Amulette à trois bézoards montée sur filigrane d'argent. Époque coloniale néerlandaise, XVIIe
Amulette à trois bézoards montée sur filigrane d'argent.
Époque néerlandaise ou des Colonies néerlandaises, XVIIe siècle.
Dimensions :
Longueur totale : 9,5 cm (bélière comprise).
Diamètre du bézoard supérieur : 1,7 cm.
Dimensions du bézoard central : 2,7 × 1,9 cm.
Diamètre du bézoard inférieur : 1,5 cm.
Poids : 21 grammes.
Amulette rare et remarquablement bien conservée, montée sur argent et composée de trois bézoards naturels, reliés verticalement et sertis dans de délicates montures en filigrane. Les bézoards supérieur et inférieur sont de forme arrondie, tandis que l'élément central est de forme ovale allongée, créant une silhouette particulièrement élégante et harmonieuse. Chaque pierre est sertie dans des montures et des colliers ajourés en argent, composés de fils torsadés, de volutes et de motifs filigranés en forme de feuilles. La patine plus sombre du métal contraste de façon saisissante avec les tons chauds, beige et brun, des bézoards eux-mêmes. L'ensemble conserve ses anneaux de suspension et présente une qualité sculpturale remarquable, les trois éléments de taille décroissante s'articulant librement les uns par rapport aux autres.
Ce type d'objet s'inscrit dans une longue tradition de bijoux protecteurs et médicinaux de l'Europe du début de l'époque moderne, où des substances naturelles rares étaient montées sur des métaux précieux, à la fois pour être exposées et utilisées. Le bézoard, concrétion durcie formée dans le tube digestif de certains animaux, était prisé pour son pouvoir supposé de neutraliser les poisons et de combattre les maladies. Le mot dérive du persan « pād-zahr », qui signifie « antidote », et à partir du Moyen Âge, les bézoards intégrèrent les collections princières, aristocratiques et marchandes européennes comme de précieuses curiosités naturelles dotées de vertus extraordinaires. Au XVIIe siècle, on les utilisait fréquemment sous forme de pendentifs, de bagues, de coupes et autres objets personnels destinés à conserver près du corps leur supposé pouvoir protecteur.
Cette amulette est particulièrement remarquable par l'utilisation inhabituelle de trois bézoards distincts dans une composition suspendue. Ce traitement rehaussait non seulement la richesse visuelle du bijou, mais contribuait aussi probablement à accroître son efficacité et sa rareté perçues. Le travail raffiné de la filigrane témoigne d'une tradition d'orfèvrerie liée à la production néerlandaise et aux vastes réseaux de luxe du monde colonial néerlandais, où des matériaux exotiques d'Asie, d'Afrique et des Amériques étaient transformés en objets alliant merveille de la nature, fonction dévotionnelle et parure personnelle. À la fois curieuse et intime, cette amulette est un témoignage évocateur d'une époque où les frontières entre joaillerie, médecine et protection talismanique étaient profondément imbriquées.
Époque néerlandaise ou des Colonies néerlandaises, XVIIe siècle.
Dimensions :
Longueur totale : 9,5 cm (bélière comprise).
Diamètre du bézoard supérieur : 1,7 cm.
Dimensions du bézoard central : 2,7 × 1,9 cm.
Diamètre du bézoard inférieur : 1,5 cm.
Poids : 21 grammes.
Amulette rare et remarquablement bien conservée, montée sur argent et composée de trois bézoards naturels, reliés verticalement et sertis dans de délicates montures en filigrane. Les bézoards supérieur et inférieur sont de forme arrondie, tandis que l'élément central est de forme ovale allongée, créant une silhouette particulièrement élégante et harmonieuse. Chaque pierre est sertie dans des montures et des colliers ajourés en argent, composés de fils torsadés, de volutes et de motifs filigranés en forme de feuilles. La patine plus sombre du métal contraste de façon saisissante avec les tons chauds, beige et brun, des bézoards eux-mêmes. L'ensemble conserve ses anneaux de suspension et présente une qualité sculpturale remarquable, les trois éléments de taille décroissante s'articulant librement les uns par rapport aux autres.
Ce type d'objet s'inscrit dans une longue tradition de bijoux protecteurs et médicinaux de l'Europe du début de l'époque moderne, où des substances naturelles rares étaient montées sur des métaux précieux, à la fois pour être exposées et utilisées. Le bézoard, concrétion durcie formée dans le tube digestif de certains animaux, était prisé pour son pouvoir supposé de neutraliser les poisons et de combattre les maladies. Le mot dérive du persan « pād-zahr », qui signifie « antidote », et à partir du Moyen Âge, les bézoards intégrèrent les collections princières, aristocratiques et marchandes européennes comme de précieuses curiosités naturelles dotées de vertus extraordinaires. Au XVIIe siècle, on les utilisait fréquemment sous forme de pendentifs, de bagues, de coupes et autres objets personnels destinés à conserver près du corps leur supposé pouvoir protecteur.
Cette amulette est particulièrement remarquable par l'utilisation inhabituelle de trois bézoards distincts dans une composition suspendue. Ce traitement rehaussait non seulement la richesse visuelle du bijou, mais contribuait aussi probablement à accroître son efficacité et sa rareté perçues. Le travail raffiné de la filigrane témoigne d'une tradition d'orfèvrerie liée à la production néerlandaise et aux vastes réseaux de luxe du monde colonial néerlandais, où des matériaux exotiques d'Asie, d'Afrique et des Amériques étaient transformés en objets alliant merveille de la nature, fonction dévotionnelle et parure personnelle. À la fois curieuse et intime, cette amulette est un témoignage évocateur d'une époque où les frontières entre joaillerie, médecine et protection talismanique étaient profondément imbriquées.
4 250 €
Epoque : 17ème siècle
Style : Haute époque-Renaissance-Louis XIII
Etat : Etat d'usage
Matière : Argent massif
Référence (ID) : 1727409
Disponibilité : En stock
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