École française, fin XVIIIe siècle (vers 1775–1795) - Allégorie du deuil (ou Fortune déchue)
École française, fin XVIIIe siècle (vers 1775–1795) - Allégorie du deuil (ou Fortune déchue)-photo-2
École française, fin XVIIIe siècle (vers 1775–1795) - Allégorie du deuil (ou Fortune déchue)-photo-3
École française, fin XVIIIe siècle (vers 1775–1795) - Allégorie du deuil (ou Fortune déchue)-photo-4
École française, fin XVIIIe siècle (vers 1775–1795) - Allégorie du deuil (ou Fortune déchue)-photo-1
École française, fin XVIIIe siècle (vers 1775–1795) - Allégorie du deuil (ou Fortune déchue)-photo-2
École française, fin XVIIIe siècle (vers 1775–1795) - Allégorie du deuil (ou Fortune déchue)-photo-3

École française, fin XVIIIe siècle (vers 1775–1795) - Allégorie du deuil (ou Fortune déchue)

École française, fin XVIIIe siècle (vers 1775–1795)
Allégorie du deuil (ou Fortune déchue)

Plume et encre brune, encre grise, lavis, aquarelle et rehauts de gouache blanche sur papier vergé,
33,2 × 24,5 cm

Verso : filigrane à la fleur de lys

Provenance :
Carlo Lucida (marque de collection, Lugt 3269)
Collection particulière, France

Cette œuvre d’une grande finesse illustre avec éloquence l’esthétique et les préoccupations symboliques de la fin du XVIIIe siècle français. On y retrouve l’influence de l’entourage de Jean-Honoré Fragonard (1732–1806), sans toutefois pouvoir lui attribuer cette feuille avec certitude. L’inventivité de la composition, alliée à une technique virtuose du lavis et du rehaut, témoigne néanmoins d’un artiste accompli, sensible aux jeux d’ombre et de lumière et aux évocations allégoriques chargées d’émotion.

La scène représente une femme drapée à l’antique, alanguie au pied d’un mausolée couronné, sous les signes visibles du deuil. L’inscription "D.O.M." – Deo Optimo Maximo – confère au monument une solennité sacrée, fréquemment retrouvée dans l’imagerie funéraire de l’époque. À ses côtés, un génie ailé, souvent interprété comme une figure de l’esprit ou de la mémoire, renforce la tonalité mélancolique de la scène. Le livre ouvert, les objets abandonnés au sol et les instruments délaissés évoquent tous la vanité des savoirs et des possessions, soulignant le caractère éphémère de la fortune.

L’atmosphère boisée, rendue par des lavis sombres et des touches vaporeuses, entoure les figures d’un halo presque théâtral, comme une scénographie de la perte. Les rehauts de gouache blanche sur les drapés et les visages accentuent l’expressivité et l’élégance des personnages, en particulier dans le jeu subtil des regards et des gestes.

Cette œuvre s’inscrit dans le courant sentimental et allégorique de la fin de l’Ancien Régime, à une époque où les artistes, souvent marqués par les bouleversements politiques et sociaux, explorent des sujets plus graves et introspectifs.

Feuille de recueil ou projet autonome, cette composition séduit par la richesse de son exécution et par la puissance poétique de son sujet. Elle constitue un témoignage raffiné d’un art du dessin à son apogée, entre héritage rococo et pressentiment néoclassique.

1 500 €

Epoque : 18ème siècle

Style : Louis XVI - Directoire

Etat : Bon état

Matière : Papier

Largeur : 24.5

Hauteur : 33.2

Référence (ID) : 1701863

Disponibilité : En stock

Imprimer fiche

229 Rue Saint-Honoré
Paris 75001, France

06 84 43 91 81

Suivre l'antiquaire

CONTACTER

Recevez notre newsletter

facebook
instagram

Objets Choisis
École française, fin XVIIIe siècle (vers 1775–1795) - Allégorie du deuil (ou Fortune déchue)
1701863-main-6984baad1abe8.jpg

06 84 43 91 81



Un message de confirmation vous sera envoyé par info@proantic.com.
Vérifiez votre messagerie, y compris le "courrrier Indésirable".