Couple de figures avec du gibier
(2) Huile sur table, cm 28 x 22
Avec cadre, cm 36 x 30
Cette paire de planches, insérées à l’intérieur d’un cadre doré finement martelé, sont à retrouver dans la main du peintre flamand Adriaen de Gryef (Leyde, 1657 - Bruxelles, 1722), apprécié au cours du XVIIe siècle pour son habileté innée dans le genre de la nature morte et des scènes de chasse. Les nouvelles concernant sa biographie, qui est encore lacunaire à ce jour : fils de Jacques de Claeuw, naturamortiste qui s’est essayé à différents sujets liés au genre, de la vanitas à la nature morte florale en passant même par des scènes liées précisément à la chasse et au gibier ; L’exemple paternel a été un facteur déterminant dans la formation artistique de De Gryef, qui est devenu membre de la Guilde de Saint-Luc à Gand en 1687 et plus tard, en 1700, membre de la Guilde d’Anvers, où il s’est marié. Transféré ensuite à Bruxelles, où il a vécu et travaillé jusqu’à sa mort, ses œuvres révèlent un talent remarquable et une maîtrise technique qui le placent parmi les maîtres les plus habiles de son temps.
De Gryef excellait en effet dans la représentation d’animaux morts, en particulier du gibier, avec une attention à l’anatomie et un réalisme surprenant. Sa capacité à rendre la texture des plumes, la douceur des fourrures et l’éclat des yeux donnaient à ses œuvres une vitalité exceptionnelle, qui transcendait la scène de mort imprimée. Comme on peut le déduire des deux couples présentés ici, représentant respectivement un homme et une femme richement vêtus selon la mode de l’époque en train de contempler le butin gagné lors de la chasse, ses morceaux de nature morte ne sont jamais de simples listes d’éléments inanimés empilés, mais des compositions soigneusement étudiées en détail, où la lumière et l’ombre jouent un rôle fondamental dans la création de la profondeur de la scène et du drame. En particulier, dans les scènes de chasse, De Gryef était capable de capturer l’action et l’excitation d’un des passe-temps préférés de la noblesse, avec des figures humaines et animales rendues avec une grande vérité.
Les paysages qui servent de toile de fond aux scènes de chasse sont souvent luxuriants et détaillés, contribuant à créer une atmosphère captivante et démontrant, une fois de plus, la compétence technique développée du peintre capable de s’essayer avec des résultats remarquables dans les différents genres picturaux.
Déterminante dans sa production fut l’influence des maîtres flamands de son temps, en particulier du maître Frans Snyders, connu pour ses scènes de chasse et de natures mortes, retravaillées par De Gryef avec son style personnel, caractérisé par une plus grande attention aux détails et une palette de couleurs plus riche et lumineuse. La présence de chiens de chasse, en particulier du cocker spaniel, sera prépondérante dans ses scènes de gibier, comme le montrent non seulement les deux tableaux exposés ici, mais aussi ceux conservés aujourd’hui à l’Université de Glasgow et au Fitzwilliam Museum de Cambridge.













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