Cette œuvre est une magnifique huile sur panneau d'acajou réalisé par l'artiste américain du XIXe siècle Frank Howland, elle est très charmante éxécutée avec beaucoup de légèreté et de sensibilité.
Elle représente un nu féminin assis, vu de côté, une thématique que l'on retrouve dans d'autres travaux de l'artiste, celle ci est particulièrement réussie.
La pose est rendue avec une palette de couleurs riches et vibrantes, notamment les draperies bleues, blanches et rouges ainsi qu'un délicat vert, ses couleurs ont été comparées à un « bouquet de fleurs » par la critique d'art de l'époque pour des œuvres similaires.
Une partie de son visage est dans l'ombre, laissant imaginer sa beauté, il nous laisse également entrevoir sa poitrine avec beaucoup d'élégance.
L'œuvre est signée en bas à droite (visible sur la photo).
Le style reflète l'influence de la formation européenne de l'artiste et son adhésion au mouvement esthétique du milieu du XIXe siècle.
Les oeuvres de cet artiste sont rares sur le marché de l'art, sa carrière très prometteuse a été interrompu brutalement par une disparition prématurée.
L' Artiste :
Frank Howland (1840-1868) né aux Etats-Unis
L'artiste américain Frank Howland était connu pour ses portraits et ses peintures de genre du milieu du XIXe siècle.
Bien que les détails sur sa vie soient rares, Howland se rendit à Paris en 1858 avec ses collègues John Gardner Low et Charles Caryl Colman pour étudier auprès du peintre d'histoire français Thomas Couture (1815-1879) et du peintre de Barbizon Constant Tryon (1810-1865).
Un tableau représentant une femme allongée parmi des draperies a été salué par un critique du New York Times qui a comparé les couleurs de cette œuvre figurative à celles d'un bouquet de fleurs, « pleines de couleurs et de fraîcheur.
Il poursuit : « Ses épaules émergent des riches draperies, exquisément modelées et gracieuses. Sa tête est dans l'ombre, laissant entrevoir une légère touche de cheveux blonds et de couleurs chaudes. C'est un tableau qui témoigne d'une connaissance de Diaz, de Monticelli et d'Alfred Stevens, peut-être, tout en conservant intacte son individualité et sa subtile touche raciale. »
Howland resta à Paris pendant les six années suivantes.
En 1861, Howland présenta trois œuvres à la trente-sixième exposition annuelle de la National Académie of Design. Un critique du New York Daily Herald décrivit le tableau de Howland, intitulé Le Rendez-vous, comme « un tableau aux larges proportions, alliant à la fois sentiment et force »
En 1865, la galerie Old Düsseldorf de New York a organisé une vente au profit des artistes. Les œuvres de Howland ont été présentées aux côtés d'autres artistes américains importants, dont John Francis Cropsey et George Henry Yewell.
Howland a ensuite exposé plusieurs œuvres à l'Académie des Beaux-Arts de Pennsylvanie lors de l'Exposition annuelle de printemps de 1866 et de 1868.
La carrière prometteuse de Howland a été interrompue par une mort prématurée.
En 1909, la galerie Watson de New York a exposé à titre posthume des œuvres de l'artiste, dont une tête picturale à la longue barbe blonde, utilisée comme modèle par le peintre français Hugues Merle (1822-1881) pour sa tête du Christ.
Enfin, Howland a peint des tableaux d'une qualité si distinguée qu'ils supportent la juxtaposition difficile de poteries et de tapisseries anciennes sans perdre leur caractère, un test que, étonnamment, peu de tableaux modernes peuvent réussir.
On retrouve toutes ses critiques dans le tableau qui est présenté sur notre Galerie Rotomagus.



















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