Georges-Antoine ROCHEGROSSE (1859 - 1938) - Femme se poudrant, datée 1888
Artiste : Georges-antoine Rochegrosse (1859 - 1938)
Une oeuvre intime et féminine, datée de 1888, représentant une femme se poudrant de Georges-Antoine Rochegrosse.Féminité accentuée par la couleur rose dominante de la peinture.
Huile sur panneau
Signée et datée 1888 en bas à droite
Dimensions : 35 x 27 cm
avec cadre : 51 x 43 cm
Prix : 6500 euros
Georges-Antoine Rochegrosse, un peintre de talent.
Artiste attachant et d’une grande fantaisie, il s’est montré sensible aux grands courants du 19ème siècle, de l’orientalisme au japonisme, en passant par le Symbolisme. Salué par la critique et apprécié du grand public, il a bénéficié de son vivant d’une reconnaissance internationale.
On peut noter ici une opposition entre la finesse de la touche, la précision du rendu du visage et la touche plus enlevée et impressionniste pour sa tenue et le décor.
Ses couleurs montrent une recherche de préciosité et de raffinement. Ici le noir du chapeau et de sa jupe apporte un joli contraste avec le rose du décor.
Le thème des "Femmes à la toilette », un thème récurrent chez les peintres.
Les peintres ont laissé d'innombrables images de femmes saisies dans leur intimité, notamment représentées à leur toilette.
Ici, une jeune femme chapeautée, en tenue légère, assise devant une coiffeuse, s'applique de la poudre sur les joues en se regardant dans un miroir. Le peintre représente probablement une danseuse ou une chanteuse de music-hall dans sa loge, au décor rose, qui fait quelques retouches de maquillage avant d’entrer en scène.
Bibliographie
Georges-Antoine Rochegrosse à Versailles et mort à El Biar (Algérie) est un peintre, décorateur et illustrateur français.
Il perd son père à l’âge de 15 ans. Sa mère se remarie avec le poète Théodore de Banville dont il devient le fils adoptif. Il aura l’occasion alors de fréquenter les artistes et les hommes de lettres que son beau-père reçoit chez lui : Paul Verlaine, Stéphane Mallarmé, Arthur Rimbaud, Victor Hugo et Gustave Flaubert.
Il commence sa formation de peintre auprès d’Alfred Dehodencq, puis entre en 1871 à l’Académie Julian à Paris dans les ateliers de Jules Joseph Lefebvre et Gustave Boulanger, et termine ses études à l’École des beaux-arts de Paris.
Il débute au Salon de 1882 où il est médaillé. L’année suivante, il obtient une bourse pour effectuer un voyage d’études qui lui permet de parcourir toute l’Europe.
Au début de sa carrière, il pratique la peinture d’histoire et s'essaie au symbolisme.
Reconnu et apprécié de la bonne société, Il sera nommé chevalier de la Légion d’honneur en 1892.
En 1894 Il découvre l’Algérie où il fait connaissance de Marie Leblon, qu’il épouse en 1896. Elle est l’amour de sa vie, sa femme, sa muse et son modèle. Il se tourne alors vers l’orientalisme.
Le couple partagera sa vie entre la France et l’Algérie.
Il vit et travaille dans la maison de la cité Chaptal à Paris puis s’établit avec son épouse à El Biar, dans la banlieue d’Alger, en 1900.
Il fait chaque été le voyage à Paris où il est membre du jury du Salon des artistes français.
Le couple fait construire une villa baptisé Djenan Meryem (le Jardin de Marie). Ils passent l’hiver en Algérie et l’été à Paris. En 1910, Rochegrosse fait réaliser un atelier, Dar es Saouar, où il reçoit ses élèves.
En 1905, il est professeur à l’Académie Druet, fondée à Paris en 1904 par le peintre Antoine Druet.
Admiré par ses contemporains, en particulier son beau-père Théodore de Banville, il est un membre influent de la Société des peintres orientalistes français.
