Fritz Osswald (Zurich, 1878 - Starnberg, 1966), Vue du mont Watzmann
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Fritz Osswald (Zurich, 1878 - Starnberg, 1966), Vue du mont Watzmann

Fritz Osswald (Zurich, 1878 - Starnberg, 1966)

Vue du mont Watzmann

Huile sur panneau, cm 57,5 x 77 - avec cadre, cm 67 x 86

Signé en bas à gauche

Vue du Mont Watzmann est un témoignage emblématique de la maturité expressive de Fritz Osswald, artiste capable de mêler la solidité académique avec les suggestions atmosphériques de la Sécession de Munich. Dans cette composition, le peintre capture la grandeur du massif alpin situé près de Berchtesgaden en Haute-Bavière, un sommet de 2 713 mètres qui domine le paysage environnant et est historiquement célébré pour sa forme emblématique, caractérisée par les deux sommets principaux que la légende populaire identifie comme les membres d’une famille royale pétrifiée. Osswald choisit une perspective qui met en valeur la verticalité des pics enneigés, qui s’élèvent sur une vallée plongée dans le gel hivernal. La peinture est épaisse : les blancs embrassant la neige fraîche au premier plan, marqués par des ombres bleutées et des sillons qui suggèrent le passage humain ou animal, contrastent avec les tons violacés et bruns des versants rocheux à l’ombre. Les sapins sur la gauche, chargés de coltres neigeux réalisés avec des pinceaux matériques presque sculpturaux, donnent de la profondeur à la scène, tandis que la lumière radiante du soleil d’hiver allume les crêtes de reflets dorés et rosés, restituant au spectateur la sensation du gel cristallin de l’air montagnard. 
Fritz Osswald est né à Hottingen, près de Zurich, le 23 juin 1878, respirant l’art dès son plus jeune âge grâce à son père sculpteur, Albert. Après une formation de jeunesse entre la Suisse et l’Allemagne, il entre en 1897 à l’Académie des beaux-arts de Munich, où il étudie sous la direction de maîtres tels que Wilhelm von Diez et Nikolaos Gysis. Son ascension fut rapide : dès 1904, ses œuvres apparurent dans les expositions de la Sécession de Monaco, obtenant des reconnaissances officielles et l’appréciation des musées. Sa vie a été marquée par de fréquents voyages en Europe, entre l’Italie et la mer du Nord, qui ont enrichi sa palette de nouvelles sensibilités luministes. Un tournant majeur fut l’invitation reçue en 1913 par le grand-duc Ernst Louis de Hesse à rejoindre la prestigieuse colonie d’artistes de Darmstadt, centre névralgique du Jugendstil. Osswald y vécut une période de fécondité extraordinaire, travaillant dans le château grand-ducal et se consacrant à des sujets qui allaient des paysages industriels aux célèbres panoramas hivernaux, obtenant finalement le titre de professeur d’art. Après son service militaire en Suisse pendant la Grande Guerre et une parenthèse zurichoise, il s’installe définitivement à Starnberg en Bavière où il continue de peindre jusqu’à sa mort.
La comparaison entre la Vue du mont Watzmann et d’autres œuvres conservées dans les collections publiques permet de comprendre l’évolution de son style. On pense à la vue du mont Rosatsch, aujourd’hui à la fondation Capaulina de Coire, où Osswald aborde à nouveau le thème de la montagne avec une sensibilité chromatique qui privilégie les tons froids et le rendu monumental de la nature intacte, similaire à celle que l’on trouve dans ce coin bavarois. Si nous regardons la maison de Darmstadt, conservée dans le Hessisches Landesmuseum, il ressort la capacité de l’artiste à décliner sa technique vers l’architecture, tout en maintenant cette même attention pour la lumière et la structure qui caractérise ses paysages naturels. Dans cette vue de Watzmann, Osswald parvient à synthétiser son expérience européenne en une synthèse de vigueur et de poésie, transformant un sujet géographique en une réflexion universelle sur la solitude et la majesté de l’hiver alpin. L’œuvre n’est pas seulement une chronique visuelle de la Bavière, mais un exercice de style dans lequel la matière picturale devient elle-même neige, roche et atmosphère, confirmant Osswald comme l’un des protagonistes de la peinture de paysage du début du XXe siècle.
1 800 €

Epoque : 20ème siècle

Style : Autre style

Etat : Bon état

Matière : Huile sur toile

Largeur : 77

Hauteur : 57,5

Référence (ID) : 1739244

Disponibilité : En stock

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