- Très bon état, couleurs fidèles.
- La tension du paysage -
Notre regard est attiré vers la gauche du paysage par la rive qui s'insère en forme de coin dans l'image, tandis que le cours de la rivière mène dans la direction opposée. La lisière de la forêt visible à l'arrière-plan reprend quant à elle la diagonale de la rive avant qui s'étend vers la gauche de l'image. Il en résulte un guidage du regard qui ouvre le paysage et suit les principes classiques de la peinture de paysage. Mais le guidage diagonal du paysage, qui s'étend au-delà de l'image, constitue déjà une dynamisation qui dépasse la représentation classique du paysage et qui est encore renforcée par les couleurs. Les arbres et les buissons du premier plan étant jaunes et la lisière de la forêt à l'arrière-plan bleue, il en résulte un contraste complémentaire qui crée un espace de tension dans lequel s'inscrit l'ensemble du paysage, y compris le ciel dont la couleur correspond à celle de l'eau. Le paysage acquiert ainsi une force expressive qui est l'expression même de lui-même.
Sur l'artiste
De 1946 à 1948, Fritz Kohlstädt a suivi des cours de dessin auprès de Walter Romberg à Stuttgart, mais il était par ailleurs autodidacte. Son œuvre artistique a été influencée par les œuvres expressionnistes redevenues accessibles après la Seconde Guerre mondiale, dont il a développé les idées, les effets fabuleux et les formes dans son œuvre. Outre la peinture à l'huile et à la craie, l'aquarelle était le médium artistique préféré de Kohlstädt pour ses représentations expressives de paysages, inspirées par Maurice de Vlaminck, Edvard Munch et Emil Nolde. En 1958, Fritz Kohlstädt fonda avec d'autres artistes la « Sindelfinger Sezession » (« Les Douze »), une scission de l'association des artistes de Stuttgart. Il reçut en 1981 la Croix fédérale du mérite pour son œuvre artistique. Ses œuvres font partie de nombreuses collections publiques.






























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