Ensemble de table « Surtout ». Date : vers 1900. Auteur : Émile Froment-Meurice .
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Ensemble de table « Surtout ». Date : vers 1900. Auteur : Émile Froment-Meurice .

Ensemble de table « Surtout ». Date : vers 1900. Auteur : Émile Froment-Meurice (Paris, 1837 – 1913). Matériaux : argent et doré. Avec poinçons. Verre.
Ensemble d'objets en argent destinés à la décoration de table, composé de quatre petits plateaux, d'un centre de table et de deux bougeoirs, tous présentant divers motifs contrastés à différents endroits. Les salvillas, à base circulaire, reposent sur trois pieds en forme de pattes de chèvre se terminant par des feuilles, et présentent sur l’ensemble de leur corps un motif en forme de filet composé de losanges, de roses et de fleurs, rehaussé de guirlandes et de rubans ainsi que de deux blasons sur des volutes sous une couronne, en plus d’être flanquées en bas d’un faisceau rappelant les faisceaux romains, élément que l’on retrouve également en haut, celui-ci étant beaucoup plus simple. Au-dessus de chacune d'elles apparaît un morceau de verre transparent sculpté d'un bord doré. Les candélabres, à cinq lumières chacun, ont une base similaire à celles des La table comporte de petits autels sur lesquels se tiennent des figures féminines à demi-nues, ornées de fleurs et d'autres éléments dans les cheveux, leurs bras ressemblant à des cornes d'abondance tournées se terminant par des feuilles. De ces cornes d'abondance jaillissent une série de branches et de volutes élaborées, certaines surmontées de bougeoirs ; ces bougeoirs tubulaires arborent des guirlandes végétales en bas-relief. La pièce maîtresse, la plus remarquable, présente une forme dite « en forme de navire ». Sa base et son profil supérieur, aux angles arrondis, ainsi que son corps, sont ornés du même type de treillis ajouré (laissant apparaître une pièce d'argent intérieure dans sa couleur naturelle) qui constitue la base des autres pièces, sous une bande distincte de vagues ajourées, et qui est également soutenue par des sabots de chèvre. Sur chacune des deux faces des côtés longs figure un bouclier héraldique orné de motifs entrelacés sous une couronne royale perlée. Les « anses » (ou pointes aux angles latéraux de cette pièce rhomboïdale) sont le fruit d’un travail minutieux et élaboré, prenant la forme de volutes végétales, combinées à des branches de laurier, des fleurs, des cornes torsadées et des motifs entrelacés. Les marques contrastées du jeu sont situées sur le dessus des salves, au-dessus des faisceaux de fasces provenant des bases des candélabres et sous la bande ondulée de la pièce centrale. L’un des deux types consiste en l’inscription « FROMENT-MEURICE » en lettres majuscules, faisant référence à la famille du même nom, et se trouve à tous les endroits mentionnés. Le second type consiste en un losange portant la même inscription sans le trait d’union et séparée, encadrant un épi de blé au-dessus et en dessous, et ne se trouve qu’au-dessous de la première inscription, au sommet des plateaux. La première des marques (nom de la société en lettres majuscules) est l’une des plus courantes sur les pièces réalisées par la famille d’orfèvres Froment-Meurice :  Elle diffère légèrement. La première police, utilisée par François-Désiré, était déjà en usage lorsque l'entreprise s'appelait « Maison », et ce à partir de 1865 ; on la retrouve donc sur de nombreuses pièces. Il existe également une variante comportant les mêmes lettres mais sans trait d'union. La deuxième police, que l'on trouve uniquement sur le dessus des plateaux, est un peu plus caractéristique et a été associée par les experts à l'œuvre de son fils Émile, car elle apparaît sur des pièces datant de quelques années après la mort de son père, à partir de 1866 environ. L'établissement parisien Froment-Meurice a été fondé par François-Désiré Froment-Meurice (Paris, 1802-1855). À la mort de son père, François Froment (1773-1803), il a repris l'activité. Il a pris le nom et le prénom de son beau-père, également orfèvre, Désiré, et a pris la tête de l'atelier familial. À partir de 1832. L'obtention de distinctions telles que la médaille d'argent à l'« Exposition des produits de l'Industrie nationale » à Paris en 1839, qui lui valut le titre d'« orfèvre-joaillier » (orfèvre-joaillier) de la ville de Paris, ainsi qu’une médaille d’or à l’Exposition nationale