Daniel Hernández Morillo, né à Huancavelica en 1856 , mort à Lima en 1932, est un peintre majeur péruvien dont l'œuvre couvre plusieurs styles, de la peinture de genre à la peinture académique puis à l'impressionnisme, avant d'aboutir à un style très personnel. Excellent portraitiste, ses œuvres des deux dernières décennies effacent l'étiquette de « peintre académique »[que les critiques d'art lui avaient accolée. Son éducation artistique commence à l'âge de 14 ans, dans l'atelier du peintre Leonardo Barbieri. Dès 1872, son tableau La mort de Socrate lui vaut l'estime des autorités artistiques et une bourse du gouvernement de Manuel Pardo, dont il ne recevra qu'une partie : le président Pardo sera assassiné le 16 novembre 1878. Ce qui n'empêche pas Daniel Hernandez de partir pour l'Europe. Il séjourne d'abord à Rome où il étudie la peinture classique pendant dix ans, puis à Paris où il reside qusqu'en 1917. Il se lie alors avec les orientalistes espagnols : Mariano Fortuny, Francisco Pradilla y Ortiz, Villegas, avant de devenir président de la « Société des Peintres espagnols résidents à Paris ». Peintre historique, portraitiste, son style oscille entre préciosité et débauche de couleurs. Récompensé dès 1899 à l'Exposition universell de Paris pour son célèbre tableau La Paresseuse et en 1900 pour Cruel amour et la paresseuse, Hernandez se révèle un « grand admirateur de beauté féminine ».
En 1918, il retourne dans son pays natal où il occupera jusqu'à sa mort la fonction de directeur de l'École Supérieure des Beaux Arts du Pérou. Bien que considéré comme peintre académique, Hernandez a été très influencé par le mouvement impressionniste dont il sera l'ardent promoteur dans son pays.
Daniel Hernandez a également illustré un grand nombre d'œuvres de grands auteurs, notamment: Le Curé de village, illusions perdues, Le medecin de campagne d'Honoré de Balzac.
Cadre doré XIXème.


































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