OBJET VENDU

Académie d’homme. Attribuée à Ubaldo Gandolfi (1728–1781)

Vendu
Académie d’homme. Attribuée à Ubaldo Gandolfi (1728–1781)
Vendu
Académie d’homme. Attribuée à Ubaldo Gandolfi (1728–1781)-photo-2
Vendu
Académie d’homme. Attribuée à Ubaldo Gandolfi (1728–1781)-photo-3
Vendu
Académie d’homme. Attribuée à Ubaldo Gandolfi (1728–1781)-photo-4
photo(s) supplémentaire(s)

Dessin à la sanguine sur papier filigrané « VITTORI »

Bologne, vers 1760–1780

Présenté dans un superbe cadre italien du début du XVIIe siècle (dit à Cassetta) avec son crochet d’origine, rare modèle !

Dimensions totales : 68 x 51 cm. La feuille seule : 44 x 24 cm

Cette étude représente un homme nu debout, le pied posé sur un bloc, le torse légèrement incliné et la tête abaissée, partiellement dissimulée par le bras levé. La figure, saisie dans une attitude à la fois expressive et contrôlée, témoigne d’une observation aiguë du modèle vivant. La sanguine, appliquée avec une vigueur maîtrisée, sculpte les volumes par de larges hachures orientées et des passages d’ombre très construits. La musculature, puissamment modelée, se déploie dans une lumière chaude qui accentue la présence physique du corps.

L’ensemble révèle une compréhension profonde de l’anatomie et une recherche de monumentalité qui dépassent la simple étude académique pour atteindre une véritable affirmation plastique.

Dans la seconde moitié du XVIIIᵉ siècle, Bologne connaît un renouveau artistique porté par la famille Gandolfi, héritière de la tradition bolonaise du Seicento mais ouverte à une sensibilité plus moderne, plus expressive. Ubaldo Gandolfi, figure majeure de ce mouvement, se distingue par une pratique du dessin d’une intensité remarquable. Ses académies, souvent exécutées à la sanguine, se caractérisent par :

  • Un modelé puissant et volumétrique,
  • Une énergie musculaire très affirmée,
  • Des poses dynamiques, parfois théâtrales,
  • Une technique de hachures larges et nerveuses,
  • Une chaleur chromatique propre à la sanguine bolonaise.

Ces caractéristiques se retrouvent pleinement dans la feuille présentée.

Attribution à Ubaldo Gandolfi

Plusieurs éléments stylistiques rapprochent cette étude de l’œuvre dessinée d’Ubaldo Gandolfi :

  • La vigueur anatomique, typique de ses académies, où les masses musculaires sont rendues avec une intensité presque sculpturale.
  • La construction du modelé, fondée sur des hachures amples et orientées, qui donnent au corps une présence tridimensionnelle très marquée.
  • La pose expressive, combinant tension et équilibre, fréquente dans les exercices d’atelier de l’artiste.
  • La chaleur de la sanguine, utilisée pour exalter la plasticité du corps et renforcer l’effet de relief.

Ces éléments distinguent nettement cette feuille du classicisme plus retenu des artistes romains du XVIIᵉ siècle et l’inscrivent dans la tradition bolonaise tardive, où Ubaldo Gandolfi occupe une place centrale.

Cette feuille est très probablement une étude d’académie d’après modèle vivant, réalisée dans le cadre de l’enseignement bolonais. Toutefois, la qualité du trait, la densité du modelé et la maîtrise de la pose suggèrent qu’il s’agit d’une étude aboutie, peut-être destinée à nourrir une composition plus ambitieuse ou à servir de modèle pour l’atelier.

Elle témoigne de l’importance du dessin dans la formation des artistes bolonais et de la virtuosité d’Ubaldo Gandolfi dans l’art de traduire la puissance expressive du corps humain.

**Les papiers portant le filigrane VITTORI proviennent d’ateliers papetiers actifs en Italie centrale, principalement dans les régions de Fabriano et de Bologne, du XVIIᵉ au XVIIIᵉ siècle. La famille Vittori appartient à la tradition des grands papetiers italiens, dont les productions circulaient largement dans les milieux artistiques de l’Émilie-Romagne.

