École Espagnole (c. 1560) - Saint Pierre Martyr
Huile sur toile. Magnifique rentoilage et restauration du milieu du XXe siècle.
Ce magnifique retable castillan, très probablement commandé par les inquisiteurs dominicains, représente une synthèse saisissante de deux mondes artistiques dans l'Espagne de Charles Quint. La figure de saint Pierre de Vérone, pourfendeur des hérétiques et premier martyr de l'Ordre des Prêcheurs, y devient l'incarnation parfaite de l'autorité de l'Église. L'influence du gothique flamand tardif, perceptible dans le réalisme méticuleux des détails de son habit dominicain et dans la piété austère d'un visage résigné, est ici supplantée par l'impact des modèles du XVIe siècle.
La composition fait directement allusion à son martyre en 1252, lorsqu'il tomba dans une embuscade tendue par des cathares sur la route de Côme à Milan. Selon l'hagiographie, après avoir reçu un coup de machette à la tête (attribut qui orne généralement son iconographie), le saint utilisa son propre sang pour écrire le Credo sur le sol avant de mourir. Dans ce tableau, le martyr est doté d'une monumentalité caractéristique des écoles maniéristes, jaillissant d'une vigueur sculpturale qui transcende la sérénité traditionnelle du gothique. Cette transformation des formes, où l'éloquence du Moyen Âge se mêle à la grandeur de la Renaissance, illustre parfaitement comment l'Espagne du XVIe siècle s'est inspirée de l'esthétique italienne pour donner forme à la foi inébranlable de ses saints inquisiteurs.
- Dimensions de l'image sans cadre : 61 x 88,5 cm / 80 x 100,5 cm avec cadre exclusif réalisé sur mesure.
Ce magnifique retable castillan, très probablement commandé par les inquisiteurs dominicains, représente une synthèse saisissante de deux mondes artistiques dans l'Espagne de Charles Quint. La figure de saint Pierre de Vérone, pourfendeur des hérétiques et premier martyr de l'Ordre des Prêcheurs, y devient l'incarnation parfaite de l'autorité de l'Église. L'influence du gothique flamand tardif, perceptible dans le réalisme méticuleux des détails de son habit dominicain et dans la piété austère d'un visage résigné, est ici supplantée par l'impact des modèles du XVIe siècle.
La composition fait directement allusion à son martyre en 1252, lorsqu'il tomba dans une embuscade tendue par des cathares sur la route de Côme à Milan. Selon l'hagiographie, après avoir reçu un coup de machette à la tête (attribut qui orne généralement son iconographie), le saint utilisa son propre sang pour écrire le Credo sur le sol avant de mourir. Dans ce tableau, le martyr est doté d'une monumentalité caractéristique des écoles maniéristes, jaillissant d'une vigueur sculpturale qui transcende la sérénité traditionnelle du gothique. Cette transformation des formes, où l'éloquence du Moyen Âge se mêle à la grandeur de la Renaissance, illustre parfaitement comment l'Espagne du XVIe siècle s'est inspirée de l'esthétique italienne pour donner forme à la foi inébranlable de ses saints inquisiteurs.
- Dimensions de l'image sans cadre : 61 x 88,5 cm / 80 x 100,5 cm avec cadre exclusif réalisé sur mesure.
4 500 €
Epoque : 16ème siècle
Style : Haute époque-Renaissance-Louis XIII
Etat : Bon état
Matière : Huile sur toile
Référence (ID) : 1745788
Disponibilité : En stock
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