de l’industrie de France en 1844, lui valurent une renommée internationale et l’exposition de ses créations à Londres, touchant ainsi toute l’Europe et établissant un lien évident avec les classes supérieures et les monarchies du continent. Parmi le grand nombre d'œuvres qu'il a produites, il convient de mentionner le « surtout de table » en sept pièces qu'il a réalisé pour le duc de Luynes (Image 10) entre 1846 et 1851,  inspirée des dessins de Jean-Jacques Feurchère (1807-1852), en argent repoussé partiellement doré, acquise en 2013 par le musée du Louvre à Paris. En Espagne, les relations du maître avec la monarchie sont excellentes, surtout après l'expulsion de Napoléon, en grande partie grâce au duc de Montpensier, pour lequel il a créé des œuvres telles que la « Coupe de vendanges » (Musée du Louvre, Paris) en 1847. Ainsi, à l’occasion du mariage, le 6 octobre 1846, entre le duc susmentionné et l’infante Marie-Louise de Bourbon, sœur d’Isabelle II, François-Désiré créa, parmi ses premières œuvres dans le royaume, des « cadeaux de mariage ». De plus, ses œuvres étaient régulièrement vendues à Madrid, chez les frères Mellerío, qui étaient les tailleurs de diamants de la reine Isabelle II depuis 1850. Pierre-Henri Émile Froment-Meurice (image 12), fils de François-Désiré et de Louise Henriette Mainguet (1817-1900), succéda à son père dans l’entreprise quelques années après le décès de celui-ci (en 1859), puisqu’il avait alors 18 ans et n’avait pas terminé ses études. Émile était encore apprenti et n’avait pas encore acquis la touche de son maître, mais il dirigea l’atelier jusqu’en 1907. Jusqu’alors, sa mère dirigeait l’entreprise, et ils se concentraient principalement sur l’achèvement des commandes laissées par son père (notamment celles destinées à l’Exposition universelle de 1855, où l’atelier reçut une médaille d’honneur et Émile une mention honorable). Le fils reçut sa formation au 372 rue Saint-Honoré à Paris,  dans l’« hôtel » que son père avait acquis pour y installer la maison, sous la supervision de chefs d’atelier formés par François Désiré (Louis et Philibert Audouard, le maître orfèvre Babeur, Croville, Ambroise Dumoulin, etc.). Certaines commandes importantes (le berceau d’apparat du prince impérial en 1856, le surtout de l’empereur, etc.) ont contribué à la prospérité de la maison durant ces années. Il se forgea également une carrière remarquable dans l’argenterie. Tout en dirigeant l’atelier à partir de 1859, il s’associa avec Louis et Philibert Audouard, la maison prenant alors le nom de « Froment-Meurice et Cie », tout en conservant le titre d’« orfèvre joaillier bijoutier de la ville de Paris ». Ils continuèrent à travailler pour la clientèle étrangère que son père avait contribué à acquérir, avec des commandes tant religieuses que profanes. En 1864, Émile participa à sa première exposition industrielle (l’Exposition de Bayonne), où il obtint un diplôme d’honneur. Un an plus tard, il entama une collaboration fructueuse avec Henri Cameré (1830-1894). Il participa également à l’Exposition universelle de Paris en 1867 (médaille d’or en orfèvrerie). Elle rassemblait certaines des plus belles créations de la maison des dix dernières années, et parmi les pièces maîtresses figuraient l’ornement de cheminée destiné à l’empereur Napoléon III et un lustre en cristal de roche monté sur argent et corladura pour le même monarque (la composition d’Émile et la sculpture d’Émile Carlier ont été perdues dans l’incendie du palais des Tuileries en 1871,  mais les maquettes d'atelier de la coupe et du centre de table ont été conservées ; elles se trouvent aujourd'hui au Musée des Arts Décoratifs de Paris, et de nombreux exemplaires ont été réalisés par la même maison en s'inspirant des socles de chandeliers. En 1869, Émile fut nommé Chevalier de la Légion d'honneur pour sa participation à cette exposition. À cette époque, il employait environ quatre-vingts personnes, réparties entre deux ateliers. Entre 1870 et 1871, la maison subit les événements qui se déroulèrent (guerre franco-prussienne), mais il continua à accepter des commandes de l'étranger. Lors de l’Exposition universelle de Paris en 1878, l’atelier reçut une médaille d’or dans la catégorie orfèvrerie (parmi les pièces présentées, la plus remarquable était notamment une cruche en cristal de roche réalisée pour le roi Alphonse XII d’Espagne et aujourd’hui conservée au Palais royal