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Description de l’antiquite :

"BLOUSON A2 US D'UN PILOTE QUI PARTICIPA AUX BOMBARDEMENTS PRÉPARATIFS DU D-DAY"
BLOUSON « A2 » ET IMPORTANT ENSEMBLE DE DOCUMENTS ET DÉCORATIONS DE L’OFFICIER PILOTE, LE LIEUTENANT D.M. CARREY DE LA 8th AIR FORCE, 306 GROUPE DE BOMBARDIERS, 369 ESCADRILLE QUI PARTICIPA AUX BOMBARDEMENTS PRÉPARATIFS DU D-DAY LE 6 JUIN 1944 ET QUI BOMBARDA NANTES LE 15 JUIN 1944, Grouping Lt. Carey’s A2 flying Jacket. Seconde Guerre Mondiale. 22332

Blouson de vol désigné comme « Vestes de vol, type A-2 », en cuir de vachette approuvé le 17 juillet 1940, à partir du contrat Aero W535-AC-16160, ici exemplaire correspondant au numéro de contrat « W535 ac-21996 », contracté le 14 octobre 1941 » et produit à 25,000 exemplaires par le fabricant « Aero Leather Clothing Co. ».
Cuir tanné au chrome de couleur chocolat, pièces de tricot de laine élastique de teinte chocolat épousant les poignets et la taille.
Col chevalière, pressions maintenant plaqués les tombants du col, agrafe métallique à son pied. Fermant droit au moyen d’une fermeture éclair de la marque « Talon – Conmar », poches plaquées à rabats en pointe, fermant par des boutons pressions dissimulés.
Pièces de cuir figurant les pattes d’épaules cousues aux extrémités. Au niveau des emmanchures petite pièce de cuir peint couleur argent correspondant au grade de first lieutenant. À hauteur de la poitrine gauche, pièce de cuir rectangulaire rapportée et cousue portant en creux le nom de l’officier « D.M. CAREY », et patch en feutrine de fabrication britannique représentant au dessin de l'insigne d’escadrille symbole du 369 squadron, représentant une bombe volante anthropomorphe (insecte volant blanc aux ailes et vendre verts), coiffé d'un casque noir, dents apparentes (le “bitin”), portant des gants de boxe (le “fightin”) et des chaussures noir, sortant d’un nuage noir, symbole du bombardement lourd avec la légende « FIGHTIN’ BITIN’ » pouvant se traduire par « je combats et je mords ». Diamètre 12,5 cm. Cet écusson est officiel et spécifique à la 368th BS approuvé le 10 août 1944. Doublure en rayonne marron clair, étiquette tissée du fabricant et taille « 44 »

Plaque d’identité de l’officier, en aluminium.
Attribut pour casquette laiton doré, patch de manche tissé de la 8ème Air Force, brevet d’officier pilote de bombardier, en argent estampé au revers « Balfour Sterling », croix du service distingué dans l’aviation nominative ( distinguished flying cross ) avec ruban de rappel, médaille de l’air nominative, ( air medal ), pour action méritoire au cours d’une mission de vol avec feuilles de chêne ; médaille de la campagne européenne ; médaille des campagnes américaines entre 1941 et 1945.
Éclat d’acier, shrapnel, provenant très certainement d’un obus allemand de la DCA.

Deux classeurs, et un petit carnet comportant ses notes manuscrites de cours, avec dessins et schémas.

Enveloppe destinée à l’officier, contenant « les ordres secrets de destination », à n’ouvrir qu’une heure avant le départ.

Feuille dactylographiée de ses ordres de missions couvrant mai à août 1944, adressée à Donald N. Carey comprenant date et localisation des cibles visées, ainsi que l’heure d’opération. À noter que pour les journées des 3, 4, 5, et 6 juin il n’est fait mention que d’une cible spéciale en France, « special target France » sans autre précision de lieu.
Mention d’un bombardement sur Nantes le 15 juin 1944.

