Grand triptyque 1900 par Marie MARLIER - ART NOUVEAU NANCY -
Artiste : Marie Marlier (1862-1917)
Un bijou de l’Art Nouveau nancéien ! Exceptionnel triptyque anciennement monté en paravent.
Marie MARLIER (1862-1917)
Sorbier des oiseleurs et Angéliques sylvestres, vers 1900
Trois huiles sur toile formant paravent, signé en bas à gauche MMarlier
Hauteur 150 cm , largeur 45 cm x 3
Restaurations
Baguette de contour et charnières d’origine.
Marie MARLIER (1862-1917) est née le 7 juin 1862 dans les Vosges à Remiremont, non loin d’Epinal, et fait partie de ces femmes artistes tombées dans l’oubli appartenant pleinement à l’Ecole de Nancy. Peintre de fleurs et paysagiste, elle est l’élève de Pierre Waidmann (1860-1937) et de Jules Adler (1865-1952) . Elle expose ses œuvres au Salon de Nancy de 1892 à 1905, mais également à Paris au Salon des Artistes français en 1895, 96, 98, 99 et 1908. Ses peintures de fleurs ne figurent pas des bouquets mais des plantes sauvages prises en plein air : « Roses trémières », « Chevrefeuilles »,« Eglantier jaune »… et ses paysages des « jardin rustique » ou « Etude du matin » … Elle s’inscrit donc pleinement dans le courant naturaliste du tournant de siècle. Elle meurt le 3 novembre 1917 à Bouxurulles, dans ses Vosges natales.
Le musée Charles Friry à Remiremont conserve plusieurs oeuvres de cette artiste, ainsi que l’atelier reconstitué de son maître Pierre Waidmann.
On connaît d’elle un autre paravent de la même veine, à 4 feuilles, exposé par deux fois en 1901, d’abord à la Maison d’Art Lorraine (voir reproduction) puis au Salon de Langres.
Ce triptyque formant paravent est un merveilleux exemple du raffinement de l’Ecole de Nancy, qui reflète à la fois l’esthétisme de l ’Art Nouveau et l’identité régionale de la Lorraine. L’artiste utilise ici deux plantes très présentes dans les Vosges : le Sorbier des Oiseleurs en partie haute et l’Angélique sylvestre dans la partie basse de la composition.
Sur un plan purement esthétique, l’angélique apporte les lignes élancées et verticales et le Sorbier placé en haut offre arabesques et touches de couleur vives grâce à ses baies rouges.
Mais l’association de ces deux plantes ne découle pas uniquement d’une recherche purement formelle, c’est aussi une expression typiquement Art nouveau de la Nature comme force vitale, et ce paravent offre une symbolique particulièrement riche.
Le Sorbier des oiseleurs est considéré depuis le Moyen Age comme un arbre protecteur, qui éloigne le malheur et les mauvais esprits. Ses fruits rouges, très lumineux en automne, symbolisent l’énergie, la persévérance, la vitalité et la robustesse. L’angélique sylvestre évoque davantage la protection intérieure, la santé et la guérison. Ils créent donc ensemble un duo protecteur.
Les tiges de l’Angélique , ses grandes ombelles délicates et aériennes symbolisent aussi l’élévation et la croissance spirituelle.
Placés ainsi l’une sous l’autre en s’imbriquant délicatement, ce duo incarne un idéal : celui d’une élévation intérieure sous de vigoureuses forces protectrices. Il invite à une méditation sur la cohabitation du fragile et du robuste, du féminin et du masculin.
Marie MARLIER (1862-1917)
Sorbier des oiseleurs et Angéliques sylvestres, vers 1900
Trois huiles sur toile formant paravent, signé en bas à gauche MMarlier
Hauteur 150 cm , largeur 45 cm x 3
Restaurations
Baguette de contour et charnières d’origine.
Marie MARLIER (1862-1917) est née le 7 juin 1862 dans les Vosges à Remiremont, non loin d’Epinal, et fait partie de ces femmes artistes tombées dans l’oubli appartenant pleinement à l’Ecole de Nancy. Peintre de fleurs et paysagiste, elle est l’élève de Pierre Waidmann (1860-1937) et de Jules Adler (1865-1952) . Elle expose ses œuvres au Salon de Nancy de 1892 à 1905, mais également à Paris au Salon des Artistes français en 1895, 96, 98, 99 et 1908. Ses peintures de fleurs ne figurent pas des bouquets mais des plantes sauvages prises en plein air : « Roses trémières », « Chevrefeuilles »,« Eglantier jaune »… et ses paysages des « jardin rustique » ou « Etude du matin » … Elle s’inscrit donc pleinement dans le courant naturaliste du tournant de siècle. Elle meurt le 3 novembre 1917 à Bouxurulles, dans ses Vosges natales.
Le musée Charles Friry à Remiremont conserve plusieurs oeuvres de cette artiste, ainsi que l’atelier reconstitué de son maître Pierre Waidmann.
On connaît d’elle un autre paravent de la même veine, à 4 feuilles, exposé par deux fois en 1901, d’abord à la Maison d’Art Lorraine (voir reproduction) puis au Salon de Langres.
Ce triptyque formant paravent est un merveilleux exemple du raffinement de l’Ecole de Nancy, qui reflète à la fois l’esthétisme de l ’Art Nouveau et l’identité régionale de la Lorraine. L’artiste utilise ici deux plantes très présentes dans les Vosges : le Sorbier des Oiseleurs en partie haute et l’Angélique sylvestre dans la partie basse de la composition.
Sur un plan purement esthétique, l’angélique apporte les lignes élancées et verticales et le Sorbier placé en haut offre arabesques et touches de couleur vives grâce à ses baies rouges.
Mais l’association de ces deux plantes ne découle pas uniquement d’une recherche purement formelle, c’est aussi une expression typiquement Art nouveau de la Nature comme force vitale, et ce paravent offre une symbolique particulièrement riche.
Le Sorbier des oiseleurs est considéré depuis le Moyen Age comme un arbre protecteur, qui éloigne le malheur et les mauvais esprits. Ses fruits rouges, très lumineux en automne, symbolisent l’énergie, la persévérance, la vitalité et la robustesse. L’angélique sylvestre évoque davantage la protection intérieure, la santé et la guérison. Ils créent donc ensemble un duo protecteur.
Les tiges de l’Angélique , ses grandes ombelles délicates et aériennes symbolisent aussi l’élévation et la croissance spirituelle.
Placés ainsi l’une sous l’autre en s’imbriquant délicatement, ce duo incarne un idéal : celui d’une élévation intérieure sous de vigoureuses forces protectrices. Il invite à une méditation sur la cohabitation du fragile et du robuste, du féminin et du masculin.
9 500 €
Epoque : 20ème siècle
Style : Art Nouveau
Etat : Très bon état
Matière : Huile sur toile
Largeur : 45 cm x 3
Hauteur : 150
Référence (ID) : 1718866
Disponibilité : En stock
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