de Madrid, mais on trouvait également des œuvres civiles et liturgiques). En 1884, Henri Cameré conçut pour Froment Meurice trois projets de « surtouts de table » dans les styles Louis XIV, Louis XV et Louis XVI destinés à la Maison royale d'Espagne. À l'Exposition universelle de Paris en 1889, il remporta le Grand Prix de joaillerie, une distinction prestigieuse, qu'il remporta à nouveau lors de l'Exposition universelle de Paris en 1900. Six ans plus tard, le roi d’Espagne Alphonse XII décerne à Émile l’Ordre d’Isabelle la Catholique pour son art et ses services rendus à la Maison royale. Aucun de ses quatre enfants (François [1892-1927] a travaillé avec son père pendant un certain temps ; Jacques [1864-1948] est devenu sculpteur spécialisé dans les animaux et graveur) n'a suivi ses traces. Ses fils, Marc (1870-1929) et Rose (1874-1956) souhaitait poursuivre l'activité familiale ; il transféra donc sa clientèle à Georges Auger, qui devint le successeur de Froment-Meurice et obtint les droits de reproduction et d'utilisation de ses modèles, moules et dessins. En 1913, Émile et son épouse périrent dans l'effondrement accidentel de leur maison de la rue d'Anjou à Paris. En ce qui concerne son style, et de manière générale, il a toujours eu d’importants collaborateurs et a perpétué le style bien connu de la maison, marqué par la néo-Renaissance et le romantisme, en y ajoutant sa touche personnelle, jusqu’à la fin du XIXe siècle, lorsqu’il décida de créer des créations expérimentales dans un style Art nouveau très différent, quelque peu unique. Il a toujours joui d’une réputation bien méritée pour ses innovations, tout en préservant des éléments du style familial (certains vases en verre d’Émile Gallé avec des montures de style Louis XV réalisées par le maître sont encore conservés). Parmi le grand nombre d’œuvres créées par le maître, il convient d’en mettre certaines en avant et de les détailler plus particulièrement : - Une grande maison de vente aux enchères a vendu à une collection privée un lustre orné d’une figure tenant une corne d’abondance, daté vers 1870, très similaire à l’un de ceux sur les surtout, tant par la décoration, la qualité que la composition. Il ne diffère que par sa base, qui est beaucoup plus… simple dans l’exemplaire de la salle des ventes. La Bibliothèque du Palais royal de Madrid conserve un « Échantillon de pièces d'orfèvrerie, d'argenterie, de joaillerie et d'objets de luxe » daté vers 1875, Le premier dessin est signé « Froment Meurice », et sa date permet de le situer parmi les œuvres d’Émile. C’est ce premier dessin (images 14 et 15) qu’il convient de mettre en avant, en raison d’un décor de vagues similaire à ceux qui ornent le centre de ce plateau de jeu. -Une maison de vente aux enchères a vendu en 2007 un centre de table en argent datant d'environ 1880, en forme de navire, décoré de feuilles, de volutes… et de deux tritons aux extrémités. 16. Centre de table. Collection privée. -La « Tazza » (RCIN 46894) se trouve au Royal Collection Trust en Angleterre. Réalisée en argent associé à des émaux, de l'ivoire, des métaux et de la turquoise, elle a été commandée par Philippe, alors comte de Paris, au duc et à la duchesse d'Alençon en 1893. Images 17 et 18. Une autre maison de vente aux enchères de renom a vendu en 2008 un ensemble de quatre plateaux en argent d'Émile Froment-Meurice, datant d'environ 1900 et fabriqués à Paris. Ils présentent un décor ondulé qui ressemble également à celui mentionné ci-dessus, des fleurons en forme de sabots sur les pieds et des guirlandes de roses. ANALYSE. Des ensembles d'éléments de table décoratifs en matériaux luxueux ont été fabriqués et utilisés tout au long de pratiquement toute l'histoire de l'art, avec les variations attendues selon les styles, les époques, les régions, les matériaux disponibles, etc., et toujours en lien avec les classes supérieures, qu'elles soient religieuses ou politiques. Le XIXe siècle a connu un essor de ce type de pièces profanes, que certains experts attribuent à l'accès à la richesse et au pouvoir politique dont une nouvelle classe sociale, la bourgeoisie, a commencé à jouir.  