Rochegrosse expose non seulement à Paris, mais aussi au Salon des artistes algériens et préside le jury de l’Union artistique de l’Afrique du Nord dès 1925 ainsi que le Syndicat professionnel des artistes algériens.
Il est profondément marqué par la Première Guerre mondiale et par la mort de son épouse, en 1920, des suites d’une maladie contractée à l’hôpital d’Alger où elle était infirmière. Inconsolable, il va jusqu’à ajouter le « M » de Marie à sa signature (G. M. Rochegrosse).
Sa peinture prend alors un tour plus pessimiste se teintant de religiosité. Il puise de plus en plus son inspiration dans le jardin de sa villa algérienne.
Il finit par épouser sa gouvernante Antoinette Arnau, revient à Alger en 1937 et meurt l’année suivante. Son corps est transféré et inhumé à Paris au cimetière du Montparnasse.
Musées
En France
• Paris ; Musée d’Orsay
• Marseille, château Borély.
• Amiens, musée de Picardie
• Besançon, musée des Beaux-Arts et d’Archéologie
• Dijon, musée des Beaux-Arts :
• Dreux, musée d’Art et d’Histoire
• Grenoble, musée de Grenoble
• Lille, palais des Beaux-Arts
• Marseille, château Borély
• Moulins, musée Anne-de-Beaujeu : le musée possède de nombreuses toiles, aquarelles et illustrations. Il a organisé une rétrospective sur le peintre en 2013-2014
• Nantes, musée d’Arts
• Nîmes, musée des Beaux-Arts
• Reims musée des Beaux-Arts
En Algérie
Alger
• Mosquée El-Wartilani, ancienne église Sainte-Marcienne, boulevard de Télemly : La Parole d’un Amour
musée national des Beaux-Arts : La Course au Bonheur ou Angoisse humaine, 1896, localisation actuelle inconnue.
Source
• https://vudubourbonnais.wordpress.com/2018/02/19/patrimoine-des-oeuvres-de-rochegrosse-et-de-manet-enrichissent-les-collections-du-musee-anne-de-beaujeu/
• https://fr.wikipedia.org/wiki/Georges-Antoine_Rochegrosse
Huile sur panneau
Signée et datée 1888 en bas à droite
Dimensions : 35 x 27 cm
avec cadre : 51 x 43 cm
Prix : 6500 euros
Georges-Antoine Rochegrosse, un peintre de talent.
Artiste attachant et d’une grande fantaisie, il s’est montré sensible aux grands courants du 19ème siècle, de l’orientalisme au japonisme, en passant par le Symbolisme. Salué par la critique et apprécié du grand public, il a bénéficié de son vivant d’une reconnaissance internationale.
On peut noter ici une opposition entre la finesse de la touche, la précision du rendu du visage et la touche plus enlevée et impressionniste pour sa tenue et le décor.
Ses couleurs montrent une recherche de préciosité et de raffinement. Ici le noir du chapeau et de sa jupe apporte un joli contraste avec le rose du décor.
Le thème des "Femmes à la toilette », un thème récurrent chez les peintres.
Les peintres ont laissé d'innombrables images de femmes saisies dans leur intimité, notamment représentées à leur toilette.
Ici, une jeune femme chapeautée, en tenue légère, assise devant une coiffeuse, s'applique de la poudre sur les joues en se regardant dans un miroir. Le peintre représente probablement une danseuse ou une chanteuse de music-hall dans sa loge, au décor rose, qui fait quelques retouches de maquillage avant d’entrer en scène.
Bibliographie
Georges-Antoine Rochegrosse à Versailles et mort à El Biar (Algérie) est un peintre, décorateur et illustrateur français.
Il perd son père à l’âge de 15 ans. Sa mère se remarie avec le poète Théodore de Banville dont il devient le fils adoptif. Il aura l’occasion alors de fréquenter les artistes et les hommes de lettres que son beau-père reçoit chez lui : Paul Verlaine, Stéphane Mallarmé, Arthur Rimbaud, Victor Hugo et Gustave Flaubert.