Dossiers avec ses feuilles de missions et divers documents, et cartes.

Feuille dactylographiée, signée de son colonel, daté du 31 août 1944, attestant les états de service de Carey, 236,5 heures de vol, 31 missions de combats, a détruit un avion ennemi et attestant la remise de ses décorations.

Ensemble important de documents principalement dactylographiés, sur les effets perçus par l’officier, fiches techniques, et diplômes.

Document de carrière de l’officier daté de mai 1944, reprenant ses différentes affectations depuis sa formation en 1941, et le début de son service actif le 4 décembre 1943.

Tract aérien américain de 1944 destiné aux troupes allemandes.

Photographie des membres d’équipage de la forteresse volante de Carey, au dos noms des membres.

Feuillet important, datant de 1944 et 1945, sur les directives à suivre pour l’entrainement.

Patch du « Midland Bombing Team », brodé au point de chaînette, diamètre 12 cm.

Petit album avec une photographie d’époque de l’officier, sa carte de visite, attestation de son appartenance au 8ème groupe de bombardement avec signatures de différents officiers.
Plusieurs retirages de photographie d’époque et une photo de l’officier prise en mars 1991 portant son blouson et tenant le livre souvenir de son escadrille.

Livre souvenir de son escadrille « Bombs away », avec les portraits photographiques de tous les membres de l’unité.

Photographie encadrée, retirage de son portrait en uniforme de sortie.
Livre d’époque, illustré, sur les différentes missions de vol au-dessus de l’Allemagne effectuées par le 8ème groupe de bombardements.
Livret édité en 1944, comportant des informations pour le retour à la vie civile.

États-Unis.
Seconde Guerre Mondiale.
Très bon état de conservation, traces évidentes de port, usures au col. Fermeture éclair et pressions bien fonctionnelles.

Blouson illustré dans l’ouvrage « Art of the Flight Jacket – classic leather jackets of world war II » Jon Maguire & John Conway. Page 27/28.
Ensemble présenté par Bertrand Malvaux : https://www.youtube.com/watch?v=0DSxA-4IGI8

NOTE SUR LE BOMBARDEMENT DU 15 JUIN 194 À NANTES :

L'histoire nantaise de la Seconde Guerre mondiale a connu 28 bombardements et 442 alertes aériennes, même si elle est est souvent réduite aux raids dévastateurs des 16 et 23 septembre 1943.
Pourtant, l'ombre du conflit a continué de planer sur la cité, frappant violemment le 15 juin 1944. Ce jour-là, la tragédie s'est invitée au cœur de la cathédrale : sous les décombres de la sacristie pulvérisée et des chapelles sud éventrées, ont péri plusieurs paroissiens ainsi que leur archiprêtre.
Entre la fin mai et juillet 1944, Nantes a subi une série de raids aériens particulièrement éprouvants. Le dimanche de la Pentecôte, le 28 mai, les bombes ont frappé de plein fouet les secteurs de Dalby et Malakoff. Le bilan fut lourd : 86 victimes dont les corps furent regroupés au musée des Beaux-Arts, improvisé en chapelle ardente pour l'occasion. Afin de limiter les risques liés aux attroupements, la cérémonie religieuse dut se tenir sobrement sur le parvis de l'église Saint-Clément.
Alors que le Débarquement venait de débuter en Normandie, la violence de la guerre frappait Saint-Sébastien les 7 et 8 juin 1944. Ces raids coûtèrent la vie à 34 personnes, dont le vicaire Raimbert et son employée, ensevelis sous les ruines du presbytère, tandis que l'église subissait d'importantes destructions. Dans ce climat de chaos, la population nantaise faisait face à un dilemme informationnel : d'un côté, la presse collaborationniste comme Le Phare de la Loire relayait la propagande allemande sur de prétendus échecs alliés ; de l'autre, les auditeurs clandestins de la BBC tentaient de démêler le vrai du faux, conscients que la libération était proche mais ignorant encore l'ampleur réelle des opérations.
Début juin 1944, le diocèse de Nantes s’unissait autour du passage de l'une des statues de Notre-Dame de Boulogne, surnommée « Notre-Dame du Grand-Retour ». Cette procession nationale visait à prier pour la paix et le rapatriement des prisonniers. Son périple ligérien débuta à Ancenis le 4 juin, où une foule immense, menée par Monseigneur Villepelet et l'archiprêtre Léon Poupard, l'accueillit avec dévotion. Après avoir traversé le diocèse, la statue fut mise à l'abri à l'église Notre-Dame de Lourdes de Nantes le 25 juin, lieu même où se tinrent les ordinations sacerdotales le matin du 29 juin.
Malgré la venue de cette statue, qui chemina à travers tout le diocèse, le climat était très pesant. La Fête-Dieu fut célébrée sans le moindre faste le 11 juin. Le matin du 15 juin, de bonne heure, les sirènes hurlèrent à nouveau. Chacun se dirigea vers des abris… Monseigneur Villepelet, l’évêque de Nantes s’apprêtait à célébrer la messe dans son oratoire à l’évêché.