Comme nous l'avons déjà mentionné, cet ensemble se compose de sept pièces : quatre salvillas, un centre et deux bougeoirs. Il s'agit d'un nombre et d'une composition ancrés dans une forte tradition (l'exemple réalisé par François-Désiré pour le duc de Luynes entre 1846 et 1851 a déjà été mentionné, ainsi que les modèles utilisés pour le service commandé par le duc de Medinaceli, Luis Fernández de Córdoba y Ponce de León, réalisé en 1860 par Émile et conservé au Palais royal de Madrid. Les pieds en forme de sabots de ces pièces ne sont pas très courants dans les œuvres contemporaines similaires. Il est toutefois possible que leur présence s’inscrive dans le thème général, subtilement lié au dieu Bacchus, auquel l’artiste ferait allusion à travers ces éléments ainsi que par la présence de vrilles de vigne et de grappes de raisin, dont il sera question ci-dessous. On peut l'observer sur un centre de table en argent de François Désiré, aujourd'hui conservé dans une collection privée, ainsi que sur la « Coupe de Montbrison », réalisée en 1857, avec quelques différences dans les détails. Les guirlandes de roses sont un élément très courant dans l'argenterie du XIXe siècle, inspirées de la tradition romaine et utilisées avec de nombreuses variations, généralement accompagnées de motifs entrelacés. Celles qui présentent des éléments de ce motif se distinguent par leur volume, leur niveau de détail (qui témoigne immédiatement de la grande qualité de l’atelier qui les a réalisées) et leur originalité dans la combinaison avec d’autres éléments (en particulier les cornes, et la manière dont elles sont disposées, étant donné que les roses, (ce qui n'est pas le cas de ce type de fleur). Les autres guirlandes de l'ensemble ne comportent que des branches de laurier (candelabres). Ce même volume et ce même mouvement sont visibles dans les bras des candélabres, camouflés grâce à une abondante décoration végétale composée de feuilles, de branches de laurier et de fleurs, de sorte que ceux qui ont la forme d’un torse en corne émergent, pour se terminer par une couronne végétale d’où sort le briquet, avec un faisceau de fasces en dessous et une partie lisse ornée d’une guirlande de fleurs quelque peu plus classique. Parmi ces pièces, les figures se distinguent : les deux jeunes femmes, vêtues de tuniques qui ne dévoilent que partiellement leur poitrine, brandissent leurs cornes respectives, ornées de sarments et de grappes de raisin dans un cas (la figure qui arbore les mêmes éléments dans ses cheveux, dans une position légèrement plus frontale) et de fleurs dans l’autre (la figure qui tourne la tête et lève un bras tout en baissant l’autre, pour créer le mouvement que la jeune femme précédente apporte avec le tissu flottant). Peut-être a-t-on cherché à établir un lien avec l’automne dans le cas des vignes et des sarments, et avec le printemps, dans le cas de la figure aux fleurs à la base et dans la corne qu’elle tient et d’où s’étendent les bras. La présence de figures sur les axes des candélabres n’est pas une nouveauté (rappelons-nous le jeu pour le duc de Luynes ; ou, par exemple, les « Torches » qui flanquent l’escalier d’honneur de l’Opéra Garnier à Paris, réalisées en 1873 par l’orfèvre Christofle à partir de modèles d’Albert-Ernest Carrier-Belleuse Les faisceaux aux motifs entrelacés, qui rappellent les faisceaux romains, situés au-dessous et au-dessus des feuilles, empêchent la cire de couler et ornent ces fleurons. Le treillis ajouré orné de fleurs, dont beaucoup ont conservé leur dorure d'origine, constitue toutefois un détail très particulier. On retrouve ce type de décoration dans des œuvres couvrant pratiquement tout le XIXe siècle, avec de nombreuses variations, comme deux chandeliers du Musée des Arts Décoratifs de Strasbourg, en argent datant du début du XIXe siècle, et qui rappellent également le travail présent sur certaines pièces de porcelaine, notamment celles de Meissen (bien que pas exclusivement de cette manufacture). La partie supérieure de la « Tazza » du Royal Collection Trust, déjà mentionnée, présente ce motif : ici, cependant, les fleurs sont un peu plus petites, peu dorées et moins volumineuses, et il n’y a pas de travail ajouré. Il est toutefois très curieux que l’un des exemples les plus proches de ce détail se trouve dans le service connu sous le nom de « Grande vaisselle de Colomb », que Ramón Espuñes aurait réalisé avec Ángel Marquina en 1865 et qui est conservé au Palais royal de Madrid. Les blasons figurant sur les pièces méritent une analyse détaillée. Ils s’adaptent tous à l’espace qu’ils occupent, sous une couronne surmontée d’une croix et d’un globe, fermée par des rangées de perles, et