École Sevillane (c. 1700) - L'Enfant Jesus sur la Pierre Froide
- Bois sculpté et peint.
- 24 cm haut
- La sculpture dévotionnelle andalouse atteint un sommet de pathétique dans cet Enfant Jésus, où la tendresse de l'enfance se mêle à une humanité brutale qui émeut les sens. Sculpté dans la souplesse d'un bois tendre, le corps repose sur la pierre froide, un marbre symbolique qui préfigure la pierre tombale, tandis que la polychromie confère à la peau une transparence presque insoutenable. C'est une beauté qui blesse ; le réalisme des ecchymoses à peine suggérées aux genoux et le regard perdu dans un horizon de douleur transforment la figure en un nœud de chair et de divinité qui interpelle directement la compassion des fidèles.
Dans cette œuvre se manifeste la profonde affinité de la liturgie espagnole pour la préfiguration de la Passion, ne laissant à l'Enfant aucun répit en dehors du sacrifice. Point de crèche de paille, mais la froide préfiguration du Calvaire, où chaque pli du corps de l'enfant semble répéter le poids de la croix à venir. C'est un rappel constant que, dans le mysticisme du baroque andalou, le berceau et l'autel ne font qu'un : un théâtre d'ombres où naît l'innocence du Christ déjà blessée par le destin, offrant au croyant un miroir de sa propre finitude enveloppé dans le luxe du tissu et le charme de la tragédie.
- 24 cm haut
- La sculpture dévotionnelle andalouse atteint un sommet de pathétique dans cet Enfant Jésus, où la tendresse de l'enfance se mêle à une humanité brutale qui émeut les sens. Sculpté dans la souplesse d'un bois tendre, le corps repose sur la pierre froide, un marbre symbolique qui préfigure la pierre tombale, tandis que la polychromie confère à la peau une transparence presque insoutenable. C'est une beauté qui blesse ; le réalisme des ecchymoses à peine suggérées aux genoux et le regard perdu dans un horizon de douleur transforment la figure en un nœud de chair et de divinité qui interpelle directement la compassion des fidèles.
Dans cette œuvre se manifeste la profonde affinité de la liturgie espagnole pour la préfiguration de la Passion, ne laissant à l'Enfant aucun répit en dehors du sacrifice. Point de crèche de paille, mais la froide préfiguration du Calvaire, où chaque pli du corps de l'enfant semble répéter le poids de la croix à venir. C'est un rappel constant que, dans le mysticisme du baroque andalou, le berceau et l'autel ne font qu'un : un théâtre d'ombres où naît l'innocence du Christ déjà blessée par le destin, offrant au croyant un miroir de sa propre finitude enveloppé dans le luxe du tissu et le charme de la tragédie.
2 200 €
Epoque : 18ème siècle
Style : Autre style
Etat : Bon état
Matière : Bois peint
Référence (ID) : 1738103
Disponibilité : En stock
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