Les filigranes Vittori se présentent généralement sous la forme :

·       D’un nom en capitales (VITTORI, VITTORIO, VITTORIIS),

·       Parfois intégré dans un cartouche ou accompagné de volutes baroques,

·       Avec une graphie large et bien lisible, typique des papiers italiens de haute qualité.

Ces marques sont répertoriées dans les grands corpus de filigranes italiens, notamment ceux liés à Fabriano.

Les papiers Vittori étaient très utilisés par les artistes bolonais du XVIIIᵉ siècle, en particulier dans les ateliers de dessin. On les retrouve dans des feuilles attribuées à :

·       Ubaldo et Gaetano Gandolfi,

·       Mauro Gandolfi,

·       Crespi tardif,

·       Et d’autres artistes de l’école bolonaise.

Leur texture souple et leur teinte légèrement chaude se prêtent particulièrement bien à la sanguine et aux études d’académie.

La présence d’un filigrane Vittori constitue un indice matériel fort en faveur d’une origine italienne, plus précisément bolonaise, dans une fourchette chronologique allant de 1700 à 1780. Dans le cas d’une étude vigoureusement modelée à la sanguine, ce type de papier renforce nettement l’hypothèse d’une attribution à Ubaldo Gandolfi ou à son cercle.

Ubaldo Gandolfi occupe une place essentielle dans la dernière grande génération de peintres bolonais du XVIIIᵉ siècle. Né en 1728 près de Bologne, il se forme à l’Académie Clémentine, où il assimile l’héritage des Carrache tout en développant une sensibilité plus lumineuse et plus élégante, nourrie notamment par un séjour à Venise.

·       Origines et formation : issu d’une famille d’artistes, il étudie le dessin, l’anatomie et la composition auprès de maîtres bolonais reconnus.

·       Carrière : actif surtout à Bologne et en Émilie-Romagne, il réalise des fresques, des retables et des scènes mythologiques. Ses œuvres se distinguent par un naturalisme expressif et une clarté formelle annonçant le néoclassicisme.

·       Rôle dans l’école bolonaise : avec son frère Gaetano, il contribue à maintenir le prestige de cette tradition picturale à un moment charnière de son histoire.

·       Fin de vie : il meurt en 1781 à Ravenne, laissant une production abondante et une descendance artistique qui prolonge son influence.

Gandolfi combine l’énergie baroque tardive avec une recherche de pureté et d’équilibre qui préfigure les tendances néoclassiques. Cette position intermédiaire explique son importance dans l’évolution de la peinture italienne du XVIIIᵉ siècle.

Bel état ! vendu avec un certificat d’authenticité

Trouvez votre bonheur parmi des objets similaires :

dessins

Ponte Vecchio à Florence, Pointe Sèche
LEHMANN Henri (1814-1882) "Personnages" 5 Dessins sur même montage, Plume, crayon noir,sanguine
Vue Animée Du Château De Chambord Dessin à La Mine De Plomb 1850
Ancien Dessin école Française XIX ème.
Chéret Dessin original Livre des parfums de Rimmel
BERNARD-ÉDOUARD SWEBACH, SCÈNE D’HIVER EN RUSSIE

Membre de chambre(s) d'expertise : CECOA

78, Avenue de Suffren - Village Suisse des Antiquaires - Boutique N°39
Paris 75015, France

+33 (0)6 26 62 14 87

Suivre l'antiquaire

CONTACTER

Recevez notre newsletter

facebook
instagram

Galerie FC Paris
BERNARD-ÉDOUARD SWEBACH, SCÈNE D’HIVER EN RUSSIE
1619579-main-68d1015f7ad1d.jpg

+33 (0)6 26 62 14 87



Un message de confirmation vous sera envoyé par info@proantic.com.
Vérifiez votre messagerie, y compris le "courrrier Indésirable".