une bande au bas décorée d’un losange sur le devant et de petites perles, ainsi que d’inserts aux formes rappelant des volutes Ci-dessous, on peut voir une croix ornée d'un cordon proéminent, du type de celui qui figure sur les armoiries de la Maison du Royaume de Bavière (1806-1918). Elle appartient à la Maison de Wittelsbach. C'est celle qui se trouve à gauche. L'autre bouclier représente deux châteaux avec des points gravés (d'or) dans les cantons supérieur gauche et inférieur droit, sur un fond à bandes verticales (de gueules), ainsi que deux autres lions rampants à bandes verticales (de gueules) sur fond uni (d'argent) dans les cantons supérieurs droit et inférieurs gauche ; au centre figure un ovale avec trois fleurs de lys sur un fond à bandes horizontales (d'azur) ; une autre partition à la pointe montre une grenade sur fond uni (argent). Il appartient à la dynastie des Bourbons, faisant allusion à la couronne du royaume de Castille avec l'ajout de l'ancien royaume de Grenade. En dessous figure le cordon de l'Ordre de la Toison d'Or. La disposition des écussons, côte à côte et d'importance égale, laisse penser qu'il s'agit d'un ensemble réalisé pour le mariage d'une famille éminente, liée à la monarchie espagnole (d'où les colliers de l'Ordre de la Toison d'Or et les couronnes). Le 2 avril 1883, l'infante María de la Paz de Bourbon épousa à Madrid Louis-Ferdinand de Bavière, un mariage qui unissait la maison de Bourbon à la maison de Wittelsbach. On sait également qu'Émile Froment-Meurice organisa un somptueux banquet pour le mariage de l'infante María Teresa avec Ferdinand de Bavière au début de l'année 1906. Marie-Thérèse de Bourbon et de Habsbourg-Lorraine (Madrid, 1882-1912), fille d'Alphonse XII et de Marie-Christine de Habsbourg-Lorraine, était infante d'Espagne de naissance et princesse de Bavière depuis son mariage avec Ferdinand de Bavière, célébré au Palais royal de Madrid le 12 janvier 1906. Elle est décédée à Madrid en 1912. Ferdinand Marie de Bavière et de Bourbon (Madrid, 1884-1958) était le fils aîné du prince Louis-Ferdinand de Bavière et de Bourbon et de l'infante Marie de la Paix de Bourbon et de Bourbon. Peu après sa naissance, il s'installa à Munich, capitale du royaume de Bavière, avec ses parents. Leur mariage fut le troisième consécutif en trois générations entre un Bourbon et un Wittelsbach. Après le décès de sa première épouse, il se maria en dehors du cercle royal avec une dame d'honneur de la reine Marie-Christine et renonça à ses droits de succession au trône de Bavière. Il mourut en 1958. Comme on pouvait s’y attendre, le mariage de l’infante María Teresa de Borbón et de Fernando de Bavière eut un grand retentissement médiatique, parmi lequel il convient de souligner l’exposition du trousseau de l’infante, qui parut, par exemple, dans le Semanario Nuevo Mundo (1906, p. 626 à 677 ; sous le titre « Le « trousseau » de l'infante María Teresa ») ou dans La Ilustración Española y Americana (année L., À cet égard, il convient de signaler que Fernando A. Martín, ancien conservateur de la collection d'argenterie du patrimoine national espagnol, dans son article paru dans Trésors d'Argent (« La présence de Froment-Meurice en Espagne » ; Trésors d'Argent. Les Froment-Meurice, orfèvres romantiques parisiens. Paris : Musées de Paris, Les amis du Musée de la Vie romantique ; Paris, 2003. pp. 67-93) mentionne à la page 92 l'existence sur le marché madrilène d'un surtout en argent correspondant à l'infante Marie-Thérèse de Bourbon et au prince Ferdinand de Bavière, également évoqué dans la lettre de Lucien Tesson datée de 1906. Après leur mariage, le couple s'installa à Madrid, vivant entre la capitale (elle avait sa résidence sur la Grande Rue) et le château de Nymphenburg à Munich. Ils eurent quatre enfants : Luis Alfonso de Baviera y Borbón (1906-1983), José Eugenio de Baviera y Borbón (1909-1966), María de las Mercedes de Baviera y Borbón (1911-1953) et María del Pilar de Baviera y Borbón (1912-1918). ·
Dimensions : Centre 58 x 31,5 x 18 cm, chandeliers 31 x 31 x 51 cm, coupelles 15 x 15 x 10,5 cm


95 000 €

Epoque : 20ème siècle

Style : Autre style

Etat : En l'etat

Matière : Argent massif

Largeur : 58 cm (centre)

Hauteur : 18 cm (centre)

Référence (ID) : 1753744

Disponibilité : En stock

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Lagasca 36
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