« Je prends le Saint Ciboire et descends dans la cave avec les deux religieuses de l’évêché. Sans retard les bombes commencent à tomber. Leur sifflement strident laisse croire qu’elles sont autour de nous. Un moment je crois même que l’évêché est touché : bruit de carreaux cassés, ébranlement, poussière noire. Dès l’accalmie je remonte et constate que si les bombes ne sont pas tombées sur la maison, ce fut tout près. […] Puis j’aperçois de la fumée en direction de la sacristie de la cathédrale. J’apprends aussitôt dans la rue que celle-ci est touchée, la sacristie en feu et M. le chanoine Poupard, archiprêtre, tué sous les décombres. Quelle émotion ! »

Alors que le chanoine Léon Poupard s'apprêtait à officier à la cathédrale, le ciel s'embrasa sous le feu de la DCA allemande répondant aux bombardiers alliés. Réfugié au presbytère, l'archiprêtre finit par tenter de rejoindre les abris de l'édifice. Par un funeste pressentiment ou un simple hasard, il délaissa la crypte habituelle pour les sous-sols de la sacristie, accompagné de ses vicaires. C’est là qu’une bombe frappa de plein fouet. Si l’un des vicaires fut miraculeusement épargné malgré la violence du souffle, le chanoine Poupard fut tué sur le coup. Dehors, la mort frappa également trois fidèles — Marie et Jean Rivard ainsi que Michel Schwarz — venus assister à l'office. Le monument, lui, portait les stigmates de l'explosion : sacristie dévastée, voûtes effondrées et vitraux pulvérisés, ne laissant intacte qu'une rare verrière du XVe siècle.
Le quartier de la cathédrale, et tout particulièrement la rue d’Aguesseau, paya un lourd tribut avec dix-neuf victimes recensées. Le 15 juin, c’est en l’église Saint-Similien — dernier grand sanctuaire du centre de Nantes épargné par les bombes — que la ville se rassembla pour un ultime adieu. Quatorze cercueils occupaient la nef, alors que d’autres corps attendaient encore d'être extraits des gravats ou avaient rejoint leurs paroisses respectives. Si le clergé nantais s’était déplacé en nombre, l'absence des prêtres ruraux soulignait l'isolement de la ville : sans moyens de transport et face aux dangers constants, les campagnes étaient coupées de la cité meurtrie.

