Stanislas LÉPINE (1835 – 1920) « La rue des Saules » à Montmartre
Artiste : Stanislas Lépine (1835 – 1920)
« La rue des Saules » à Montmartre, circa 1872, par le peintre Stanislas Lépine. Une oeuvre délicate et raffinée à la touche libre et enlevée.
Huile sur carton entoilée,
Signée en bas à droite, située au dos
Dimensions : 24 x 34,5 cm
Avec cadre : 46,5 x 55 cm
Stanislas Lépine, un peintre de Montmartre
Stanislas Lépine, montmartrois d’adoption, peint la « Rue des Saules » à Montmartre un peu avant 1872. Une seconde vue de la rue, datée entre 1872 et 1876 (Artcurial, 17 juin 1997), montre les lanternes à gaz accrochées au mur.
Le peintre fait figurer la façade du n°22 soit celle du « Lapin agile », l’un des lieux de rencontre privilégié de la Bohème au début du XXème siècle.
Ses toiles peintes sur la butte ne témoignent pas du Montmartre des fêtes et des bals mais de celui des ruelles, des murs, des cours du village qui survit alors que Paris s'apprête à l’annexer.
Il aime peindre les rues calmes, souvent désertes, comme dans notre peinture.
Dans les dernières années, il représentera quelques rares passants mais de même que Jean Baptiste Corot il préfère les "paysages" urbains sans passants,
Stanislas Lépine, un peintre pré-impressionniste sensible et délicat
Ici, l’attention du peintre se porte sur les rues du vieux Paris et celles de la butte Montmartre à l’aube de l’ère industrielle. Il dépeint avec une touche libre et enlevée, sa palette colorée joue des nuances de la pierre et de la nature.
Lépine côtoie Corot et l’admiration entre les deux peintres est réciproque. On retrouve, dans notre tableau, quelque chose de la douceur et de la transparence de de ce dernier .
Fait notoire, Lépine participe à la première exposition des impressionnistes en 1874 à Paris où il présente trois tableaux. Il côtoie Monet, Sisley, Pissarro et Renoir. S’il ne se rattache pas au mouvement d’un point de vue de la recherche plastique, il rejoint l’attrait des Impressionnistes pour le Paris de la modernité.
Biographie
Montmartre
Stanislas Lépine, montmartrois d'adoption est originaire de Caen en Normandie. Il commence а dessiner très jeune, attiré par les ports et les rivages de sa province.
Il arrive а Paris à l’âge de 20 ans. Venant d’une famille d’artisans modestes, il ne peut se payer les cours dans l'atelier d'un maître. Il se forme seul et passe du temps à dessiner au Louvre.
Pour se loger, il recherche un quartier aux loyers abordables. C'est à Montmartre qui ne fait pas encore partie de Paris qu'il s’installe. Trente-sept ans de vie montmartroise !
Peu de temps après son arrivée, il épouse son amie d'enfance Marie Odile Dodin. Ils forment tous les deux un couple aimant.
Appréciant la tranquillité, ils mènent une vie simple et ne fréquentent pas les lieux à la mode, On ne voit Stanislas Lépine qu’à de rares occasions, dans les cafés où se réunissaient peintres et poètes.
C’est là qu'il participe а des réunions informelles avec des peintres-amis parmi lesquels Sisley ou Eugène Boudin.
J.B Corot
Il y rencontrera également Jean Baptiste Corot pour lequel il éprouve une grande admiration. Ému par la passion et par l'humilité de Lépine, le maître du paysage français naturaliste du XIXe siècle lui offre les pinceaux et la vision de la nature qu’il applique à celle de la vie urbaine
J. B Corot lui confie qu'un paysagiste comme lui "pourrait faire des chefs d'oeuvre sur la Butte Montmartre."
Fantin-Latour
Parmi les autres rencontres importantes que fit Stanislas Lépine, il convient de mentionner également Fantin-Latour qui devint un ami fidèle et qui, а plusieurs reprises, notamment lorsqu'il fallait déménager et trouver un nouveau logement, n'hésita pas à l'aider financièrement.
Le comte Doria
Une autre rencontre décisive qui lui permit de continuer à peindre sans avoir à s'épuiser dans de petits boulots de survie, fut celle du Comte Doria. Collectionneur et mécène fortuné, il devint son protecteur en lui achetant ses toiles et en l'hébergeant dans son chateau d’Orrouy.
Cet homme de gout, attentif et généreux a également eu une influence décisive sur la carrière des peintres: Corot, Jongkind, Millet en un temps où ils étaient méconnus ou raillés. Il contribua à les faire connaître.
Musées
PARIS
• Musée d'Orsay, musée Carnavalet, département des Arts Graphiques du musée du Louvre.