Il commence sa formation de peintre auprès d’Alfred Dehodencq, puis entre en 1871 à l’Académie Julian à Paris dans les ateliers de Jules Joseph Lefebvre et Gustave Boulanger, et termine ses études à l’École des beaux-arts de Paris.
Il débute au Salon de 1882 où il est médaillé. L’année suivante, il obtient une bourse pour effectuer un voyage d’études qui lui permet de parcourir toute l’Europe.
Au début de sa carrière, il pratique la peinture d’histoire et s'essaie au symbolisme.
Reconnu et apprécié de la bonne société, Il sera nommé chevalier de la Légion d’honneur en 1892.
En 1894 Il découvre l’Algérie où il fait connaissance de Marie Leblon, qu’il épouse en 1896. Elle est l’amour de sa vie, sa femme, sa muse et son modèle. Il se tourne alors vers l’orientalisme.
Le couple partagera sa vie entre la France et l’Algérie.
Il vit et travaille dans la maison de la cité Chaptal à Paris puis s’établit avec son épouse à El Biar, dans la banlieue d’Alger, en 1900.
Il fait chaque été le voyage à Paris où il est membre du jury du Salon des artistes français.
Le couple fait construire une villa baptisé Djenan Meryem (le Jardin de Marie). Ils passent l’hiver en Algérie et l’été à Paris. En 1910, Rochegrosse fait réaliser un atelier, Dar es Saouar, où il reçoit ses élèves.
En 1905, il est professeur à l’Académie Druet, fondée à Paris en 1904 par le peintre Antoine Druet.
Admiré par ses contemporains, en particulier son beau-père Théodore de Banville, il est un membre influent de la Société des peintres orientalistes français.
Rochegrosse expose non seulement à Paris, mais aussi au Salon des artistes algériens et préside le jury de l’Union artistique de l’Afrique du Nord dès 1925 ainsi que le Syndicat professionnel des artistes algériens.
Il est profondément marqué par la Première Guerre mondiale et par la mort de son épouse, en 1920, des suites d’une maladie contractée à l’hôpital d’Alger où elle était infirmière. Inconsolable, il va jusqu’à ajouter le « M » de Marie à sa signature (G. M. Rochegrosse).
Sa peinture prend alors un tour plus pessimiste se teintant de religiosité. Il puise de plus en plus son inspiration dans le jardin de sa villa algérienne.
Il finit par épouser sa gouvernante Antoinette Arnau, revient à Alger en 1937 et meurt l’année suivante. Son corps est transféré et inhumé à Paris au cimetière du Montparnasse.
Musées
En France
• Paris ; Musée d’Orsay
• Marseille, château Borély.
• Amiens, musée de Picardie
• Besançon, musée des Beaux-Arts et d’Archéologie
• Dijon, musée des Beaux-Arts :
• Dreux, musée d’Art et d’Histoire
• Grenoble, musée de Grenoble
• Lille, palais des Beaux-Arts
• Marseille, château Borély
• Moulins, musée Anne-de-Beaujeu : le musée possède de nombreuses toiles, aquarelles et illustrations. Il a organisé une rétrospective sur le peintre en 2013-2014
• Nantes, musée d’Arts
• Nîmes, musée des Beaux-Arts
• Reims musée des Beaux-Arts
En Algérie
Alger
• Mosquée El-Wartilani, ancienne église Sainte-Marcienne, boulevard de Télemly : La Parole d’un Amour
musée national des Beaux-Arts : La Course au Bonheur ou Angoisse humaine, 1896, localisation actuelle inconnue.
Source
• https://vudubourbonnais.wordpress.com/2018/02/19/patrimoine-des-oeuvres-de-rochegrosse-et-de-manet-enrichissent-les-collections-du-musee-anne-de-beaujeu/
• https://fr.wikipedia.org/wiki/Georges-Antoine_Rochegrosse
6 500 €
Epoque : 19ème siècle
Style : Autre style
Etat : Très bon état
Largeur : 27 cm
Hauteur : 35 cm
Référence (ID) : 1765633
Disponibilité : En stock
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