HISTORIQUE du 306th Bomb Group :
Le 306th Bombardment Group fut activé en mars 1942 et, après son entraînement aux États-Unis, se déploya en Angleterre vers août-septembre 1942, stationné à RAF Thurleigh. Il participa à la campagne de bombardement stratégique de l’Eighth Air Force jusqu’à la fin de la guerre en Europe.
Le 368th Bomb Squadron — surnommé parfois “The Eager Beavers” dans certains historiques internes — était l’une des quatre escadrilles du 306th BG. Ses missions reflètent l’ensemble des grandes opérations du groupe :

1. Premières missions de stratégie aérienne (fin 1942 – début 1943).
Le 9 octobre 1942 : premières missions de bombardement en Europe — attaque d’une usine de locomotives à Lille, France.
Le 27 janvier 1943 : raid historique sur les U-boat yards à Wilhelmshaven, première pénétration en Allemagne par des bombardiers lourds de l’Eighth Air Force (le 306th fut en tête).
Toute la formation, y compris le 368th, prit part à cette offensive pionnière. Ces missions lançaient la campagne de bombardement stratégique en profondeur sur le territoire ennemi, en visant des nœuds ferroviaires, usines et installations navales.

2. Attaques massives sur l’industrie allemande (1943–1944)
Le 368th participa aux missions où le 306th BG fut engagé dans des raids majeurs, notamment :
Raids contre les usines d’avions et installations stratégiques : ball-bearing factories à Schweinfurt, usines d’aéronefs à Leipzig, installations pétrolières à Merseburg.
Le 11 janvier 1944 : attaque très contestée contre une usine d’avions en Allemagne centrale. L’ensemble du groupe reçut une Distinguished Unit Citation pour ce raid en dépit de lourdes pertes.
Big Week (20–25 février 1944) : campagne intensive contre l’industrie aéronautique allemande ; malgré un temps difficile pour l’escorte des chasseurs, la formation atteignit ses objectifs.
Le 368th fut fortement impliqué dans ces opérations, larguant des bombes sur ces cibles industrielles clés et subissant les contre-attaques des chasseurs et de la DCA.

3. Soutien aux opérations terrestres (1944–1945)
En plus des missions purement stratégiques, le 368th (comme les autres escadrilles du 306th) participa à des opérations tactiques :
Préparation du Débarquement en Normandie : bombardement de ponts, voies ferrées et batteries côtières.
Le 6 juin 1944 (D-Day) : soutien direct aux forces alliées en réduisant les positions ennemies qui menaçaient les plages.
Juillet 1944 : attaque de positions ennemies devant la progression alliée (Saint-Lô).
Opération Market Garden (septembre 1944) : soutien aérien pour les forces aéroportées aux Pays-Bas.
Bataille des Ardennes (décembre 1944 – janvier 1945) : ciblage d’aérodromes et centres de ravitaillement pour arrêter l’offensive allemande.
Opération Varsity (mars 1945) : soutien des troupes alliées lors de la traversée du Rhin.
Ces missions, bien que moins « stratégiques » que les raids en profondeur, furent cruciales pour la progression des forces alliées au sol.

Après la capitulation allemande le 8 mai 1945 (V-E Day), le 368th poursuivit une dernière phase de missions sous forme de relevés photographiques aériens (photographic mapping) à travers l’Europe et l’Afrique du Nord dans le cadre du Project Casey Jones avant d’être inactivé à la fin de 1946.

HISTORIQUE DE L'ESCADRILLE 369 :

Au début de 1943, le 369e escadron de bombardement du 306e groupe de bombardement, surnommé « Fightin’ Bitin’ », établit un record phénoménal : quarante-deux missions consécutives sans aucune perte. Cet exploit presque incroyable commença lors du premier raid sur Wilhelmshaven (« First Over Germany », le 27 janvier) et fut finalement battu le 29 juillet, lors de la mission de bombardement des chantiers navals de Kiel, en Allemagne. Le record tint jusqu’après le Jour J, où, bien sûr, plusieurs escadrons de différents groupes le battirent. Il n’en reste pas moins que le 369e accomplit cet exploit remarquable alors que la Luftwaffe était à son comble. ~ Partagé au nom de Steve Snyder, membre du conseil d’administration de la 8e AFHS et président du 306e BG.
Prix: 11 000 €
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Epoque: 20ème siècle
Style: Autre style
Etat: Très bon état


Référence (ID): 1703927
Disponibilité: En stock
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