Source
.https://www.montmartre-secret.com/2024/12/stanislas-lepine-peintre-de-montmartre.html
Huile sur carton entoilée,
Signée en bas à droite, située au dos
Dimensions : 24 x 34,5 cm
Avec cadre : 46,5 x 55 cm
Stanislas Lépine, un peintre de Montmartre
Stanislas Lépine, montmartrois d’adoption, peint la « Rue des Saules » à Montmartre un peu avant 1872. Une seconde vue de la rue, datée entre 1872 et 1876 (Artcurial, 17 juin 1997), montre les lanternes à gaz accrochées au mur.
Le peintre fait figurer la façade du n°22 soit celle du « Lapin agile », l’un des lieux de rencontre privilégié de la Bohème au début du XXème siècle.
Ses toiles peintes sur la butte ne témoignent pas du Montmartre des fêtes et des bals mais de celui des ruelles, des murs, des cours du village qui survit alors que Paris s'apprête à l’annexer.
Il aime peindre les rues calmes, souvent désertes, comme dans notre peinture.
Dans les dernières années, il représentera quelques rares passants mais de même que Jean Baptiste Corot il préfère les "paysages" urbains sans passants,
Stanislas Lépine, un peintre pré-impressionniste sensible et délicat
Ici, l’attention du peintre se porte sur les rues du vieux Paris et celles de la butte Montmartre à l’aube de l’ère industrielle. Il dépeint avec une touche libre et enlevée, sa palette colorée joue des nuances de la pierre et de la nature.
Lépine côtoie Corot et l’admiration entre les deux peintres est réciproque. On retrouve, dans notre tableau, quelque chose de la douceur et de la transparence de de ce dernier .
Fait notoire, Lépine participe à la première exposition des impressionnistes en 1874 à Paris où il présente trois tableaux. Il côtoie Monet, Sisley, Pissarro et Renoir. S’il ne se rattache pas au mouvement d’un point de vue de la recherche plastique, il rejoint l’attrait des Impressionnistes pour le Paris de la modernité.
Biographie
Montmartre
Stanislas Lépine, montmartrois d'adoption est originaire de Caen en Normandie. Il commence а dessiner très jeune, attiré par les ports et les rivages de sa province.
Il arrive а Paris à l’âge de 20 ans. Venant d’une famille d’artisans modestes, il ne peut se payer les cours dans l'atelier d'un maître. Il se forme seul et passe du temps à dessiner au Louvre.
Pour se loger, il recherche un quartier aux loyers abordables. C'est à Montmartre qui ne fait pas encore partie de Paris qu'il s’installe. Trente-sept ans de vie montmartroise !
Peu de temps après son arrivée, il épouse son amie d'enfance Marie Odile Dodin. Ils forment tous les deux un couple aimant.
Appréciant la tranquillité, ils mènent une vie simple et ne fréquentent pas les lieux à la mode, On ne voit Stanislas Lépine qu’à de rares occasions, dans les cafés où se réunissaient peintres et poètes.
C’est là qu'il participe а des réunions informelles avec des peintres-amis parmi lesquels Sisley ou Eugène Boudin.
J.B Corot
Il y rencontrera également Jean Baptiste Corot pour lequel il éprouve une grande admiration. Ému par la passion et par l'humilité de Lépine, le maître du paysage français naturaliste du XIXe siècle lui offre les pinceaux et la vision de la nature qu’il applique à celle de la vie urbaine
J. B Corot lui confie qu'un paysagiste comme lui "pourrait faire des chefs d'oeuvre sur la Butte Montmartre."
Fantin-Latour
Parmi les autres rencontres importantes que fit Stanislas Lépine, il convient de mentionner également Fantin-Latour qui devint un ami fidèle et qui, а plusieurs reprises, notamment lorsqu'il fallait déménager et trouver un nouveau logement, n'hésita pas à l'aider financièrement.
Le comte Doria
Une autre rencontre décisive qui lui permit de continuer à peindre sans avoir à s'épuiser dans de petits boulots de survie, fut celle du Comte Doria. Collectionneur et mécène fortuné, il devint son protecteur en lui achetant ses toiles et en l'hébergeant dans son chateau d’Orrouy.
Cet homme de gout, attentif et généreux a également eu une influence décisive sur la carrière des peintres: Corot, Jongkind, Millet en un temps où ils étaient méconnus ou raillés. Il contribua à les faire connaître.
Musées
PARIS
• Musée d'Orsay, musée Carnavalet, département des Arts Graphiques du musée du Louvre.
Source
.https://www.montmartre-secret.com/2024/12/stanislas-lepine-peintre-de-montmartre.html
13 000 €
Epoque : 19ème siècle
Style : Autre style
Etat : Très bon état
Largeur : 34 cm
Hauteur : 24 cm
Référence (ID) : 1745205
Disponibilité : En stock
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