Maria Giovanna Battista Clementi, dite "La Clementina" (1692-1761), cercle de - Portrait
Huile sur toile. Toile doublée d'origine.
Ce portrait, qui exhale la plus raffinée sprezzatura rococo, présente un jeune courtisan empreint de cette élégance naturelle et insouciante que seuls les pinceaux de La Clementina savaient saisir pour la cour de Turin. La figure se détache avec une distinction presque éthérée, où la rigidité du protocole courtois se dissout dans une pose d'une douce indolence et un regard empreint d'une subtile intelligence. L'artiste, témoignant de sa formation auprès de Curlando, emploie une technique qui privilégie la luminosité de la peau et la douceur des textures, faisant de la dentelle et du velours des vêtements non de simples ornements, mais le prolongement même de la noblesse du modèle, dans un style esthétique qui frôlait souvent la maîtrise de la famille Van Loo.
L'œuvre est une merveille d'équilibre chromatique et psychologique, où la délicatesse des coups de pinceau souligne un idéal de jeunesse aristocratique qui semble flotter au-dessus d'un fond atmosphérique. Dans ce tableau, Maria Giovanna Battista Clementi ne se contente pas de saisir les traits d'un noble, elle distille aussi l'esprit d'une époque où l'échange de portraits entre les cours de Savoie et d'Espagne était le langage même de la diplomatie. Chaque reflet dans les boutons d'argent, chaque nuance dans le rose des joues, témoigne de la raison pour laquelle le cardinal Albani la célébrait comme une peintre de renom : son talent pour conférer à ses sujets une douce majesté, transformant le portrait de cour en un objet de désir universel et en un symbole d'élégance décorative suprême.
- Dimensions de l'image sans cadre : 28 x 36 cm / 49,5 x 57,5 cm avec un cadre sur mesure de style rococo.
Ce portrait, qui exhale la plus raffinée sprezzatura rococo, présente un jeune courtisan empreint de cette élégance naturelle et insouciante que seuls les pinceaux de La Clementina savaient saisir pour la cour de Turin. La figure se détache avec une distinction presque éthérée, où la rigidité du protocole courtois se dissout dans une pose d'une douce indolence et un regard empreint d'une subtile intelligence. L'artiste, témoignant de sa formation auprès de Curlando, emploie une technique qui privilégie la luminosité de la peau et la douceur des textures, faisant de la dentelle et du velours des vêtements non de simples ornements, mais le prolongement même de la noblesse du modèle, dans un style esthétique qui frôlait souvent la maîtrise de la famille Van Loo.
L'œuvre est une merveille d'équilibre chromatique et psychologique, où la délicatesse des coups de pinceau souligne un idéal de jeunesse aristocratique qui semble flotter au-dessus d'un fond atmosphérique. Dans ce tableau, Maria Giovanna Battista Clementi ne se contente pas de saisir les traits d'un noble, elle distille aussi l'esprit d'une époque où l'échange de portraits entre les cours de Savoie et d'Espagne était le langage même de la diplomatie. Chaque reflet dans les boutons d'argent, chaque nuance dans le rose des joues, témoigne de la raison pour laquelle le cardinal Albani la célébrait comme une peintre de renom : son talent pour conférer à ses sujets une douce majesté, transformant le portrait de cour en un objet de désir universel et en un symbole d'élégance décorative suprême.
- Dimensions de l'image sans cadre : 28 x 36 cm / 49,5 x 57,5 cm avec un cadre sur mesure de style rococo.
2 200 €
Epoque : 18ème siècle
Style : Autre style
Etat : Très bon état
Matière : Huile sur toile
Référence (ID) : 1725959
Disponibilité : En stock
Imprimer fiche






























