans certains cas, les corps de criminels exécutés. Ces essais étaient réalisés par des spécialistes officiellement nommés, et lorsqu'une lame démontrait une capacité exceptionnelle à la coupe, le nom du testeur était parfois gravé sur la soie ou la lame elle-même.
Le nom de test de coupe gravé sur cette épée est Yamano Kanjüro qui était actif autour de l'époque Kanbun (vers 1661-1673). Il fut chargé de réaliser des tests de coupe sur ordre officiel concernant les épées portées par le shogunat Tokugawa, y compris celles portées par le shogun, offertes en cadeau ou offertes officiellement. Ce rôle était connu sous le nom de « O-tameshi goyo », signifiant une mission officiellement sanctionnée pour les tests de coupe.
Plus tard, ce rôle fut repris par la famille Yamada Asaemon, qui devint l'un des bourreaux et testeurs d'épée les plus célèbres du Japon d'Edo. Yamano Kanjürõ est considéré comme l'une des premières figures à occuper cette position d'autorité.
Epoque : 17ème siècle
Style : Art d'Asie
Etat : Bon état
Matière : Fer forgé
Longueur : 97 cm.
Hauteur : 9 cm.
Profondeur : 9 cm.
Référence (ID) : 1779560
Disponibilité : En stock






































